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Hammett

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Autre FAI
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10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Jeu 8 Fév 2018 - 7:22Hammett
Début janvier, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du troisième trimestre 2017. Un point a été fait sur les revenus des opérateurs.

Malgré la montée en charge du très haut débit, les revenus (HT) sur le fixe continu de décroitre de 1,1% sur un an. Plus précisément ce sont les communications téléphoniques qui plombent les revenus du fixe et dans un moindre cas ceux liés aux revenus liés aux communications vendus aux entreprises. Les revenus liés au très haut débit augmentent de 1,7% et ceux liés aux contenus de 22,5% à 663 millions.

Pour les revenus (HT) des opérateurs sur le mobile (hors m2m), la baisse se poursuit. Globalement, le trimestre reste positif.



Pour rappel, le récapitulatif du CA par opérateur à fin septembre 2017.



Pou l’ARCEP : "Le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché final atteint 9,0 milliards d’euros HT et 8,1 milliards d’euros HT pour les seuls services de communications électroniques (hors revenus annexes des opérateurs). Le revenu baisse ainsi depuis le deuxième trimestre 2017 (-0,5% en un an puis -1,2% au troisième trimestre 2017) après deux trimestres consécutifs de croissance (+0,9% en un an au quatrième trimestre 2016 et +0,4% au premier trimestre 2017).".
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le Ven 9 Fév 2018 - 7:11Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°237

Foot : droits tv des bleus
C’est confirmé, (L’Equipe, 24/01), TF1 et M6 ont annoncé un accord pour la période 2018-2022.
TF1 et M6 vont se partager les matchs et vont payer 140 millions au total (70 millions par chaine), ce qui fait 3,5 millions par match, l’UEFA en attendait 4 millions. D’autre part, les filiales (TMC et W9) vont diffuser les 10 autres meilleures affiches par an pour 12 millions (6 millions chacune) pour la période 2018-2022.

La chaine l’Equipe va récupérer le reste de la diffusion, soit les matches de qualification de toutes les sélections européennes pour le Championnat d'Europe 2020 et pour la Coupe du monde 2022, la diffusion en différé des matches de l'équipe de France. Et enfin, les matches amicaux de ces sélections européennes ainsi que la Nations League, une nouvelle compétition lancée par l'UEFA qui opposera tous les deux ans les 55 pays membres de l'UEFA et offrira quatre places qualificatives supplémentaires au Championnat d'Europe.
Certainement par pudeur, le quotidien L’Equipe n’a pas révélé le montant payé par la Chaine l’Equipe.

Droits TV de la Premier League
Le Board du championnat anglais a attribué son premier lot de droits TV domestiques pour la période 2019-22. Les autres résultats de l’appel d’offres devraient être annoncés au mois de février.
L’opérateur public BBC est ainsi parvenu à sécuriser la diffusion des résumés des rencontres de Premier League sur le marché britannique pour la période 2019-22. Les résumés de matches a été conservé par la BBC pour un total de 211,5 M£ (241 M€) sur trois ans, soit une augmentation de 7,5 M£ (8,5 M€) par rapport au contrat en cours (L’Equipe, 31/01)

Rallyes
Le WRX reste sur la chaîne L'Équipe. Diffuseur du Championnat du monde des rallyes depuis sa création en 2014, elle a prolongé son partenariat pour trois années supplémentaires. Le prix n’a pas été communiqué (L’Equipe, 31/01).
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le Lun 12 Fév 2018 - 7:53Hammett
Début janvier, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du troisième trimestre 2017.
Ces statistiques permettent de faire le point sur les accès tv dans le cadre d’un forfait couplé internet-télévision.

Pour l’ARCEP : "Un peu plus de sept abonnés sur dix à un service d’accès à internet ont la possibilité d’accéder dans le cadre de leur abonnement à un service de diffusion audiovisuelle. Fin septembre 2017, le nombre de ces accès couplant l’internet et la télévision progresse de 900 000 en un an, soit quasiment le double par rapport au troisième trimestre 2016. Les trois-quarts de ces abonnements sont fournis à l’utilisateur via sa ligne xDSL, mais la croissance annuelle du nombre de ces accès ne cesse de diminuer, tandis que celle de la fibre optique de bout en bout augmente au rythme de croissance de ces accès internet. Ainsi, neuf accès internet très haut débit en fibre optique sur dix sont couplés à un accès à la télévision, soit 2,5 millions au troisième trimestre 2017.".

Reste à savoir si les accès sont activés. A noter que, le pourcentage du parc d’accès internet bouge très peu depuis le T3 2014. Le très haut débit devrait permettre de relancer la machine (voir les accords d’Orange et Free passés avec Canal+/CanalSat) mais aussi de faire augmenter l’ARPU.

Vivendi donne 3 008 millions (2,995 à fin juin 2017, 2,939 millions à fin mars 2017, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. Pour Bouygues Telecom et SFR c'est l'inconnu. Il serait intéressant d'avoir plus de chiffres et de connaitre le nombre d’accès payant à un service tv.

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le Mar 13 Fév 2018 - 7:33Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°238

Droits tv en Italie
Les droits tv du Calcio de 2018 à 2021 ont finalement trouvé preneur. Le groupe espagnol MediaPro a versé 1,05 milliard d'euros, soit le montant minimum réclamé par la Ligue italienne. Actuellement ces droits étaient de 945M€ par saison, soit une augmentation de 11,1%.
De fait Sky, Mediaset et Telecom Italia n’ont pas proposé assez pour obtenir des droits et devront passer par Mediapro pour diffuser des matchs. Médiapro n’ayant pas de chaines devra soit les vendre soit créer son bouquet de chaines.

Les droits TV internationaux de la Série A ont été attribués au mois d'octobre à l'agence IMG et à la RAI pour un total de 371 millions d'euros par an pour la période 2018-2021, soit le double de la période précédente.

Droit Internationaux de la Ligue 1
Selon L’Equipe, La Ligue de football professionnel (LFP) et beIN Sports - chargé de la distribution des droits audiovisuels de la Ligue 1 à l’étranger – ont annoncé un partenariat pour l’Afrique subsaharienne avec Canal+ et Kwesé. Ces deux diffuseurs offriront 33 millions d’euros par an – 20 de plus que ce qu’ils payent pour l’instant – afin de diffuser la Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue (Sport24, 05/02).

Toujours selon L’Equipe, le prochain marché étudié pourrait être l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. La LFP et beIN Sports négocieraient même actuellement avec TVGlobo, au Brésil.

A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.
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le Mer 14 Fév 2018 - 7:12Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°274

Vivendi en Italie : Telecom Italia
Vivendi et Telecom Italia (TIM) ont officiellement proposé au gouvernement italien de séparer son réseau Internet fixe en une entité juridiquement distincte qui serait contrôlée à 100 par TIM. Cette entité aurait son Conseil d’administration et son propre management (La Tribune, 09/02). Ce projet sera présenté le 6 mars au Conseil d’Administration de TIM. Cela pourra-t-il apaiser le conflit en l’Etat italien et Vivendi ?

Toujours selon La Tribune : "cette séparation juridique ouvrirait la voie à une possible fusion entre la nouvelle entité et son concurrent Open Fiber, un réseau détenu en commun par l'électricien Enel, contrôlé par l'État, et la banque publique Cassa Depositi i Prestiti (CDP). Ce qui pourrait déboucher sur la création d'un nouveau leader national dans les infrastructures Internet fixes", autre possibilité l’introduction en bourse, mais l’entité serait valorisée 15 milliards d’euros.

A la suite du rachat de Telecom Italia par Vivendi, le gouvernement avait déclaré vouloir utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de prendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Si un accord se dessine, Vivendi a demandé l‘intervention de la présidence de la République italienne contre le décret du gouvernement instaurant des pouvoirs de contrôle spéciaux (“golden power”).

Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Le ministre s’est déclaré pour un réexamen de cette amende en cas d’accord.

Il faut également rappeler que des élections législatives sont prévues début mars 2018, ce qui laisse peu de temps pour conclure un accord. Indirectement, c’est Silvio Berlusconi qui pourrait gagner ces élections. Le même Silvio Berlusconi qui dirige Mediaset qui est également en conflit avec Vivendi. Dans ce dossier, la justice a laissé jusqu’au 27 février la possibilité de régler leur différend.

Les deux groupes sont en négociations pour trouver un deal sur la télévision payante. Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table.

Un accord entre les deux groupes clôturerait le contentieux.

En attendant, TIM n’a pas obtenu de lots dans l’attribution des droits TV du Calcio et devra passer par un accord avec Mediapro qui vient de se payer l’ensemble de ses droits.
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le Jeu 15 Fév 2018 - 7:35Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°239

Les droits de retransmission nationaux pour les saisons 2019-2022 viennent de tomber. Les cinq premiers lots – sur sept – ont été attribués pour un montant total de 5 milliards, sur trois ans. C’est en baisse par rapport aux droits actuels que se partagent pour 6,9 milliards d'euros Sky Sports et BT.

Sky Sports restera le diffuseur principal et a remporté quatre des sept lots mis en jeu, soit 128 matches par saison. De son côté, BT a décroché un seul lot de 32 matches par an, sur la case du samedi 12h30 (13h30 en France).
L’opérateur public BBC la diffusion des résumés des rencontres de Premier League pour un total de 241 M€ sur trois ans, soit une augmentation de 7,5 M£ (8,5 M€) par rapport au contrat en cours.

La Premier League doit encore annoncer les vainqueurs des deux derniers lots, incluant au total 40 rencontres supplémentaires par saison, celles programmées en milieu de semaine et pendant les jours fériés. Amazon qui faisait figure d’épouvantail (pour faire monter les enchères) ne s’est pas manifesté. Le fera-t-il pour les lots restants ?

En début d’année Sky et BT avaient annoncé qu’ils allaient distribuer chacun les chaînes de l'autre. Cela a donc permis une baisse sensible des droits en attendant l’attribution des derniers lots.

Le résultat de l'appel d'offres pour les droits de la Premier League en France est lui attendu à l'automne. Aujourd'hui, SFR Sport, le diffuseur exclusif, règle 110 millions d'euros par saison.

Pour rappel, un historique des droits tv du championnat (Challenges, 02/2015).



Pour rappel, les droits TV ont augmenté pour La Football League, qui regroupe le Championship (D2), la League One (D3) et la League Two (D4). Pour les trois prochaines saisons, Sky va devoir débourser 132 millions d’euros contre 33 millions actuellement.

Donc après le Calcio, c’est la Premier League qui a des difficultés (relatives) à vendre ses droits sur son marché domestique. Ce n’est pas bon signe pour les futurs droits de la Ligue 1.
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le Ven 16 Fév 2018 - 7:20Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°240

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin décembre, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+.

C’est un peu mieux tant commercialement que financièrement, En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) reste en dessous des 5 millions de clients et a encore perdu 40 000 clients sur le trimestre er 304 000 sur l'année (794 000 sur 2 ans).

Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. Vivendi donne 3 117 millions (3,008 à fin septembre, 2,995 à fin juin, 2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela a bien progressé avec un gain de 109 000pour la fin de l’année et de 189 000 sur un an. Ces gains ne compensent pas la baisse des clients directement abonnés.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baissé de 115 000 entre le T4 2016 et le T4 2017 et augmente de 59 000 sur le dernier trimestre (+ 1 000 à fin septembre, - 70 000 à fin juin, -401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre 2016). Un début de rebond donc.

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,9 millions et Netflix à +/- 2,0 millions, ils sont tous en progression.



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 26,3% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 31,4% à fin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.

Le chiffre d'affaire de la télévision payante en France est en baisse de 3,8% sur un an (4,2% à fin septembre, 5,3% sur 12 mois à fin juin, 7,8% sur 12 mois à fin mars). " Le résultat opérationnel courant de Groupe Canal+ s’établit à 367 millions d’euros, contre 303 millions d’euros en 2016 (+20,2 % à taux de change et périmètre constants). Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) avant charges de restructuration s’élève à 367 millions d’euros, en hausse de près de 30 % à taux de change et périmètre constants en un an. Les charges de restructuration, plus élevées que prévu, reflètent principalement la réorganisation de l’activité des relations clients. L’EBITA après coûts de restructuration s’établit à 318 millions d’euros, contre 240 millions d’euros en 2016 (+32,1 %).".
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le Lun 19 Fév 2018 - 7:46Hammett
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du quatrième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T4 2017
Orange, le 21 février (avant bourse).
Bouygues Télécom, le 22 février (avant bourse).
Altice, le 15 mars (avant bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 1er mars (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 avril (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,402 millions de clients et a recruté 346 000 nouveaux clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une augmentation de 3,1% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.


5 - Parts de conquête
Sur le T3
Orange 112 000 nouveaux clients, soit 45,0% de parts de conquête.,
Bouygues 110 000, soit 44,2%,
Free 27 000, soit 10,8%,
Total 249 000
SFR est négatif de 71 000

Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000
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le Mer 21 Fév 2018 - 8:09Hammett
Orange vient de présenter ses résultats au 31 décembre 2017. C’est toujours bon sur le ftth, Open et Sosh. Dans le mobile, c’est solide sur les forfaits avec le m2m, mais encore une fois, c’est le segment Grand Public qui tire la croissance d’Orange. Par contre, c’est le plus petit trimestre d’orange en volume. C’est toujours en forte baisse sur le prépayé.

Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,4% en légère augmentation sur un an et une part de conquête sur le T4 de 42,1%.

En France, le chiffre d’affaire augmente de 0,6% (1,7% sur le T4, après +0,2% au 3ème trimestre et +0,5% au 2ème trimestre) contre -0,8 au sur l’année 2016. Pour Orange, ce sont les services fixes qui permettent ce trimestre de croissance, les services mobiles sont en hausse pour la première fois depuis 2011.

Orange Bank a ouvert 55 000 comptes au 31 décembre 2017.



Fixe
La Fibre Optique est en augmentation de 164 000 soit une hausse de 546 000 sur un an. Malgré les fêtes de fin d’année, c’est un bon trimestre pour Orange. Le nombre de clients ADSL poursuit logiquement sa baisse.

Téléphonie mobile
Un trimestre solide, avec un gain de 153 000 cartes sim. Les forfaits gagnent 388 000 nouveaux clients (+153 000 m2m2 et +236 000 pour le grand public), comme d’habitude, le prépayé poursuit sa chute avec -235 000.
Sosh continue de progresser avec 3,629 millions de clients, soit +75 000 sur le trimestre et 352 000 sur un an. Les Mvno ne représentent plus que 992 000 contre 739 000 clients pour le T4 2016,

Source : Communiqué de presse Orange.
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le Jeu 22 Fév 2018 - 12:34Hammett
Alors que Bouygues Telecom et Orange viennent de publier leurs résultats annuels, il est possible de faire une estimation sur la part de conquête sur le fixe et le mobile pour SFR et Free.

Sur le fixe
Sur le fixe, le seul chiffre global disponible à ce jour est la part de conquête de 42,1% qui estimée par Orange pour un gain total sur le fixe de 83 000 (42,1%) nouveaux clients sur le T4, soit un total estimé de 197 000 nouveaux clients sur le fixe. Bouygues annonce +98 000 (49,7%) sur ce T4, il pourrait rester 16 000 (8,1%) nouveaux clients à se répartir entre Free et SFR.

Sur le mobile
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur les services mobiles à fin décembre. Pour l’ARCEP, il y a eu 1,462 million de nouvelles cartes sim sur les forfaits pour le T4. 861k sur le Grand Public + Entreprise (dont 94k pour les Mvno’s) et 601k sur le m2m.
Sur les forfaits Grand Public + Entreprise, Bouygues en compte 150 000 (17,4%) et Orange 236 000 (27,4%), les Mvno’s 94 000 (10,9%), il pourrait rester 381 000 (44,3%) forfaits pour Free et SFR.
Sur les forfaits m2m, Orange en compte 153 000 (25,5%) et Bouygues 327 000 (54,4%), il pourrait en rester 124 000 (20,6%) pour SFR et autres opérateurs (hors Free et Mvno’s).

Reste à confirmer tout cela avec la publication des résultats de Free et SFR.
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le Ven 23 Fév 2018 - 7:10Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°275

Orange vs TF1
Orange et TF1 n’ont toujours pas réglé le conflit portant sur la rémunération plus importante pour la distribution de ses chaines et service de TF1. Pour Le Figaro, TF1 demanderait 25 à 26 millions à Orange.

Dans le Le JDD (18/01), le PDG de TF1 dit avoir "bon espoir que nous trouvions rapidement un accord satisfaisant pour toutes les parties et, bien entendu, au service des téléspectateurs (…) Mon vœu, c’est que nous trouvions un accord dans des délais proches. Notre ambition est de nouer des partenariats forts avec les distributeurs et de concevoir, avec eux, la télévision de demain. Chaînes de télévision et distributeurs ont tout intérêt à unir leurs forces pour proposer aux téléspectateurs et aux abonnés une offre audiovisuelle ambitieuse, constituée de contenus uniques, et de services qui en modernisent la consommation.".  

Orange de son coté, a retiré TF1 de son plan de service, mais n’a pas coupé l’accès aux chaines. D’autre part, Orange va annuler ses campagnes publicitaires sur les chaines du groupe. "En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média. D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines, cela laisse un peu de temps pour régler ce conflit. (Le Figaro, 16/02).

Stéphane Richard – lors de la présentation des comptes d’Orange a déclaré : "Je reste optimiste sur notre capacité à trouver un accord sur la valorisation (...) Nous sommes prêts à augmenter, même assez substantiellement, le montant que l'on paiera pour ces services", toutefois, "Il y a un principe qui existe depuis toujours: les chaînes gratuites sont gratuites. Nous avons obligation de les transporter sans faire payer pour leur transport, nous n'allons pas payer pour le faire" (Le Figaro, 21/02).

Bouygues pour sa part via la voix Martin Bouygues (Le Figaro, 22/02), a déclaré que les discussions ont : "raisonnablement des chances d'aboutir (...) Ce sont des discussions normales entre un client et son fournisseur sur un produit nouveau et cela avance bien, je ne suis pas du tout inquiet sur la fin des négociations (...) mais "si vous souhaitez acheter une voiture de luxe au prix d'une Lada, forcément cela peut poser problème". Reste à savoir si les services de TF1 sont à hauteur d’une Lada...

Bref, le psychodrame devrait (enfin) bientôt toucher à sa fin ! Et Orange va pouvoir refiler la patate chaude à Canal+ et à Free...

Stéphane Richard
Les 14 membres du conseil d'administration d'Orange ont voté, ce mardi 20 février, pour la résolution proposant le renouvellement du mandat d'administrateur de Stéphane Richard. Prochaine étape : Vote de lors de l'Assemblée générale du groupe qui aura lieu le 4 mai prochain.

L’Etat, par la voix de Bruno Le Maire - Ministre de l’Economie - avait déclaré sur BFMTV (Le Figaro, 21/01) qu’il apportait son soutien à Stéphane Richard, mais l‘épée de Damoclès est toujours bien présente : "S'il y a une condamnation de Stéphane Richard à un moment donné il remettra immédiatement son mandat (…) Pour toutes les entreprises publiques qui sont sous ma responsabilité de ministre de l'Economie, les règles du jeu doivent être claires, s'il y a condamnation du dirigeant, il y a départ immédiat du dirigeant",

Dans l’affaire Tapie, Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et pour cette partie de l’affaire (non politique), Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public.

Consolidation des télécoms
Lors de la présentation des résultats d’Orange, Ramon Fernandez – le Directeur Financier – a déclaré au sujet d’une éventuelle consolidation du secteur en France : "Nous, on a toujours dit qu'on était disponibles pour participer à toute discussion si jamais quelqu'un y avait intérêt (…) si le sujet revenait sur la table, les scénarios pourraient être différents de ceux qui ont été précédemment tentés en France" (Reuters, 21/02).

Stéphane Richard ajoutant : "Je ne sais pas si nous verrons quelque chose dans les mois à venir (...). Ce qui est certain c'est qu'Orange ne sera pas en première ligne dans quelque schéma de consolidation que ce soit (…) Il n'y aura pas de nouveau round de consolidation entre Orange et Bouygues. Nous sommes sur des chemins totalement opposés aujourd'hui (…) Nous ne pouvons pas acheter SFR, nous ne pouvons certainement pas acheter Free qui n'est pas à vendre. Si quelque chose se produit, cela se passera entre deux autres acteurs" (Le Figaro, 21/02).  
Même chose pour les projets de consolidation à l’international "Il n'y a pas d'ordre du jour caché, il n'y a pas de projet caché, il n'y a pas de négociation cachée avec quiconque. Ni avec les Allemands, ni avec les Africains, ni avec quiconque".

Concernant les intentions de l’Etat-actionnaire, rien de nouveau. Stéphane Richard assure ne pas avoir été mandaté pour lui trouver un remplaçant au capital : "Je ne vais pas aller m’épuiser à aller trouver des actionnaires potentiels alors que cela ne fait pas partie de ma feuille de route" (Le Monde, 20/02).
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le Lun 26 Fév 2018 - 7:38Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°241

Dans le JDD (04/02), Alain Weil, le PDG de SFR, est revenu sur la nouvelle stratégie d'exclusivité des droits sportifs du groupe et a glissé cette petite phrase : "l’ADLC a décidé d’imposer prochainement à l’ensemble des opérateurs l’obligation de distribuer une part de leurs droits sur d’autres plateformes que les leurs".

De quoi s’agit-il ? Quelques pistes en fonction de l’actualité de ces derniers mois.

Il y a 9 mois, l’UFC-Que Choisir avait réclamé une régulation du marché de gros de l'accès aux chaînes sportives sur les box et demandait à "de procéder à une analyse actualisée des relations d'exclusivité entre activités d'opérateurs internet et activités de distribution de contenus et de services" (Le Figaro, 05/2017).

Pour rappel, SFR distribue également en exclusivité des chaînes des groupes Discovery (Discovery Science, Discovery Channel, Discovery Investigation et Discovery Family) et NBCUniversal (Syfy, 13ème Rue et E!).

De son coté, Isabelle De Silva, la présidente de l’ADLC lors de son point annuel bilan, Les Echos 07/2017) était revenu les exclusivités de SFR sur la Ligue des Champions et le championnat anglais de foot : "il y a un équilibre à trouver. En soi, quand on acquiert des droits extrêmement onéreux, il peut avoir du sens économique à les garder en exclusivité, c'est la vie des affaires. Pour le moment, SFR n'a pas dit comment il comptait rendre accessible la Ligue des champions, nous regarderons avec attention. (…) Du point de vue du droit de la concurrence, qu'un opérateur puisse valoriser des offres exclusives, il n'y a rien d'anormal en soi. Ce sont dans des circonstances exceptionnelles qu'on peut venir lui imposer un certain nombre de contraintes".

Seul l’Arcep s’en inquiète car des exclusivités à "des contenus majeurs ou à l'essentiel des services" pourrait offrir un "avantage concurrentiel sur le marché de l'accès à l'internet, ce qui pourrait conduire à une diminution de l'intensité concurrentielle sur l'ensemble des marchés de détails concernés".

Autre piste, le recours déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal+ jusqu’en 2023. Ce recours a été jugé recevable par l’ADLC (Midol du 09/2017). Lors de cette attribution, SFR avait annoncé (Les Echos, 05/2016) qu’il n’en serait pas et qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure".

Que réserve l’ALDC ? Une obligation d’offre de dégroupage ou offre de gros des chaines SFR, à l’image de ce qu’avait imposé l’ADLC à Canal+ lors de la reprise de TPS (et option abandonnée l’été dernier) ? Sachant d’autre part que l’offre OTT de SFR Sport ne semble pas rencontrer le succès escompté. Mêmes si elles sont moins puissantes, les chaines sportives éditées par SFR pourraient donc être dans l’obligation de répondre à des exigences de régulation, même si elle devrait être éloigné des chaines éditées par Canal+.
SFR a toujours dit qu’il ne voulait pas d’exclusivité pour ses chaines, la volonté de SFR d’arriver à des accords de distribution démontre – par défaut- que la volonté affichée n’était peut-être pas aussi puissante que cela.

A priori et selon Alain Weill, à suivre rapidement.
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le Mar 27 Fév 2018 - 7:34Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°276

Consolidation des télécoms
Lors de la présentation des résultats de Bouygues, Martin Bouygues est revenu (une fois de plus) sur la consolidation des télécoms. Avec deux piques, l'une sur SFR, l'autre sur Free.

C’est clair et net : "Sur la consolidation, arrêtons avec ce truc quoi ! Ça commence à être pénible et ça n'a aucun sens. On ne peut pas nous servir ça à chaque fois... Vous avez quatre opérateurs - enfin quasiment les quatre [comprendre : sauf SFR, Ndlr] - qui annoncent en 2017 une amélioration de leur profitabilité. Voilà. Ce n'est pas moi qui ait voulu l'arrivée d'un quatrième opérateur [Free en 2012]. Et que les choses soient bien claires : c'est en aucun cas moi qui serait l'artisan ou à la manœuvre sur une quelconque consolidation. Maintenant, chacun peut raconter ce qu'il veut... Moi, je vais vous dire, plutôt que d'être trois, il vaut mieux être tout seul ! Et je préfère être celui qui a le monopole, mais je ne suis pas sûr qu'on me propose ce plan-là !" (La Tribune, 23/02).

Martin Bouygues a parfois des fulgurances...

Orange condamné
C’est un vieux litige. En 2009, l’Autorité de la Concurrence a condamné France Telecom à payer une amende de 63 millions pour pratiques anticoncurrentielles aux Antilles et en Guyane.

Le opérateurs locaux n »avaient rien touché et avaient attaqué devant le Tribunal de Commerce. Digicel vient de gagner son procès et Orange devra débourser 179,64 millions d'euros plus les intérêts pour un total de 346 millions.

Orange a fait appel mais doit payer les dommages en attendant le second procès. Selon BFM TV, le groupe s'y refuse estimant qu'il risque de ne pas être remboursé en cas de victoire, compte tenu de la fragilité financière de Digicel. Ce dernier réfute cette accusation mais le tribunal a accepté que la somme soit consignée à la Caisse des dépôts (Zdnet, 21/02).

Orange et SFR Sport
Dans une interview au quotidien Liberation, 26/02), à la question suivante : "Vous allez distribuer le bouquet SFR Sport la saison prochaine ?"
Stéphane Richard indique : "Je l’espère car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients. Mais il ne s’appellera ni SFR Sport ni Altice Sport. Je connais le nom d’ailleurs, mais je ne vous le dirai pas.".

Enfin une bonne nouvelle pour SFR qui va pouvoir sortir de son isolement.

Orange et Deutsche Telekom
Toujours dans cette même interview Stéphane Richard a annoncé un futur axe de développement : "Après la banque, l’univers qui nous intéresse est le fonctionnement de la maison, avec tous les objets connectés qui commencent à la remplir. Notre projet phare est notre assistant virtuel, «Djingo», qu’on lancera à l’automne avec Deutsche Telekom comme partenaire. C’est une réponse européenne à Google, Amazon et Apple, qui ont déjà investi le marché. Celui qui sera capable de conquérir cette position centrale dans les foyers aura un avantage très important.".

Pour lui : "On ne peut pas se lamenter que les Gafa prennent des positions dominantes dans tous les domaines et puis rester les bras croisés à construire des tuyaux pour qu’ils y développent leurs services.". Pas sur Djingo suffise...
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le Mer 28 Fév 2018 - 7:28Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°242

Vivendi en Italie, cela se corse. Tout d’abord, il faut rappeler le contexte des élections législatives sont prévues début mars 2018. Indirectement, c’est Silvio Berlusconi qui pourrait gagner ces élections. Le même Silvio Berlusconi qui dirige Mediaset qui est également en conflit avec Vivendi, mais qui pourrait aussi avoir la main pour régler le conflit entre Telecom Italie et le gouvernement.

Vivendi vs Mediaset
La médiation entre Vivendi et Mediaset a échoué et les deux groupes vont donc se retrouver au tribunal pour régler leur différend ( Le Figaro, 23/02). La première audience du procès opposant Vivendi à Mediaset a été fixée au 23 octobre prochain par un tribunal de Milan.

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. Pour faire pression, fin décembre 2016, Vivendi a racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote, parallèlement la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien estimait que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.

Fininvest, la holding des Berlusconi, et Mediaset réclament au total trois milliards d'euros de dommages et intérêts en justice à Vivendi, selon les chiffres publiés par le groupe français.

Vivendi : Telecom Italia
L'autorité italienne de la concurrence a élargi son enquête au sujet de Telecom Italia pour déterminer si l'ancien monopole des télécoms en Italie a cherché à entraver les efforts de son concurrent Open Fiber pour déployer un réseau à haut débit à travers le pays (Le Figaro, 21/02).

Vivendi et Telecom Italia (TIM) ont officiellement proposé au gouvernement italien de séparer son réseau Internet fixe en une entité juridiquement distincte qui serait contrôlée à 100% par TIM. Cette entité aurait son Conseil d’administration et son propre management (La Tribune, 09/02). Ce projet sera présenté le 6 mars au Conseil d’Administration de TIM. Cela pourra-t-il apaiser le conflit en l’Etat italien et Vivendi ?

A la suite du rachat de Telecom Italia par Vivendi, le gouvernement avait déclaré vouloir utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de prendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Le ministre s’est déclaré pour un réexamen de cette amende en cas d’accord.

Enfin, Vivendi a annoncé la création d’une co-entreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table. Toutefois, ce projet est critiqué par certains membres du conseil d'administration et par la Consob, le gendarme boursier italien, se penche également sur lui.

En juin 2015, Vivendi annonçait détenir une participation de 14,9 % dans Telecom Italia et passait à 24,9% en mars 2016, depuis, c’est plutôt un certain enlisement auquel Vivendi est confronté.
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le Jeu 1 Mar 2018 - 7:09Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°277

Dégroupage
Fin décembre, L'Arcep a adopté les tarifs de l’accès à la boucle locale cuivre pour les années 2018 à 2020. Le tarif récurrent mensuel du dégroupage total sur le marché de gros pourra s'élever jusqu'à 9,31 € par mois à compter du 1er janvier 2018, 9,41 € par mois à compter du 1er janvier 2019 et 9,51 € par mois à compter du 1er janvier 2020. Le tarif récurrent mensuel maximum du dégroupage total était de 9,10 € pour 2016 et de 9,45 € pour 2017.    

Pour l’Arcep, le but est de garder un tarif « haut » - mais pas assez pour Orange – afin de pousser les opérateurs à investir sur la Fibre Optique. En novlangue administrative cela donne : "d’appréhender de façon globale la transition technologique vers le très haut débit, l’Autorité a développé une modélisation ascendante des coûts de la boucle locale optique mutualisée.".

L'ARCEP a résumé la situation européenne, pour montrer que la France est plutôt dans la moyenne



Déploiement du très haut débit
Dans une interview au quotidien Liberation (26/02), Stéphane Richard est revenu sur le déploiement du très haut débit par son groupe : "Nous avons apporté le très haut débit fixe à un peu plus de 9 millions de foyers. Les zones denses, les grandes villes, seront terminées courant 2018. Il reste à achever d’ici 2021 les zones moyennement denses : les villes moyennes et les périphéries de ville. Il y a ensuite les zones rurales, 15 millions de foyers quand même. Là, ce sont des réseaux d’initiative publique, c’est-à-dire les collectivités locales, qui organisent des appels d’offres. Au total, en 2021, 70 à 75 % de la population aura accès au très haut débit fixe.".

Pour le reste du pays, ce sera plus tard : "Mais une partie de la France ne sera pas à 100 Mbits en 2021, c’est sûr. C’est techniquement impossible. Le plan du gouvernement nous demande qu’on lui améliore le débit. On n’apportera pas la fibre à tous les Français au fin fond des campagnes. Si on regarde la photo finale, il y aura autour de 85-90 % des clients à la fibre et 10-15 % qui auront du très haut débit par d’autres moyens : la 4G fixe, le câble, le satellite…".

Reste à accélérer la prise de la photo finale et à mettre le curseur au–dessus des 90%.

SFR sport va devenir RMC Sport
C'est Les Echos (28/02) qui l’annonce, SFR pourrait changer de nom et devenir RMC Sport. Cela expliquerait la réponse de Stéphane Richard au quotidien Libération (26/02) : "Je l’espère car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients. Mais il ne s’appellera ni SFR Sport ni Altice Sport. Je connais le nom d’ailleurs, mais je ne vous le dirai pas.". De son coté, Bouygues Télécom, SFR et TF1 ont monté un accord qui permet que les chaines SFR arrivent chez Bouygues Télécom et TF1 chez SFR.

Après avoir perdu 2 ans, c'est une bonne nouvelle pour SFR. Reste à vendre la chaine maintenant : bon prix, promotions, etc...
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