Les brèves du PIF...

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31032012

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Les brèves du PIF...




Dans "Les brèves du PIF", votre nouveau rendez-vous hebdomadaire sur BFN. Je vous présenterai chaque semaine l’évolution des parts de marché de nos opérateurs Français. Alors que l'ensemble des Fai's ont publié leurs résultats pour l'année 2011, il convient de faire le point sur les positions respectives des uns et des autres dans le haut et très haut débit.


Commençons par un récapitulatif des parts de marché pour l’année 2011. Cela confirme, les tendances observées pour les parts de conquête sur l'ensemble de l'année 2011.

Orange remonte à partir du troisième trimestre. La tendance de ces bons chiffres devra être confirmée. Ne serait-ce que pour retrouver les chiffres de fin 2010. Ce sera déjà pas mal. Le fait que la tendance soit positive est à noter.

SFR s’enfonce et le début 2012 risque d’être encore assez terne. L’accent commercial va certainement porter certainement sur le mobile, au détriment de l’ADSL ?

Free a retrouvé des couleurs avec le lancement de sa V6, Free Mobile va t-il lui donner un coup de fouet ? Il lui faudrait déjà garder les Aliciens.

Bouygues Telecom continue à être sur un nuage. A voir si l’arrivée de Free Mobile ne va pas lui porter préjudice. En tout cas le fait de s’être lancé dans l’ADSL et surtout d’avoir lancé le 4P, lui a permis de devenir un FAI qui compte et de fidéliser ses clients mobiles. Objectif largement atteint.

Numéricâble et Darty vivotent depuis des années. A eux deux ils vont finir par peser moins que Bouygues Télécom.

Bref 2012 devrait être passionnant avec l’impact de l’arrivée de Free Mobile et le lancement d’une offre ADSL pour Virgin Mobile et La Poste Mobile. Le quadruple Play et les économies qu’il engendre va devenir le must du marché.

Méthodologie : Les chiffres sont tirés des communiqués des opérateurs. Les chiffres de Darty et de Numéricâble sont arrêtés à octobre et septembre. Pour Numéricâble, il manque les résultats de Complétel.

A noter que Free, Bouygues Télécom et SFR ne détaillent pas entre clients ADSL et clients Fibre Optique... De la transparence ne serait pas de trop !

Sources : Orange, SFR, Iliad, Bouygues Télécom, Darty, Numéricâble.




Dernière édition par Hammett le Dim 1 Avr 2012 - 9:47, édité 1 fois

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Les brèves du PIF... :: Commentaires

Message le Lun 18 Juin 2012 - 8:40 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°12

Free Mobile
De nouveaux chiffres sur Free Mobile.
Selon une étude du cabinet Kantar Worldpanel, que rapporte le quotidien Le Monde (16/06) : « En nombre de clients, sa part de marché s'établissait à 7,9 %, soit plus de 3,6 millions de personnes, sur une période de quatre semaines allant du 16 avril au 13 mai 2012.
Toutefois, le même problème se pose pour Iliad : » le manque de rentabilité de sa branche mobile. Le positionnement économique à bas coût de ses offres ne lui confère que 3,6 % de part de marché en chiffres d'affaires (…) Par rapport aux autres opérateurs, y compris les MVNO, Free dégage un chiffre d'affaires mensuel moyen par client inférieur de 55 % à la moyenne .

Il faut dire : « qu'une majorité de ses clients mobiles soit aussi des abonnés de ses offres Internet, et bénéficient à ce titre de remises commerciales, explique également cet écart"

Bref, c’est un vrai succès commercial en si peu de temps, et ce n’est rentable qu’avec la base de clients ADSL.

Espagne
Il y a des chiffres qui dépeignent aussi une réalité sociale et économique.
En l’occurrence, avec la crise qui secoue l’Espagne avec un taux de chômage de 25%, une news du quotidien Les Echos révèle que "Les opérateurs espagnols de téléphonie mobile ont perdu un nombre record de clients en avril (…) Quelque 380.000 personnes ont renoncé à leur téléphone mobile en avril, qui constitue le troisième mois consécutif de baisse en la matière (…) Movistar, la filiale mobile de Telefonica, a ainsi perdu 1,6 million de clients en neuf mois."

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Message le Mar 19 Juin 2012 - 7:23 par Hammett

Un débat «agite» le paysage de l’internet français depuis de nombreuses années, c’est celui de la séparation fonctionnelle de France Télécom.
Qu’est-ce que la séparation fonctionnelle ? Pour ses partisans (essentiellement SFR et depuis quelques temps un peu moins Free), il s’agirait de séparer les activités de réseaux des activités de services de l’opérateur historique pour avoir une concurrence libre et entière. Ces opérateurs estimant que le marché serait encore plus dynamique par ce biais un peu, ce qui reste un peu simpliste quand même.

Les pouvoirs publics et l’ARCEP (le régulateur des télécoms) ont préféré être plus pragmatique et faire en sorte que le marché soit concurrentiel tout en étant occupé par des acteurs solides et par un opérateur historique dynamique.
C’est ce qu’a rappelé le 23 mars dernier le président de l’ARCEP lors d’une Interview au « Club Parlementaire du Numérique » y est revenu sur le travail du régulateur (partie 1) et pourquoi celui-ci était opposé à une séparation fonctionnelle (partie 2) de France Télécom, qui n’est pas aussi simple à mettre en place, sans compter les conséquences sociales et économiques que cela entraineraient.

1 – Le travail de l’ARCEP
Le régulateur revient sur ce qui a été fait depuis 15 ans afin qu’une concurrence s’installe dans le secteur des communications électroniques.
Pour le haut débit, cela s’articule autour de deux axes : le dégroupage et la séparation comptable de France Télécom.

Le dégroupage : "Le recours au dégroupage de la boucle locale de France Télécom, décidé en 2000, a favorisé l'émergence d'une concurrence pérenne sur le marché du haut débit. Rétrospectivement, il constitue le meilleur modèle, en ce qu'il fournit aux opérateurs alternatifs les bonnes incitations pour investir progressivement dans leur propre infrastructure.". Selon l’ARCEP, Il y a près de 10 millions de ligne dégroupés au 31 décembre.
La concurrence s’effectuant : "grâce aux innovations technologiques importantes qui ont permis à des nouveaux entrants de bâtir des infrastructures concurrentes sur des technologies plus efficaces.".

La séparation comptable des activités de France Télécom est un «outil performant pour distinguer les activités de gros et de détail et vérifier l'absence de discrimination tarifaire.»

Concernant la Fibre Optique, le régulateur indique que le choix du pragmatisme a également été opéré, en favorisant le co-investissement qui a le mérite de "de s'adapter aux capacités d'investissement de chaque opérateur et de permettre une large mutualisation des boucles locales optiques. Aussi, tout en garantissant une animation concurrentielle suffisante, il encourage les opérateurs à adopter une stratégie de collaboration durable".

A suivre...

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Message le Mer 20 Juin 2012 - 8:00 par Hammett

Après les considérations réglementaires qui s’opposent à une séparation fonctionnelle de France Télécom, le président de l’ARCEP lors d’une Interview au « Club Parlementaire du Numérique » a abordé la faisabilité technique d’une éventuelle séparation fonctionnelle de France Télécom. Ce serait techniquement long et complexe à mettre en place. Il resterait ensuite à démontrer que cela pourrait « libérer » le marché…

2 - Séparation fonctionnelle ou structurelle ?
Le régulateur est revenu sur ce qui semble être une chimère : la séparation fonctionnelle, voir structurelle. Pour en arriver à cette étape, il faudrait une discrimination durable sur la qualité des prestations offertes par l’opérateur historique. Il a souligné les inconvénients d’une telle procédure qui nécessiterait au minimum 18 mois de concertation avec l'Autorité de la concurrence et à la Commission européenne.

"Une séparation fonctionnelle (séparation des activités d’infrastructure et de services) et surtout structurelle (création d’une société distincte) s'accompagne de coûts sont liés à la réorganisation de l'entreprise, à la duplication des techniciens et ingénieurs et, plus généralement, à la dissociation d'activités présentant une certaine synergie.
Elle ne doit donc être envisagée qu'en cas de dysfonctionnement durable de la concurrence sur les marchés de gros. C'est d'ailleurs ce que prévoient le droit communautaire et la loi française qui l'a transposé : ils en ont fait un instrument de dernier recours à la disposition du régulateur.
(…) Par là-même, la séparation fonctionnelle implique une perte d'efficacité pour l'opérateur historique, et, par ricochet, pour l'ensemble du secteur, cette inefficacité se reportant sur le prix des services d'accès.
"

La position (La Tribune, 08/04/2011) de l’ARCEP est connue depuis longtemps et n’est pas une surprise. Par contre, un autre acteur, l’Autorité de la Concurrence serait plutôt favorable à une séparation fonctionnelle. Mais à l’heure actuelle, il semble peu probable que cela soit à l’ordre du jour.

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Message le Ven 22 Juin 2012 - 7:46 par Hammett

Un rappel sur les principales dépenses des chaines de télévision dans l’achat des droits télévisuels du football. Un comparatif
s’impose avec l’arrivée du nouvel entrant BeIn Sport et la revente de nouveaux droits qui arrivaient à échéance. Globalement (hors événements exceptionnels comme l’Euro ou la Coupe du monde), l’augmentation est de 35 millions d’euros, soit 4%.

Sans l’arrivée de BeIn Sport les tarifs auraient été à la baisse pour l’ensemble des droits à l’image des droits pour la Ligue1 de 679 millions à 628 millions, soit une baisse de 7,5%.
Le total des acquisitions de BeIn Sport est de 292 millions par an, pour Orange il était de 214 millions pour un catalogue nettement moins important. Comme quoi, il était possible de faire une chaine alternative à Canal+.

Saison 2011-2012
Canal+ 468 millions d'euros dépensés pour la Ligue 1, 31 millions pour la Ligue des champions, 27 millions pour la Première Ligue anglaise, 7 millions pour la Liga espagnole, 8 millions (avec M6) pour l’Europa Ligue, 10 millions pour la Calcio italien. Total : 551 millions.

TF1 25 millions d'euros pour la Ligue des champions, 45 millions pour les matches de l'Equipe de France. Total :70 millions.

Orange Sport 151 millions pour la 2e affiche de chaque journée de Ligue 1, 60 millions pour les droits mobiles de la Ligue 1, 2,5 millions pour la Bundesliga allemande. Total : 213,5 millions.

France Télévisions 12 millions pour la Coupe de France, France Télévisions 10 millions pour la Coupe de la Ligue. Total : 22 millions.

Eurosport 10 millions pour l’affiche de la Ligue 2 et 2 millions pour la Coupe de France. Total : 12 millions.

Total : 868,5 millions

Saison 2012-2013
Al-Jazira Sport, 170 millions d'euros pour 8 matches à chaque journée de Ligue 1, 61 millions pour la Ligue des champions, plus de 120 millions pour l'Euro 2012 et 2016. 22 millions pour la Liga espagnole, 11 millions pour le Calcio et la Bundesliga, 16 millions pour la Ligue Europa, 12 millions pour la Ligue 2 (9 matchs pour BIS). Total : 292 millions (hors Euro 2012 et 2016).

Canal+, 420 millions d'euros pour les deux affiches de chaque journée en Ligue 1, 10 millions pour la diffusion de la Ligue 1 dans les hôtels et bars, 50 millions pour 13 affiches de la Ligue des champions, 27 millions pour la Première Ligue anglaise. Total : 507 millions.

TF1, 45 millions pour les matches de l'Equipe de France. Total : 45 millions.

France Télévisions et Eurosport, 14 millions pour la Coupe de France, France Télévisions 10 millions pour la Coupe de la Ligue. Eurosport 8 millions pour un match de ligue 2. Total : 32 millions.

Orange, 25 millions pour les droits mobiles de la Ligue 1. Total : 25 millions.

YouTube, DailyMotion, L’Equipe, 3 millions pour un résume de la journée de Ligue 1. Total : 3 millions.

Total : 904 millions.

Pour la Coupe du Monde 2014, TF1 va dépenser 130 millions. Pour l’Euro 2012 et l’Euro 2016, Tf1
Et M6 vont dépensés 100 millions et Al-Jazeera 130 millions.

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Message le Lun 25 Juin 2012 - 8:09 par Hammett

Au-delà des pertes et/ou des gains pour les opérateurs, quelles peuvent être les prochaines évolutions du marché de la téléphonie mobile après le lancement de FreeMobile ?

Les offres de Free peuvent-elles devenir un « standard » tarifaire et quels services permettront aux opérateurs de se différencier ? La convergence du fixe et du mobile ne fait que commencer et gare à ceux qui ne prendront pas le train.
Les Mvno qui ne pourront pas proposer de l’ADSL resteront sur des marchés de niches. Virgin Mobile (c'est fait) et La Poste Mobile (c'est à venir) avec une offre ADSL devraient pouvoir passer entre les gouttes.

Tout d’abord, retour sur quelques réponses proposés par des experts au moment du lancement de l’offre de Free.

Évolutions tarifaires ?
Pour les analystes de Nomura (Le Point, 12/01) c’est l’ensemble des offres qui devront être revues : "L'écart de prix entre les tarifs 'en dur' et les tarifs internet n'est pas soutenable de notre point de vue", estiment-ils dans une note. "Une refonte générale des prix au-delà des offres internet semble inévitable à moyen terme''. "La nouvelle norme internet comprenant appels et SMS illimités à 20-25 euros par mois va probablement s'étendre à toutes les structures de tarifs."

Mais tempère AT Kearney (Le Monde, 12/01) : "La question qui se pose, c'est jusqu'à quel prix les opérateurs, notamment les historiques, peuvent descendre, sachant qu'ils ont des charges fixes (personnel, boutiques) importantes."

Course à l’innovation ?
La différenciation sur le long terme se fera aussi sur l’innovation. Pour Edouard Barreiro (ZdNet, 10/01) de Que Choisir, les opérateurs historiques : "ne peuvent pas rester les bras croisés mais auront du mal à descendre aussi bas, surtout Orange. Les mois qui viennent pourraient se transformer en course à l'innovation pour se démarquer de Free, comme avec l'ADSL où les acteurs se différencient via les services, pas les prix."

C’est ce que pense Fréderic Pujol, de L'institut Idate (Le Monde, 12/01) : "Les réponses ne seront pas que tarifaires", estime-t-il. ''Au lieu de sacrifier d'emblée leurs marges, des opérateurs ont tenté de retenir leurs clients.''
Free devra lui aussi innover sur les services, un constat partagé par le Cabinet orrester (ZdNet, 10/01) : "La différenciation sur le long terme ne peut pas se faire que sur le prix et Free a dans ses valeurs l'innovation. On peut leur faire confiance pour lancer des services nouveaux".

A suivre…

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Message le Lun 25 Juin 2012 - 13:01 par peper-eliot

Ah... toujours un plaisir de lire tes news Wink
2012 nous reserve encore plein de surprises Smile

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Message le Mar 26 Juin 2012 - 7:50 par Hammett

Merci de tes encouragements. Wink

Quelques mois après les réponses des experts, retour sur les premiers changements visibles ou pas…Même si les différents opérateurs ont lancé des répliques commerciales plus ou moins puissantes. Il faudra encore attendre quelques mois pour y voir complètement clair.

Sur les usages
Selon un sondage publié par La Tribune (25/04) et réalisé par Ipsos pour le Mvno Prixtel : «les Français n'ont peut-être pas besoin de forfaits illimités: une étude révèle que 77% d'entre eux consomment moins de trois heures d'appels par mois (…), pour les SMS : «64% des personnes interrogées envoient moins de 100 textos par mois, soit moins de trois par jour. Les jeunes sont beaucoup plus actifs que la moyenne, 67% des 16-24 ans indiquant envoyer plus de 500 SMS par mois.»

Sur les usages, même constat chez Orange interrogé par La Tribune (25/04) : «il n'y a plus de place pour des forfaits de 4 ou 5 heures d'appels. Si certains petits consommateurs se contentent d'une ou 2 heures d'appels car ils ne veulent ou ne peuvent pas dépenser plus, le forfait Origami Jet à 69 euros (le plus complet) fonctionne très bien (…) Le marché des forfaits se polarise avec d'un côté l'entrée de gamme, sous les 20 euros, très clairement sous l'effet de Free, et de l'autre les offres illimitées : le 24/7 est devenu la référence, même si ce n'est pas la norme.»

Sur les subventions
Concernant les offres classiques la tendance est à privilégier le « bon » client engagé et qui veut le rester pour profiter d’une subvention. Car il faut aussi limiter les coûts !
Selon Bouygues Telecom : « «le marché va se polariser et se « dé-moyenner » sur les subventions qui vont se concentrer sur le haut de gamme». Même analyse encore chez Orange : «nous n'avons pas l'intention de faire exploser nos coûts d'acquisition, nous focalisons les subventions sur les clients à valeur, qui s'engagent sur 24 mois. »
D’autant que chez Sosh : "85% de nos ventes hors Sosh se font avec subvention", pour Bouygues Telecom prédit que : «le marché du « SIM-only » sera « un sas, avec des creux et des bosses, au gré des sorties des nouveaux smartphones et des périodes de fin d'engagement.»

A suivre…

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Message le Mer 27 Juin 2012 - 0:36 par peper-eliot

bas de gamme : <20.00
Origami Jet 24/7 + inter + 3Go = 69.00... Et le M. Orange nous dit que "Si certains petits consommateurs se contentent d'une ou 2 heures d'appels (...) le forfait Origami Jet à 69 euros (le plus complet) fonctionne très bien" Suspect Suspect Suspect ??? là, je pige pas

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Message le Mer 27 Juin 2012 - 6:19 par Hammett

On peut supposer que certains souhaitent le top et pas forcement le low-cost. Comme on dit : " il faut de tout pour faire un monde..."

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Message le Mer 27 Juin 2012 - 8:04 par Hammett

Alors que les discussions sur le nombre de clients chez Free se tasse un peu, d’autres chiffres - et c’est nettement moins drôle – commencent à circuler sur le coût social que pourrait entrainer le modèle économique de Free.
Les pertes sont estimées entre 10 000 et 60 000 emplois directs et indirects. Voilà des chiffres qui vont certainement alimenter le débat sur le « bienfait » social de l’arrivée d’un quatrième opérateur.
Reste à valider les différentes hypothèses de travail permettant ces chiffrages. Dommage que ce débat n’arrive que maintenant.

Premières estimations : entre 10 000 et 30 000 emplois supprimés
Plusieurs estimations circulent. Il y a celle de l’ARCEP qui a déjà dit s’attendre à la perte de 10 000 emplois sur la filière. Celle du Secrétaire Général de FO qui évoque 30 000. Un plan de sauvegarde de l’emploi de 500 personnes pourrait toucher SFR.
Mais ce sont les centres d’appels et les distributeurs indépendants qui devraient souffrir le plus. Dans les centres d’appels, entre 5000 et 10 000 personnes (sur 64 000, les télécoms représentent 50% de l’activité) pourraient être touchées selon le syndicat patronal, le SP2C.
Dans les boutiques, comme the Phone House (1200 salariés), les conséquences sont à prévoir. Bouygues a prévu de réduire la rémunération des vendeurs. Nul doute que cela va être le cas pour Orange et SFR. Sachant que le développement des offres low-cost nécessite moins de boutiques. Les opérateurs vont se replier sur leurs réseaux.

Selon une étude : jusqu’à 60 000 emplois supprimés
Une autre étude vient de paraitre. Réalisée par Bruno Deffains, professeur à l'Université Paris II (Assas) et Directeur du Laboratoire d'Economie du Droit. Il calcule une perte nette de 59 300 emplois. Les pertes brutes de 69 400 seraient compensées par la création de 10 100 emplois pour améliorer le réseau.

"L'étude évalue le chiffre d'affaires total des opérateurs mobiles à 23,7 milliards d'euros, leur valeur ajoutée créée à 5,1 milliards d'euros, les emplois internes à 24 000. Pour les partenaires de 1er rang, la valeur ajoutée créée est de 7,8 milliards d'euros, les emplois directs à 130 000. Quant aux autres partenaires, leur valeur ajoutée se monte à 12,9 milliards d'euros, les emplois s'élèvent à 191 000.
Au total, l'activité mobile a dégagé, en 2011 en France, une valeur ajoutée de 25,8 milliards d'euros (somme des 3 valeurs ajoutées des trois secteurs) et 345 000 emplois.
"

Ensuite l’étude essaye de calculer le % de clients qui pourrait opter pour une offre sans terminal et sans engagement et à partir de là le % de perte sur le chiffre d’affaire. Et c’est là qu’est peut-être la question, car il pose que 50% des clients pourraient opter pour ce type d’offres. Ce qui est pour le moment difficile à appréhender.

Voilà les résultats : "l'étude aboutit à une destruction nette de 61 600 emplois : 10 600 chez les opérateurs mobiles eux-mêmes, 35 200 chez les partenaires de 1er rang, 15 800 chez les autres partenaires. Il faut compter avec une possible délocalisation d'emplois du fait de la baisse de la marge des opérateurs, dans ce cas, 7 800 emplois seraient détruits. Ce qui pourrait porter le chiffre total à 69 400 destructions."

Au-delà du gâchis social, l’étude calcule également que : "ce sont plus de 2,5 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires qu'il faudra trouver pour financer dans les trois années qui viennent les caisses de chômage et les pertes de recettes des organismes sociaux (sécurité sociale, allocations familiales, etc.).".

Sources : Le Figaro (04/06), Le Monde Informatique (04/06).

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Message le Lun 2 Juil 2012 - 7:51 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°13

Dailymotion
A propos de Dailymotion, Jean-Paul Cottet (directeur exécutif, marketing et innovation) a déclaré lors d’un colloque qu’Orange se dirigeait vers une offre payante (sans publicité) à l’image de ce qui était proposé avec Deezer, la publicité continuant sur l’offre gratuite.
Zdnet (26/06).
"Dans le cas de Deezer, nous avons démontré notre capacité à monétiser les offres Premium du service. C'est un succès et les résultats sont au-dessus de nos objectifs. Deezer progresse grâce au premium et grâce à Orange (…) Dailymotion n'a pas vocation à rester 100% freemium, il y a des choses à inventer. On sait ce qu'on veut faire : générer des revenus avec des contenus riches et une approche qui ne serait pas seulement publicitaire (…) Nous avons une feuille de route connue qui vise à une meilleure intégration de Dailymotion dans Orange, cela devrait venir assez vite".

A suivre donc. Rapidement ?

SFR
Chez Vivendi et donc chez SFR tout est possible.
Les dirigeants pourraient recentrer le groupe sur les médias : Canal+ pour la télévision, Activision pour les jeux et Universal pour la musique et vendre l’activité télécoms. Sauf que l’activité télécoms est la plus importante dans les métiers de Vivendi. SFR, deuxième opérateur télécoms en France, GVT, opérateur alternatif au Brésil, et Maroc Telecom sont le fer de lance du cash de Vivendi. Les trois entreprises représentent 65 % du chiffre d’affaire du groupe.

D’autre part, suite à l'arrivée de Free Mobile, les ventes de SFR devraient baisser cette année d’environ 1 milliard. Enfin, alors que Vivendi a racheté les parts de Vodafone dans SFR sur une valorisation de 18 milliards d'euros, l'opérateur n'en vaut qu'à peine la moitié aujourd'hui...
Et pour « finir », des licenciements sont annoncés et une réorganisation est en cours, le tout alors que le pédégé qui devait arriver au mois d’août est finalement remplacé par l’ex DRH….Manifestement, c’est la logique purement financière qui est mise en avant…
Le Paysage de l’Internet Français (le PIF) va certainement bouger lors du second semestre. Oui, mais que faire de SFR ?

Sources : Reuters (28/06), Les Echos (29/06).

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Message le Mar 3 Juil 2012 - 7:50 par Hammett

Est-ce un résumé de la situation? Avec l’un qui « monte » : BeIn Sport et l’autre à la « peine » : Canal+ ?
Alors que ce dernier, alors que Vivendi est en train de redéfinir son périmètre et ne pourrait garder que le secteur des contenus (Canal+, Activison et Universal) au détriment de l'activité Télécoms (SFR, GVT et Maroc Télécom).

Jean qui rit ?
Premiers chiffres concernant BeIn Sport. Ils sont plutôt bons. Selon Le Figaro (26/06) : "Selon les extrapolations calculées par les distributeurs de télévision et principalement par les fournisseurs d'accès à Internet, les abonnés nouvellement convertis à BeIn Sport, la chaîne sportive d'al-Jazeera, seraient entre 350 000 et 400 000".
A noter l’arrivée de cette chaine sur CanalSat, ce qui devrait permettre de développer le nombre d’abonnés.
Il faudra attendre quelques mois avant de se faire une idée plus précise, car la période de promotions est aussi un effet d’aubaine.
C’est quand même un bon départ à comparer à celui de la chaine Orange Sport qui n’était arrivé à ce chiffre qu’après trois ans d’exploitation.

Jean qui pleure ?
Le quotidien Les Echos (26/06), rappelle le calendrier qui attend Canal+ pendant le mois de juillet, alors que BeIn sport lui a chipé suffisamment de droits pour construire une chaine viable.
Le 20 juillet, la même Autorité de la concurrence se prononcera sur le projet de rachat des chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal.
Le 24 juillet, l'Autorité de la concurrence rendra une nouvelle décision sur la fusion entre Canal+ et son ancien rival de la télévision par satellite, TPS.

Et pourquoi ne pas exiger que Canal+ n’impose pas la vente l'ensemble de son bouquet, afin de permettre l'abonnement par chaine ?

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Message le Mer 4 Juil 2012 - 7:53 par Hammett

Les conséquences pour l’emploi et les économies dans les dépenses commencent à se faire sentir chez les opérateurs. Les réponses sont un peu différentes, mais la tendance est lourde : réduire les coûts et essayer de maintenir les marges tout en répondant commercialement.
Après reste à voir si ces mesures sont réellement justifiées ou pas. N’est-il pas un peu tôt pour apprécier la réalité du marché du mobile ? Enfin, financièrement, les opérateurs ont un peu de cash pour passer de mauvaises périodes. Le point par opérateur.

Orange
Stéphane Richard est revenu sur la politique de l’emploi chez Orange, alors que SFR et Bouygues lancent un plan de départs volontaires. Il s’est exprimé lors de l’université des syndicats CFE-CGC/Unsa.
C’est le Journal du Dimanche (03/07) qui relate : "On n’échappera pas à l’adaptation mais nous le ferons de manière intelligente. Ma hantise est de réveiller les vieux démons (…) Il faudra s’adapter sans brutalité et le faire dans le temps. Grâce aux recettes de ce contrat, nous avons du temps pour gérer au mieux cette période. Nous avons 2,3,4 ans devant nous (…) l’entreprise publique doit déjà gérer 10.000 départs à la retraite par an jusqu’en 2015. (…) Nous ne remplacerons pas tous les départs à la retraite, ce serait irresponsable (…) il faudra gérer la baisse des effectifs".
L’accord d’itinérance avec Free permet aussi d’amortir les effets de l’arrivée de Free Mobile. Orange n‘évitera pas de continuer à refondre les offres de son catalogue.

Bouygues Télécom
Bouygues Telecom a annoncé un plan de départs volontaires de 556 postes pour « sauvegarder sa compétitivité » face à l'arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie mobile.
C’est le quotidien Les Echos (03/07) qui relate : "Les centres de relations clients et les boutiques du Réseau Clubs Bouygues Telecom ne seront pas concernés afin de maintenir le niveau de service à l'ensemble de ses clients particuliers et entreprises (…) Ce plan repose intégralement sur le volontariat et la mobilité interne".
Contrairement à SFR Bouygues n’annonce pas une refonte de ses offres, faut dire que l’offre 4P de Bouygues est le must du marché depuis son lancement il y a 3 ans…Mais un plan d’économies de 300 millions est dans les tuyaux.

SFR
Pour SFR, le site du quotidien Les Echos (03/07) précise : "L'opérateur SFR va engager un plan de départs volontaires dans le cadre d'une réorganisation de ses activités destinée à dégager près d'un milliard d'euros d'économies pour tenter de faire face à la guerre des prix sur le marché français du mobile.( ...)
Outre, la réduction des effectifs, le plan de réorganisation prévoit également une refonte des offres pour répondre à la segmentation du marché entre les clients à la recherche de petits prix et les abonnés demandeurs d'une qualité élevée de services.
"Ce qui a été annoncé c'est un renforcement de la bipolarisation entre le low-cost et les offres à plus forte valeur avec une réduction du nombre d'offres à prévoir à partir de la rentrée et des mois qui suivent" a-t-on dit de source syndicale.

1 milliard : la saignée est importante ! Pour les offres, wait and see, mais que peut faire SFR si des économies doivent être effectuées ?

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Message le Jeu 5 Juil 2012 - 8:02 par Hammett

Il n’y a pas que les gros FAI sur le marché. Il existe aussi des FAI locaux (ZDnet, 03/07) en délégation de service public (DSP) et également des FAI qui se situent en "dehors" du marché et qui essaye de porter une autre "vision" sur le réseau, sur internet.
Un article du site Rue89 (07/12) porte un éclairage sur ces FAI associatifs qui revendique un millier d’adhérents et non de clients.

Le plus "connu" d’entre eux est FDN (French Date Network) qui est présent depuis le début du Net avec son président historique Benjamin Bayart. Ces opérateurs associatifs sont une vingtaine en France, outre FDN, il y a Franciliens, Ilico.


Longue vie à eux...

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Message le Lun 9 Juil 2012 - 7:52 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°14

Darty
Darty a présenté ses résultats le 20 juin. Les chiffres étaient connus depuis l’annonce de la reprise par Bouygues. Il y a 310 000 clients en ADSL et en Fibre et 40 000 sur l’offre mobile.
Le communiqué apporte quelques précisions sur ce que va devenir la marque : "Selon les termes de l'accord, Darty France percevra des revenus en échange d'une offre de services client et de gestion fournis à la base d’abonnés existante et future. Associés aux baisses des dépenses d'investissements et à la réduction des coûts, ces revenus devraient générer un résultat d'exploitation et une trésorerie supérieurs à ceux enregistrés actuellement(…)
Bouygues Telecom versera en outre 40 millions d'euros pour acquérir 99,9 % de Darty Telecom après ajustements du besoin en fonds de roulement. La transaction devrait être finalisée au premier semestre du nouvel exercice et les produits de la cession seront réinvestis dans le Groupe.
"

Le nom de Darty vat-il disparaître ? Ce serait assez logique quand même que les clients actuels soient intégrés chez Bouygues.

Orange – Orange Cinéma Séries
On me signale que le magazine TV «Télé Cable Sat» donne le chiffre de 250 000 clients d’Orange Cinéma Séries sur CanalSat. C’est à ajouter aux 350 000 clients actuels. L’objectif est d’atteindre est « le petit équilibre d'ici à trois ans et table, à terme, sur 2,5 millions d'abonnés» selon Serge Laroye (directeur des contenus chez Orange) lors d’une interview Figaro (09/04).

Voilà qui démontre que si cela aurait dû être fait plus tôt et qu’il était possible que l’offre télévisuelle d’Orange soit avait normalement menée.

Orange – Centres d’appel
Stéphane Richard est revenu lors d’un interview chez Zdnet sur la question de la relocalisation des emplois des centres d’appel :
"Il faut faire un état des lieux. Orange externalise peu avec 25.000 salariés dans nos centres français. Il faut également savoir que l'on fait appel à de la sous-traitance étrangère tout simplement parce qu'on ne trouve pas en France des candidats téléconseillers acceptant de travailler le soir, la nuit, le week-end. Enfin, se pose la question de la diplomatie économique. Quelles seront les conséquences pour les pays d'Afrique du Nord qui aujourd'hui emploient des téléconseillers ?"

Ce n’est pas gagné, car les ces arguments avancés sont réels, mais rien n’empêche de lancer le mouvement de relocalisation.

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Message le Mar 10 Juil 2012 - 7:44 par Hammett

L’ARCEP vient de publier l’observatoire des marchés sur la téléphonie fixe et mobile. Les chiffres sont arrêtés au 31 mars 2012. Quelques chiffres sur la téléphonie mobile.

En moyenne un client téléphone 2 heures et 29 minutes par mois et envoi 235 SMS et 605 Mo de data (en comptant les clés 3G). Le tout pour une facture de 23 euros hors taxes. La baisse est de 9% en 12 mois, soit 2,3 euros et de 1,1 euros. La baisse des revenus est imputable à l’arrivée de Free Mobile, au développement des offres sans engagement, à la non répercussion de la hausse de la TVA en début d’année 2011 et aussi (et surtout) à la crise économique.

La France compte 69,5 millions de cartes SIM en circulation, soit une augmentation de 860.000 en trois mois et de 4 millions sur les 12 derniers mois. Les Français ayant accès à la 3G représentent désormais 43% du parc de clients, contre 30% il y a deux ans

Là où l’effet Free Mobile est patent est le nombre de numéros mobiles portés. Il est de 2,653 000 sur le trimestre, au lieu de 1,026 000 sur le trimestre précédent et 3,320 000 sur l’année 2011.

Alors que le volume des données augmente et le revenu des opérateurs baisse de 4,5% sur an, après une baisse de 5,3% au trimestre précédent. La voix rapporte 70% du chiffre d’affaire, en baisse de 9,3% sur un an, la data ne compense pas avec une hausse de +8,7%.

Sources: La Tribune (05/07), l’observatoire des marchés de l’ARCEP.

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Message le Jeu 12 Juil 2012 - 7:47 par Hammett

D’abord, il y a eu cette petite phrase de Stéphane Richard prononcée à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de France Télécom le 5 juin : "En Europe, des mouvements de consolidation sur certains marchés ne sont pas à exclure (…) Une consolidation est inéluctable".

Le patron de France Télécom part d’un constat simple. L'Europe comptait grosso modo 160 opérateurs télécoms là où la Chine n'en a que 3 et les Etats-Unis à peine plus. Aujourd'hui, les géants des pays émergents comme America Movil, (Mexique) mais aussi China Mobile (Chine) ou Vimpelcom (Russie) en Russie ont les poches pleines grâce au boom du mobile.

Alors ? Autant ce ne serait pas simple (même impossible) politiquement et financièrement pour absorber un gros comme France Télécom, autant pour des opérateurs de taille moyenne ce serait plus simple.

Le multimilliardaire mexicain Carlos Slim via sa société America Movil (246 millions de clients dans 18 pays, 70% du marché au Mexique) vient de lancer une offre hostile sur KPN. Il en détenait près de 5 % du capital et va atteindre 28 %. Parallèlement, America Movil vient d’acheter 4 % du capital de l'opérateur historique Telekom Austria.
Egalement sur le marché : TDC (Danemark) Belgacom (Belgique) et même Telecom Italia, le plus petit des cinq « gros » opérateurs européens. Le quatrième opérateur mobile espagnol Yoigo cherche un repreneur, ainsi que le numéro 4 polonais, Play.

Alors, prophète Stéphane Richard ?

A contrario, l’année 2012 est assez riche pour la France : Free est devenu quatrième opérateur mobile, Virgin a lancé une offre ADSL et La Poste devrait faire de même. Seul Darty a été racheté par Bouygues Telecom.

Sources : Les Echos (07/06), Les Echos (07/06), Reuters (05/06).

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Message le Jeu 12 Juil 2012 - 7:56 par David75

Orange est déjà assez gros et possède des entités hors de France.
Une OPA ou tentative de prises de part n'est pas à exclure, mais semble moins probable a court terme?
En revanche, si le mouvement de consolidation se poursuit, Orange devra suivre... au risque de se faire avaler.

SFR, c'est déjà vodafone, probablement assez gros pour avoir le même profil qu'Orange niveau risques d'acquisition.

Bouygues télécoms? c'est la danseuse d'un grand groupe de BTP qui se paie sur nos impôts via des marchés publics rédigés pour eux Very Happy
Il ne serait pas impossible qu'ils en aient marre à un moment et se débarrassent du machin. Mais bon, ils y croient encore à leur joujou on dirait.

Free/Proxad?
Probablement le plus fragile en apparence, je veux dire par rapport à une prise extérieure. Idéalement, c'est eux qui rachèteraient des petits opérateurs ailleurs, histoire d'avoir une visibilité à l’international... Qui faciliterait peut-être le roaming entres-autres.

Enfin on verra bien.

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Message le Jeu 12 Juil 2012 - 9:19 par Hammett

Il y a un, SFR a racheté les parts de Vodafone pour une somme modique de 8 milliards.
Vivendi reflechit actuellement au périmètre de son groupe et pourrait se concenter sur les contenus (Canal+, Universal, Activision) au détriment des Télécoms (SFR, GVT, Maroc Télécom). De ce fait SFR pourrait se retrouver sur le marché.
Bouygues Télécom est important dans le résultat du groupe Bouygues, Mais en cas de difficultés, cela pourrait constituer une belle pièce.

Dans les deux cas, cela couterait très cher quand même.

France Télécom a vendu ses filiales en Autriche et en Suisse. Le mouvement est de vendre, là ou il n'est pas un acteur majeur. Il cherche plutôt à acheter en Afrique ou au Moyen Orient.

Free n'a pas les moyens pour acheter et doit d'abord construire son réseau mobile. Ensuite, comme Xavier Niel est l'actionnaire majoritaire, il faudrait qu'il soit vendeur.

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Message le Ven 13 Juil 2012 - 7:44 par Hammett

Alors que le secteur des télécommunications pourrait se consolider en Europe, qu’est-ce qui se passe du côté d’Orange ?

Orange a vendu ses participations en Suisse au fonds d'investissement Apax Partners (La Tribune, 24/12) et en Autriche (Les Echos, 16/01) à un groupe de Hong-Kong, Hutchinson.

Orange a également partagé son réseau en Espagne (avec Telefonica) et a fusionné ses activités avec Deutsche Telekom en Grande-Bretagne. D'ici à 2015, le groupe français veut arriver à partager au moins 35 % de ses sites mobiles dans le monde.
Avec Deutsche Telekom, c’est une vieille histoire maintenant. Avec un accord de coopération (février 2011) dans le domaine du M2M et le partage du wifi, et le partage (Le Monde, mars 2011) du réseau mobile en Pologne et enfin la création (avril 2011) d’une société commune sur le achats d’équipement. La co-entreprise vise un montant annuel d’économies sur les achats de 1,3 milliard d’euros après trois ans d’activité.

Cela ira t-il jusqu’à un rapprochement comme évoqué Les Echos (13/06) politiquement ces derniers temps. Pour rappel, l'Etat allemand contrôle 32% du capital de Deutsche Telekom et l'Etat français 26,9% du capital de France Télécom, dont 13,5% via le Fonds stratégique d'investissement. Une fusion des deux opérateurs créerait un mastodonte de plus de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires (45 milliards pour FT et 58 milliards pour DT) et près de 400.000 salariés (172.000 chez FT, 236.000 chez DT).

Le but de ces accords est assez "simple" : amélioration de la compétitivité, générer des économies d’échelle durables et de standardiser les équipements, mais surtout de garder les marges intactes devant les investissements exigés par la 4G et le déploiement de la fibre optique.
Reste une option, c’est la mutualisation des réseaux. Mais c’est un processus qui rentre en contradiction avec la notion de concurrence et là, la Commission Européenne pourrait grogner un peu...

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Message le Mar 17 Juil 2012 - 7:58 par Hammett

Finalement, la montagne devrait accoucher d’une souris et Canal+ éviter la catastrophe.
Selon les dernières informations l’Autorité de la Concurrence ne devrait pas trop taper sur les doigts du groupe Canal+. Bruno Lasserre le président de l’Autorité a fait quelques déclarations lors de la présentation de son rapport annuel et anticipé ce qu’il pourrait annoncer le 24 juillet pour mettre un terme au conflit qui oppose l’Autorité à Canal+ concernant le rachat de TPS en 2006 et le non-respect des engagements pris à l’époque.
En deux mots, au nom de la concurrence, Canal+ devrait être sauvegardé et CanalSat bousculé. Dommage que les FAI ne puissent distribuer eux-mêmes les chaines de Canal+. Il ne sera donc toujours pas possible de composer son abonnement parmi les chaines du bouquet Canal+.

Canal+ sauvegardé !
"Nous avons exclu la séparation structurelle entre les activités d’édition de chaînes et la distribution, qui aurait abouti pour Canal Plus à se séparer de CanalSat(…) Nous ne mettons pas fin non plus à l’auto-distribution des chaînes de Canal Plus. Par rapport à d’autres éditeurs de chaînes, disponibles chez les fournisseurs d’accès Internet, Canal Plus a le privilège de maîtriser sa distribution et donc d’accéder aux abonnés(…) La télévision payante n’est pas un métier comme les autres. Vous devez acheter des droits rares et chers. Donc si vous ne maîtrisez pas vos abonnés, vous prenez des risques considérables"

En fait, selon l’Autorité, il s’agit de ne pas déstabiliser "l’industrie de la création et l’équilibre qui a été trouvé autour de l’économie du cinéma", car Canal+ est un des gros argentiers du cinéma.

CanalSat bousculé ?
Par contre, c’est CanalSat qui est concerné. L’autorité souhaite supprimer les exclusivités du bouquet satellite afin de faire émerger de la concurrence via les opérateurs internet et offrir une "alternative à l’offre de Canal Plus moins onéreuse et de moyen de gamme. Les distributeurs, en particulier les fournisseurs d’accès Internet pourraient jouer un rôle".
Les chaines concernées seraient : les chaînes de Lagardère, (Canal J, June, Tiji), les chaînes Universal (13ème Rue, SyFy), les chaînes Fox (Voyage, National Geographic) et une partie des chaînes Viacom (MTV, Nickelodeon), ou encore TF6 et Série Club (filiales communes de TF1 et M6).

Canal+ libéré ?
Ce deal sera-t-il accepté par Canal+ ou celui-ci s’engagera-t-il dans un bras de fer juridique ? Sachant que Canal+ est en négociation avec l’Autorité de la Concurrence sur son rachat de Direct8 et Direct Star, il sera peut-être tentant d’accepter de perdre un peu (sur la TV payante) pour gagner beaucoup (sur la TV gratuite).
En attendant, selon La Tribune (11/07) devant le Conseil d’Etat, Canal+ conteste l’autorité de l’Autorité de la Concurrence et va donc vers l’épreuve de force en demandant que les décisions rendues soient déclarées inconstitutionnelles.

Sources : La Tribune (09/07), Les Echos (09/07).

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Message le Lun 23 Juil 2012 - 7:49 par Hammett

Où est passé le rapport d’impact ?

Lors de l’attribution de la quatrième licence de téléphonie mobile à Free, une étude d’impact sur l’emploi avait été menée (si, si…), c’est ce que l’on apprend de l’audition le 7 juillet dernier du président de l’ARCEP, Jean-Ludovic Silicani devant les députés de la Commission Economique.

C’est la Direction du Trésor qui a mené en 2008 (qui tablait d'ailleurs sur des gains en termes de création de postes). Sauf que les Députés disent n’avoir pas de trace du document….
Et pareil pour Jean-Ludovic Silicani, à son arrivée il : "(n'avait) pas trouvé d'étude d'impact sur l'arrivée d'un quatrième opérateur lors de sa prise de fonction à l'Arcep (…) Il m'a été communiqué qu'une étude du Trésor avait été menée et remise à l'époque à Luc Chatel, alors ministre de l'Industrie. Mais je n'ai pas le pouvoir d'aller investiguer dans les bureaux du Trésor"

Est-ce bien raisonnable ? Selon certains experts, avec l’arrivée de FreeMobile, il est tout à fait possible que des emplois disparaissent chez les opérateurs et surtout dans le secteur des télécoms, d’autres affirment que le mouvement était déjà engagé avec la crise économique et la maturité du marché sans compter les taxes et les régulations diverses).

C’est dommage, la seule étude d’impact existante a disparu ! A votre bon cœur, il faut mettre nos meilleurs limiers pour retrouver ce document…Il doit bien être quelque part ce rapport...

Sources: Zdnet, Le Figaro (11/07).

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Message le Mar 24 Juil 2012 - 7:46 par Hammett

Avant la publication des chiffres du second trimestre, un petit rappel sur les chiffres arrêtés au premier trimestre 2012. Première partie sur le haut et très haut débit.

1 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit


Source : Observatoire des marchés de l’ARCEP arrêté à fin mars 2012.

2 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI



Sources : Orange, SFR, Iliad, Bouygues Telecom, Darty, Numericable

3 - Accès à la télévision


Orange revendique 4,355 000 clients avec un accès actif à la TV.

4 - Bas débit


Sur 283 000 abonnements, Orange en revendique 161 000.

5 - Calendrier de publication des résultats du deuxième trimestre 2012
France Télécom, le 26 juillet (avant bourse).
Bouygues Télécom, le 28 août (après bourse).
SFR, le 30 août (avant bourse).
Iliad (Free et Alice), ???? (avant bourse).

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Message le Mer 25 Juil 2012 - 7:53 par Hammett

Avant la publication des chiffres du second trimestre, un petit rappel sur les chiffres arrêtés au premier trimestre 2012.
Deuxième partie sur la téléphonie mobile.

1 - Nombre de clients à un service mobile


Source : Observatoire des marchés de l’ARCEP arrêté à fin mars 2012.

2 – Numéros mobiles portés


C'est clair que l'arrivée de Free Mobile a fait "exploser" les compteurs. Les numéros portés sont aussi nombreux que le total des trois derniers trimestres de l'année 2011. Même si l'ensemble ne s'est pas reporté sur Free, on peut constater que les changements d'opérateur sont conséquents depuis l'annonce (puis le retrait) de la hausse de la TVA début 2011.

3 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs


Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno.
Virgin +/- 2 000 000 millions de clients, NRJ +/- 1 millions, La Poste 650 000, Ortel 250 000, Simyo 180 000,
Prixtel 120 000, Zéro Forfait 90 000, Numéricable 51 000, Darty 40 000, Budget Telecom 25 000. Soit un total de +/- 4,420 000 clients.

Sources : Orange, SFR, Iliad, Bouygues Telecom.

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Message le Jeu 26 Juil 2012 - 8:46 par Hammett

Orange vient de présenter ses résultats pour le deuxième trimestre. Ils sont meilleurs que ceux du premier trimestre. Ils sont dans la moyenne.
Sur le haut débit, la part de conquête trimestrielle est estimée à 24,0% alors que sur le trimestre précédent elle était de 19%. Cela donne donc un total de 316 000 nouveaux clients sur le trimestre.
Un point a été fait sur l’arrivée de Free Mobile. Sur le second trimestre, Orange a perdu 155 000 clients (1,751 000 nouveaux clients et 1,907 000 résiliations) contre 615 000 clients au T1 (1,697 000 nouveaux clients et 2,312 000 résiliations), mais gagné 86 000 forfaits (-387 000 clients sur le T1) et regagné 27 000 clients en juin.

Il y a 9,749 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite), soit +378 000 sur un an (4,03%) et +77 000 sur le dernier trimestre (+0,79%). L’estimation est de 44,6% en part de marché et à 24,0% en part de ADSL conquête sur le trimestre.

Open a atteint 2,1 millions (+400 000) et Sosh 367 000 (+157 000) sur le dernier trimestre.
Orange a enregistré 1,751 000 nouveaux clients sur le mobile contre 1,907 000 départs, soit une perte sèche de 155 000.

En ADSL, il y a 9,596 000 clients, soit +314 000 (3,38%) sur un an et +61 000 sur le dernier trimestre (+0,63%).

Il y a 4,703 000 clients avec la TV contre 3,891 000 au 30 juin 2011 soit +812 000 (20,89%) et +148 000 sur le dernier trimestre (+3,2%).

Le nombre de clients payants pour une option/offre tv est de 2,229 000 soit +254 000 (+12,86%) sur un an et +27 000 sur le dernier trimestre (+1,22%). Il n'y a plus de chiffres sur Orange Cinéma Séries...

Sources : Orange(1), Orange (2)

Pour rappel,
Les chiffres au 31 mars 2012
Il y a 9,672 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite) contre 9,598 000 au 30 décembre 2011, soit +364 000 sur un an (3,91%) et +74 000 sur le dernier trimestre (+0,77%). L’estimation est de 44,7% en part de marché et à 19,0% en part de conquête sur le trimestre.

En ADSL, il y a 9,535 000 clients, soit +318 000 (3,45%) sur un an et +60 000 sur le dernier trimestre (+0,63%). Il y a 1,700 000 Clients en 4P avec l’offre Open,

Les chiffres au 30 juin 2011
Il y avait 9,371 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite) contre 9,308 000 au 30 juin 2010, soit +382 000 sur un an (4,24%) et +63 000 sur le dernier trimestre (+0,67%). L’estimation est de 45,4% en part de marché et à 22,3% en part de conquête sur le trimestre.
En ADSL, il y a 9,272 000 clients, soit +347 000 (3,88%) sur un an et +55 000 sur le dernier trimestre (+0,59%). Il y a 695 000 Clients en 4P avec l’offre Open, soit une hausse de +186 000 sur le trimestre.

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