Partagez
avatar
Hammett

Nombre de messages : 2364
Date d'inscription : 12/11/2009

Autre FAI
Masculin Age : 54
Localisation : Bois-Colombes
10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
Partager cet article sur :diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

Commentaires

avatar
le Lun 18 Déc 2017 - 7:23Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°266

SFR
Le plan de SFR pour Fibrer la France tout seul et sans subventions publiques est abandonné (Les Echos, 13/12). C’est le secrétaire général de SFR, Régis Turrini, qui l’a annoncé mardi 12 décembre lors d’une conférence à destination des collectivités territoriales organisée par l’ARCEP.

Pour SFR : "Ce projet, qui a peut-être été présenté maladroitement, n'a pas rencontré l'accueil escompté (…) Force est de constater que nous n'avons pas su créer les conditions nécessaires pour remporter l'adhésion du plus grand nombre, et surtout des collectivités locales. Au contraire, c'est une démarche qui risquait de se retourner contre son objectif initial".

Depuis, les oppositions du gouvernement, de l’ARCEP est des collectivités locales et la dégringolade boursière auront ramené SFR à la raison. SFR va donc revenir à une politique ou il candidatera auprès des collectivités locales sans passage en force.

Par contre, Régis Turrini a révélé que le gouvernement avait ouvert la porte à l'investissement des opérateurs privés dans les 5,5 millions de foyers en zones rurales pas encore concernés par les déploiements de fibre. Ce que refuse les élus locaux.

Régis Turrini (La Tribune, 12/12) a également souligné que SFR était probablement prêt à réitérer son engagement de couverture à 2020 de l'essentiel des zones moyennement denses (soit les villes moyennes et les périphéries des grandes agglomérations) en fibre optique, qu'il s'est partagé avec Orange en 2011. Il n'a pas, ce mardi, critiqué la répartition de ces territoires avec son rival.

Taxes
Afin de maintenir les ressources des collectivités, un amendement au projet de loi de finances a été voté qui prévoit d’élargir l'assiette d'un impôt sur les infrastructures, l'Ifer. Cette taxe vise aussi bien les éoliennes que le matériel ferroviaire que les réseaux télécoms fixes. Cette taxe rapporte environ 400 millions d'euros aux collectivités locales depuis 2010 pour compenser la disparition de la taxe professionnelle.

Mais elle ne porte que sur les lignes de cuivre, taxées à hauteur d'un euro par mois et par ligne. L'amendement, adopté avec le soutien du gouvernement, veut mettre à contribution les autres technologies d'accès à Internet : le câble coaxial et la fibre optique.

Toutefois, cette nouvelle taxe n’interviendra qu’en 2019 et les nouvelles lignes THD auront un sursis de 5 ans. Cela tombe « mal », car cela intervient alors que le gouvernement et les opérateurs négocient pour mettre en place un bon débit pour tous en 2020 et très haut débit en 2022.

Toutefois, comme les opérateurs d’infrastructures, SFR est un des perdants de cette nouvelle taxe, cela pourrait lui coûter une vingtaine de millions par an (Les Echos, 09/12).
avatar
le Mar 19 Déc 2017 - 7:13Hammett
La feuille de route du gouvernement sur le déploiement du THD a été dévoilée par le Premier Ministre, sur le fixe, Il s’agit plus d’accompagner l’existant que de lancer la révolution, alors que sur la 4G tout reste à faire. Parallèlement, l’Arcep a reçu le vert de l’Union Européenne concernant les obligations imposées à Orange pour la période 2017-2020.

Le fixe
Le Gouvernement veut accélérer les efforts de couverture fixe afin d’atteindre un minimum de bon débit (8 Mbits/s) en 2020 et le très bon débit (30 Mbits/s) deux ans plus tard. Là où la fibre est difficile à installer, il a prévu une rallonge de 100 millions d'euros pour déployer le très haut débit via des technologies annexes.

D’autre part, le gouvernement compte mettre en place un cadre plus strict dans les zones AMII ZMD. C’est là que SFR et Orange déploient et que le retard est le plus important, les opérateurs – eux - assurent qu’ils seront dans les temps. Accessoirement, selon un accord conclu en 2011, Orange est censé raccorder 90 % des foyers et SFR 1%. A la demande de SFR, c’est la justice qui tranchera, le gouvernement s’en tenant au statu quo.

Sur les zones peu denses, les collectivités pourront aussi faire appel à des opérateurs privés à travers une nouvelle procédure à mettre en place. Il restera aux opérateurs à se manifester. Sur les zones encore moins denses, le Gouvernement va proposer un chèque de 150 € pour une solution par la 4G, par la boucle locale radio ou par le satellite.

Le mobile
Sur le mobile, les négociations ont pour l'instant échoué, si elle Si elles n’aboutissent pas d’ici à la fin de l’année, le Gouvernement pourrait passer en force, c’est-à-dire en augmenter les obligations de couverture sans renoncer à la manne des licences.

Le Gouvernement veut la fin des zones blanches, mais les opérateurs veulent un statu quo sur les licences actuelles qui arrivent à échéance en 2021 pour SFR et Orange, en 2024 pour Bouygues Telecom et en 2030 pour Free.

D’autre part, le gouvernement veut que 5000 antennes soient mutualisées. Orange et SFR sont opposés et estiment qu’ils n’ont pas à faire la courte échelle à Bouygues et à Free, qui trouvent de leur coté la note trop salée et la mutualisation pas assez forte.

Selon Le Monde, les demandes du gouvernement exigent un investissement supplémentaire compris entre 3 et 4 milliards d’euros d’ici à 2022 pour la construction de plus de 10 000 antennes supplémentaires.

Le new deal reste encore à atteindre…

Cadre réglementaire
Enfin, le cadre juridique continue de se mettre en place. L’Arcep a confirmé les obligations imposées à Orange courant juillet et validée par l’Union Européenne. Ces obligations sur les marchés du haut et du très haut débit fixe pour la période 2017-2020.

Sur le marché des entreprises, afin de dynamiser le marché, l’Arcep impose des obligations afin de "dynamiser la concurrence, en créant les conditions du développement d’un marché de gros animé par au moins trois acteurs nationaux d’infrastructures dédiées aux entreprises".

En juillet, Orange et Kosc ont annoncé la signature d’un accord de longue durée d’un accord permettant à Kosc d’avoir accès aux infrastructures fibre d'Orange à l'échelle nationale. Cela concerne les grandes agglomérations, ainsi que les villes et territoires moyennement denses. Ce qui permettra à Kosc de commercialiser des offres fibre de gros activées - c'est-à-dire immédiatement utilisables par ses clients.

Plus globalement, dans son communiqué, l’Arcep note : "Les évolutions du cadre règlementaire vont notamment permettre de fluidifier les déploiements via la simplification de l'offre de génie civil d'Orange, de renforcer l'autonomie des opérateurs et d'améliorer les indicateurs de suivi de qualité de service pour prévenir toute dégradation du réseau ( …) L'Autorité a pris acte de ces améliorations dont Orange a en parti anticipé la mise en œuvre. Compte tenu de ces évolutions concrètes annoncées, le régulateur écarte à ce jour le recours à des obligations spécifiques ne s'appliquant qu'à Orange seul.".

"En écho aux observations de la Commission européenne, l'Arcep sera particulièrement attentive à la mise en œuvre par Orange de ces évolutions et en réalisera un premier bilan d'ici le 1er septembre 2018."
avatar
le Mer 20 Déc 2017 - 7:05Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°230

Canal+
Canal+ est en train de devenir la chaine des sports automobiles. Après le Championnat du Monde de Formule 1, l’Indy Car et la Formule E, Canal+ devient diffuseur pour un montant non dévoilé du Championnat de France des Rallyes 2018. Il ne lui reste plus qu’à acquérir les championnats du monde des rallyes WRC actuellement sur la chaine l’Equipe (cbnews).

Foot anglais
Les droits tv de la Premier League - pour trois saisons de 2019 à 2022 - vont être remis sur le marché, et c’est d’abord le marché britannique qui s’y colle. Actuellement, c’est BT et Sky qui détiennent les droits pour 2,1 milliards d’euros par saison. Mais Discovery pourrait venir troubler le jeu, sans compter que Facebook ou Amazon pourraient également s’y mettre.

Pour la première fois, les matchs seront diffusés en prime time le samedi soir à 19 h 45 et les diffuseurs seront invités à faire une offre pour au moins 200 matchs contre seulement 168 aujourd'hui. Pour rappel, les matchs qui se déroulent à 15h (pour l’ensemble des divisions) ne sont pas diffusés afin de ne pas vider les stades.

Des analyses prévoient une augmentation des droits actuels comprise entre 15 et 40%. A ce jour, Sky et BT règlent 2,1 milliards d'euros par saison. Amazon pourrait se positionner, pour 10 M£, il vient de remporter les droits TV des rencontres de tennis de l’ATP World Tour. En France, c’est fin 2018 que les droits devraient être réattribués. C’est actuellement SFR qui diffuse la Premier League contre un chèque de 120M€ par saison.

En attendant, ce sont les droits TV qui ont augmenté pour La Football League, qui regroupe le Championship (D2), la League One (D3) et la League Two (D4). Pour les trois prochaines saisons, Sky va devoir débourser 132 millions d’euros contre 33 millions actuellement. En comparaison, notre D2 française est valorisée à 22 millions par saison, Canal+ paye 10 millions pour 1 match et BeIN Sports 12 millions pour les 9 autres matchs.

Droits tv du foot espagnol
Alors que certains experts estiment que les futurs droits tv de la Ligue 1 pourraient atteindre jusqu’à 1,2 milliards d’euros, le football espagnol souhaite atteindre 2,3 milliards d’euros pour les droits tv Pour la période 2019-2022. L’appel d’offre pourrait être lancé en mars 2018.
A la fin de la saison actuelle, les droits domestiques devraient atteindre 1,1 milliard et 700 millions pour ceux à l’international.
avatar
le Jeu 21 Déc 2017 - 7:54Hammett
Après la publication des résultats des opérateurs à fin septembre 2017, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire. Comme c’est un trimestre impair, Free et Orange ne publient de données sur l’Ebitda.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a baissé de 0,9% entre 2015 et 2016 et augmenté de 0,2% entre le T3 2016 et le T3 2017.


Le détail
Bouygues Telecom remonte la pente et devrait signer son meilleur chiffre d’affaire annuel depuis 2013. Reste à améliorer la rentabilité.
Free est dans la continuité et grignote l’avance de Bouygues Telecom. Cela va se jouer à un cheveu.
Orange France, est repassé légèrement dans le vert. Le développement de la Fibre Optique et de la 4G commence à tirer Orange.
SFR, malgré la perte de clients sur le fixe et le mobile, SFR voit sa perte se réduire. Mais cela ne suffira pas.

L'ARPU à fin septembre


Précisions
- Les données (exprimées en euros) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR à partir des moyennes trimestrielles. Pour le détail, se reporter à la définition apportée par chaque opérateur.
- Free, par pudeur, ne publie pas d’ARPU mobile. Pour ce tableau, c’est donc un calcul : chiffre d’affaire mobile / nombre de clients / nombre de mois.
- Pour lire le tableau : SFR déclare un ARPU fixe de 35,9€ en baisse de 3,8% sur 12 mois.

Le détail
Bouygues Telecom augmente fortement sur le fixe depuis le début de l’année, c’est le yoyo sur le mobile, mais cela reste à la baisse.
Free est dans la continuité. Il est le seul à voir une augmentation sur le fixe et sur le mobile. Mais ce dernier reste très bas.
Orange France, progresse fortement sur le fixe avec la montée en gamme sur la fibre optique, mais baisse sur le mobile (hors m2m) malgré le gain de clients. Mais ceux-ci sont d’abord des clients Sosh, d’autre part la baisse des frais de roaming en Europe et en France a aussi un impact certain sur cet indicateur. Signe encourageant, c’est en hausse depuis de début de l’année.
SFR, baisse sur le fixe et le mobile. Même le très haut débit n’arrive pas à tirer la locomotive. La stratégie très dépensière de développer des offres convergentes ne le permet pas non plus. SFR perd des clients et ceux qui restent ne dépensent pas assez. Malgré tout, SFR est l’opérateur qui présente le meilleur ARPU sur le fixe et le mobile.
avatar
le Ven 22 Déc 2017 - 7:30Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°267

Xavier Niel fait des emplettes
Via sa holding NJJ et Iliad Xavier Niel vient d’acquérir pour 640 millions d’euros et 63,2% dans EIR, l’opérateur historique en Irlande. Via une option d’achat, il pourra détenir 100% du capital en 2024.

Eir est un opérateur fixe et mobile ave le plus grand réseau de fibre optique en Irlande. Il détient 32% de part de marché dans le fixe et 18% dans le mobile. Son chiffre d'affaires s'est hissé à (exercice clôturé au 30 juin 2017) 1,3 milliard d'euros tandis que l'Ebitda ajusté est de 520 millions d'euros. Il emploie 3400 personnes. A ce stade, la dette d’EIR ne sera pas consolidéé dans les comptes d’Iliad.

En Italie, c’est toujours l’attente. Le lancement pourrait avoir lieu en avril 2018. A l’origine, Free Italie aurait du être lancé à l’été 2017 (boursier.com, 20/12).

Stéphane Richard
Va être renvoyé en correctionnelle dans l’affaire Tapie. est renvoyé en correctionnelle pour « complicité de détournement de fonds publics » et pour « escroquerie. ». A ce jour, il n’y a pas de date pour le procès.

En campagne pour sa succession depuis plusieurs mois, cette nouvelle tombe mal pour Stéphane Richard. Prochaine échéance, le renouvellement de son mandat d’administrateur en février et si il passe cette étape, Il sera fixé sur son sort en mai lors de l'assemblée générale des actionnaires d'Orange.

Pourtant, début septembre, selon des informations de bfm : "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom.".

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique). Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public.

Stéphane Richard a le soutien de 7 administrateurs indépendants pour le renouvellement de son contrat à la présidence de l'opérateur (La Lettre de l'Expansion citée par la revue de presse de l’ARCEP du 04/12).

Que va faire le gouvernement ? Choisir la continuité ou débarquer Stéphane Richard ? Ou ne rien faire et attendre la date du procès en lui collant un futur n° 1 ?

Vivendi
L'audience qui était prévue ce 19 décembre dans le cadre d'un différend entre Mediaset et Vivendi au sujet d'une transaction avortée dans la télévision payante a été reportée au 27 février, a annoncé mardi un juge.

Les deux groupes sont en négociations pour trouver un deal sur la télévision payante. Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table.

Un accord entre les deux groupes clôturerait le contentieux.
avatar
le Mar 2 Jan 2018 - 7:46Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°231

Les capitaux chinois vont se trouver largement freinés pour investir dans les clubs de football en Europe. Afin de lutter la fuite des capitaux, le gouvernement chinois a décidé bloquer les investissements à l'étranger dans de nombreux secteurs d'activité dont le football.
Les investissements actuels ne sont pas concernés. En France, 4 clubs sont concernés à des degrés divers : Lyon, Nice, Auxerre et Sochaux.
La dernière acquisition en Europe est l’AC Milan pour 740 millions. En 2016, les emplettes se sont portées sur 11 clubs : La Haye, Espanyol Barcelone, Inter Milan, Grenade, OGC Nice, AJ Auxerre, Wolverhampton, West Bromwich Albion, Birmingham City).

Investissements chinois
L’internationalisation ou la mondialisation du foot se mesure aux investissements chinois dans les clubs en Europe. Le dernier exemple en date étant la prise de 20% du capital de l’Olympique Lyonnais. Un récapitulatif de visactu permet de faire un point sur ces investissements qui sont (pas toujours) synonymes de bons résultats sportifs. Mais au moins, pour certains, ces investissements sont un peu plus en "sécurité" en Europe.
Il faut rappeler que les investissements chinois ne touchent pas que le foot. En 2015, le total des ces investissements a atteint le montant de 130 milliards d’euros.



Investissements en France
Le mouvement touche également la France. Après le PSG et Monaco, l’OL et l’OM sont les deux derniers exemples des investissements étrangers et non-européens réalisés.

avatar
le Mer 3 Jan 2018 - 7:21Hammett
Liberation (20/12) s’est penché sur le montage financier de Xavier Niel pout le rachat de l’opérateur irlandais EIR.

Pour rappel, Via sa holding NJJ et Iliad Xavier Niel vient d’acquérir pour 640 millions d’euros et 64,5% dans EIR, l’opérateur historique en Irlande. Via une option d’achat, il pourra détenir 100% du capital en 2024.

Eir est un opérateur fixe et mobile ave le plus grand réseau de fibre optique en Irlande. Il détient 32% de part de marché dans le fixe et 18% dans le mobile. Son chiffre d'affaires s'est hissé à (exercice clôturé au 30 juin 2017) 1,3 milliard d'euros tandis que l'Ebitda ajusté est de 520 millions d'euros. Il emploie 3400 personnes. A ce stade, la dette d’EIR ne sera pas consolidée dans les comptes d’Iliad.

Libération cite une source interne chez Iliad qui évoque une opération « atypique». Pour le quotidien : " Le deal comporte une clause qui n’a rien d’anecdotique : Iliad dispose d’un droit d’achat en 2024 sur 80 % de la future participation de NJJ dans Eir. A la condition d’un "prix égal à la valeur de marché (déterminée par un expert indépendant) diminuée d’une décote de 12,5 %". Ce qui, malgré ce rabais, laisse entrevoir à Niel la perspective d’une plus-value si l’opérateur irlandais améliore ses résultats financiers.".

En fait, il s’agirait pour Xavier Niel de ne pas consolider la dette de Eir au niveau d’Iliad, car Eir est endetté à hauteur de 2 milliards d’euros et pourrait plombé les comptes de la société mère.
Si Eir se redresse, Iliad devrait donc payer le prix fort à NJJ. Ne pas faire remonter la dette dans la maison mère : une opération qui pourrait (presque) faire passer Patrick Drahi pour un enfant de cœur...
avatar
le Jeu 4 Jan 2018 - 7:27Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2016. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales et plus particulièrement sur Orange en Pologne. Pays qui est devenu le troisième marché d'Orange.

Orange Pologne est le principal opérateur polonais de télécommunications, opérateur historique issu de l'ancien monopole d'État et de la fusion de Telekomunikacja Polska et PTK Centertel. Il est contrôlé par Orange (49,79 % des actions, à travers un consortium l'alliant à Kulczyk Holding, le reste appartenant à divers investisseurs, dont la Bank of New York - 9,98 %, et l'État polonais - 3,87 %). Source : Wikipedia.

Généralités sur le marché fixe et mobile
Orange Pologne a une part de marché de 29,3% dans le mobile (en légère hausse) et de 27,9% dans le fixe (en légère baisse).



Mobile
Dans le document de référence, sur le marché du mobile, Orange indique : "la Pologne compte quatre principaux opérateurs de téléphonie mobile : Orange Polska, T-Mobile (entièrement détenu par Deutsche Telekom), Polkomtel (opérant sous la marque PLUS, en combinaison avec Polsat Cyfrowy, diffuseur TV et plateforme de télévision satellitaire, détenus par l’homme d’affaire polonais Zygmunt Solorz-Zak), et P4 (détenu par Tollerton Investments Ltd et Novator Telecom Poland SARL, opérant sous la marque Play). En 2016, les quatre principaux opérateurs mobiles représentaient 98 % du nombre total de carte SIM actives en Pologne.".

Sur son activité mobile : "Orange Polska comptait environ 16 millions de clients mobiles à fin 2016, en légère hausse d’environ 84 mille, soit + 0,5 % par rapport à fin 2015. Les forfaits d’abonnement ont augmenté de 1,1 million, dans le prolongement d’une excellente dynamique commerciale démarrée en 2015.".

Fixe
Pour son activité fixe, Orange indique : "Orange Polska a enregistré en 2016 une baisse de 68 000 accès fixe haut débit contre 136 mille en 2015. Le ralentissement du déclin résulte entièrement d’une augmentation de 50 % de la base de clients très haut-débit (…) La part des services très haut-débit est ainsi passée à environ 25 % des accès fixe haut débit (contre 15 % à la fin de 2015). L’ARPU du haut débit a légèrement diminué en 2016, les effets d’importantes réductions de prix en 2015 ayant été partiellement compensés par les ventes croisées de services.".
avatar
le Ven 5 Jan 2018 - 7:32Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2016. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales et plus particulièrement sur Orange en Pologne. Pays qui est devenu le troisième marché d'Orange.

Indicateurs sur le marché fixe et mobile
Sur le fixe, les résultats ne sont pas bons. Orange limite la casse en vendant un peu plus de services (tv, téléphone). Sur le mobile, la base client est là, avec une part de plus en plus majoritaire sur les forfaits. Par contre l’ARPU baisse de façon spectaculaire.

Mobile


Fixe
avatar
le Lun 8 Jan 2018 - 7:41Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2016. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales et plus particulièrement sur Orange en Pologne. Pays qui est devenu le troisième marché d'Orange.

Chiffre d’affaire et récapitulatif
Le chiffre d’affaire est en baisse sensible et la rentabilité s’étiole. Malgré ces clignotants dans le rouge, Orange a augmenté la part de ses investissements dans le réseau. La croissance repose sur le développement de la 4G : vente de terminaux et des forfaits qui vont avec.

Chiffre d’affaire


Récapitulatif
avatar
le Mar 9 Jan 2018 - 7:15Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°268

Couverture mobile
Alors que la date butoir était prévue pour la fin de l’année, l’accord entre l’Etat et les opérateurs sur l’accélération de la couverture mobile se fait attendre.

Le deal tournait autour d’une meilleure couverture mobile dans certains territoires ruraux et de montagne contre une prolongation de la durée des licences qui arrivent à leur terme. Les licences arrivent à échéance en 2021 pour SFR et Orange, en 2024 pour Bouygues Telecom et en 2030 pour Free.

Sauf que Bercy ne souhaite pas spécialement voir disparaitre cette rentrée financière. Pour rappel, selon la FFT (Fédération française des télécoms), cela a représenté 6,3 milliards d’euros pour des fréquences 2,6 GHz, 800 MHz et 700 MHz. Le gouvernement s’était donc fixé la fin de l’année si les négociations n’aboutissaient pas et envisageait de passer en force.

D’autre part, le gouvernement veut que 5000 antennes soient mutualisées. Orange et SFR sont opposés et estiment qu’ils n’ont pas à faire la courte échelle à Bouygues et à Free, qui trouvent de leur côté la note trop salée et la mutualisation pas assez forte. Selon Le Monde, les demandes du gouvernement exigent un investissement supplémentaire compris entre 3 et 4 milliards d’euros d’ici à 2022 pour la construction de plus de 10 000 antennes supplémentaires.

Le deal reste à faire...(ou pas) !

SFR
Altice a annoncé a annoncé la séparation de ses activités américaines de ses activités européennes : les premières, Altice USA, sont prospères tandis que les secondes le sont un peu moins.

Techniquement, les actionnaires de la maison mère Altice NV recevront chacun des actions d’Altice USA : cette société cotée vivra sa vie outre-atlantique, tandis que Altice NV, réduite aux activités européennes, sera rebaptisée Altice Europe. Le tout chapeauté par P.Drhi himself…

Altice Europe se réorganisera en trois entités : Altice France, Altice International (active au Portugal, en Israël et en République dominicaine) et une nouvelle filiale de télévision payante. Altice espère avoir bouclé ces opérations, avec les contraintes légales afférentes, avant la fin du premier semestre 2018 (Le Monde, 09/01).

Cela permettra à Altice USA de vivre sa vie sans être plombé par la dette et d’avoir (logiquement) une plus grosse transparence sur chaque entité.

Quelques mois après le retrait de la cotation boursière, c’est le retour de l’entité SFR par la grande porte ! Trop d'agilité va tuer l'agilité !
avatar
le Mer 10 Jan 2018 - 7:32Hammett
Altice a annoncé a annoncé la séparation de ses activités américaines de ses activités européennes et celles-ci sera se organiser en trois entités : Altice France, Altice International (active au Portugal, en Israël et en République dominicaine) et une nouvelle filiale de télévision payante.

Cette nouvelle organisation va permettre à Altice USA d’être débarrassé de la dette européenne. Même si cela donne de l’air, la dette globale continuera d’exister. En Europe, SFR va vraiment devoir regagner des clients et refaire le terrain perdu

Lors de la présentation de ses résultats à fin septembre, Altice avait publié un graphique (via La Tribune) sur le planning de remboursement de sa dette afin de montrer l’évolution des remboursements de la dette entre 2017 et 2028. Sur 2016 et 2017, Altice a refinancé pour environ 34,8 milliards d'euros de dettes au total. 85% de sa dette est financé à taux fixe, ce qui le met à l’écart d’une remontée des taux. Il n’y a donc pas d’échéances majeures avant 2021.



Reste que les marges financières n’existent plus, d’autant que trois ans après le rachat de SFR par Altice, les résultats commerciaux ne sont pas là : 472 000 clients perdus sur le fixe (de 6,3 millions au T3 2014 à 5,8 millions au T3 2017) et 1,205 million sur le mobile (de 21,4 millions au T3 2014 à 20,2 millions au T3 2017).

Sur le fixe et sur le segment mobile grand public, Free est passé devant SFR.
avatar
le Jeu 11 Jan 2018 - 7:16Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°232

Droits Tv Ligue 1
Comme annoncé, la LFP est entre en contact avec Amazon et Facebook pour examiner les possibilités pour qu’ils puissent participer à l’appel d’offres sur les futurs droits de la Ligue 1.

Quand cet appel d’offres sera-t-il lancé ? C’est L’Equipe (version papier du 10/01) qui l’annonce, la LFP va attendre la prochaine saison pour lancer son appel d’offre. Alors qu’il y a quelques mois, Altice était attendu comme le nouveau messie, le changement de cap de l’opérateur a freiné l’enthousiasme de la LFP. Facebook ou Amazon ne devraient pas concourir pour une exclusivité, malgré l’appel du pied de la LFP.

Droits tv en Angleterre
Chez nos voisins, un début de mauvaise nouvelle pour les propriétaires de la Premier League ? SKY et BT ont annoncé qu’ils allaient distribuer chacun les chaînes de l'autre. Ce qui devrait limiter les risques de voir les prix s'envoler, ou un lot leur échapper, alors que la Premier League vient de lancer un nouvel appel d'offres pour les saisons 2019 à 2022, dont les résultats sont attendus pour février.

Cela devra limiter la guerre commerciale entre les deux groupes. Lors des dernières enchères en 2015, les deux groupes avaient accepté de débourser 5,8 milliards d’euros à eux deux sur trois ans, soit une hausse de 70 %. Reste à voir ce que feront Facebook ou Netflix.

De son coté, Amazon souhaiterait acquérir les droits de la Premier League. C’est ce qu’affirme Bloomberg (Le Monde, 05/01).
Amazon s’intéresserait au plus petit des sept packs de la compétition, qui regroupe chacun entre 20 et 32 matchs. Cela lui permettrait de mettre du contenu à son offre de vidéo payante.

Cet accord pourra-t-il être reproduit en France entre Canal+ et SFR ? En juin 2016, L'Autorité de la concurrence avait retoqué le projet d'accord de distribution exclusif que Canal + souhaitait conclure avec BeIN Sports. Avant de le lui permettre un an plus tard, à condition d'accepter qu'un distributeur tiers puisse aussi la proposer en la facturant en plus.

Droits tv en Italie
Les droits tv du Calcio de 2018 à 2021 vont bientôt être remis sur le marché et l’International Bank of Qatar est prête à investir 13 milliards d'euros pour les dix prochaines saisons afin de les revendre ensuite à des chaînes de télévision. Un e-mail, dont se fait largement écho la presse italienne dont le « Corriere della Sera », aurait été envoyé le mois dernier.

En juin dernier le dernier appel d’offre avait échoué, Sky Italia n’avait proposé que 495 millions d’euros, alors que la Ligue en espérait 1,2 milliard. Pour ce nouvel appel d’offre, la Ligue a mis la barre à 1,05 milliard. Lors de la période précédente Sky et Mediaset avaient déboursé 946 millions d’euros.

A ce jour, ni Mediaset, ni Vivendi n’ont a annoncé qu’ils se porteraientt candidat. Les deux groupes sont en négociations pour trouver un deal sur la télévision payante. Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs.

Droits tv en Espagnel
Alors que certains experts estiment que les futurs droits tv de la Ligue 1 pourraient atteindre jusqu’à 1,2 milliards d’euros, le football espagnol souhaite atteindre 2,3 milliards d’euros pour les droits tv Pour la période 2019-2022. L’appel d’offre pourrait être lancé en mars 2018.
A la fin de la saison actuelle, les droits domestiques devraient atteindre 1,1 milliard et 700 millions pour ceux à l’international.
avatar
le Ven 12 Jan 2018 - 6:50Hammett
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 31 décembre, un récapitulatif sur les supports 4G en service via l’observatoire 2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.

Avec 52,420 sites, le cumul des supports 4G en service augmente de 7,1% par rapport à septembre 2017 ce qui est une petite augmentation par rapport au trimestre précédent et de 37,8% par rapport à décembre 2016.



Bouygues est premier : 14,592 sites en service, soit une augmentation de 6,7% par rapport au 30 septembre et de 37,7% sur un an. Bouygues (via la mutualisation avec SFR) poursuit fortement sa route, mais semble gérer.

SFR repasse numéro 2 avec 14,129 sites, soit une augmentation de 6,4% par rapport au 30 septembre et de 43,7% sur un an. SFR qui n’avait plus vraiment le choix a rattrapé son retard et se tire la bourre avec Orange pour la place de numéro 2, C’est lui qui a le plus progressé sur an, même si c’est en baisse sur le dernier trimestre.

Orange est repassé troisième : 14,032 sites, soit une augmentation de 8,5% par rapport au 30 septembre et de 39,8% sur un an. Orange est sortie de sa léthargie et a repris un peu sa marche en avant, mais pas assez pour garder sa deuxième place. Le trimestre est bon, il va falloir faire plus pour repasser devant SFR.

Free ferme la marche avec 9,667 sites, soit une augmentation de 8,4% par rapport au 30 septembre et de 27,7% sur un an. Free, avance mais a mis le pied sur le frein sur l’année, mais fait un bon dernier trimestre.
avatar
le Lun 15 Jan 2018 - 7:48Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°269

Couverture mobile
Dans le JDD, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie a annoncé qu'un accord avait été signé vendredi entre les quatre opérateurs de téléphonie mobile et l'Etat afin d' assurer une meilleure couverture en France.

Pour lui avec cet accord il n’y aura plus de zones blanches en téléphonie mobile. C’est un accord qui prévoit 3 milliards d’investissements supplémentaires en trois ans pour 5.000 installations supplémentaires par opérateur. A terme, il ne devrait donc plus y avoir (enfin) de zones blanches et la qualité de service devrait également être au rendez-vous, l'accord prévoit de couvrir 30 000 kilomètres lignes SNCF et de passer les sites 2G/3G vers la 4G.

En contrepartie, l’Etat renonce à faire payer les licences de téléphonie mobile. Le renouvellement sera donc automatique. Les licences arrivent à échéance en 2021 pour SFR et Orange, en 2024 pour Bouygues Telecom et en 2030 pour Free. Par ailleurs, l’accord est contraignant, si il n’est pas respecté, il y aura des sanctions.

L’Arcep assurera de la bonne exécution de l’accord. Pour le régulateur : "les opérateurs mobiles s’engagent à : (...) démultiplier le rythme des programmes ciblés d’amélioration de la couverture et dans ce cadre construire chacun au moins 5000 nouveaux sites sur tout le territoire, parfois mutualisés, qui iront désormais au-delà des zones dites « blanches » et dont la charge sera désormais intégralement prise par les opérateurs (...) généraliser la réception en 4G ce qui implique de l'apporter à plus d’un million de Français sur 10 000 communes, en équipant en 4G tous les sites mobiles"

Pour rappel, sur le fixe, le cadre a été fixé au mois de décembre par le premier ministre dans un déplacement dans le Lot. Le Gouvernement veut accélérer les efforts de couverture fixe afin d’atteindre un minimum de bon débit (8 Mbits/s) en 2020 et le très bon débit (30 Mbits/s) deux ans plus tard. Là où la fibre est difficile à installer, il a prévu une rallonge de 100 millions d'euros pour déployer le très haut débit via des technologies annexes.

D’autre part, le gouvernement compte mettre en place un cadre plus strict dans les zones AMII ZMD. C’est là que SFR et Orange déploient et que le retard est le plus important, les opérateurs – eux - assurent qu’ils seront dans les temps. Accessoirement, selon un accord conclu en 2011, Orange est censé raccorder 90 % des foyers et SFR 1%. A la demande de SFR, c’est la justice qui tranchera, le gouvernement s’en tenant au statu quo.

Sur les zones peu denses, les collectivités pourront aussi faire appel à des opérateurs privés à travers une nouvelle procédure à mettre en place. Il restera aux opérateurs à se manifester. Sur les zones encore moins denses, le Gouvernement va proposer un chèque de 150 € pour une solution par la 4G, par la boucle locale radio ou par le satellite.

A suivre...

Altice
Dans le cadre de sa réorganisation, Altice a annoncé la création d’une entité télévision payante. Cela va lui permettre (éventuellement) de pouvoir vendre SFR Sport (si celle-ci est renommée), mais aussi de répartir le poids des investissements dans le foot sur le groupe et plus seulement sur SFR. A terme, si cela se passe mal, Altice peux aussi vendre cette entité.
Si Altice veut amortir les droits de la premier League et s’il veut participer aux enchères des prochains droits de Ligue 1, il va lui falloir trouver de nouvelles recettes et dons s’ouvrir.

Est-ce une ouverture ? lors de la journée « investisseurs » organisée à Londres le 7 décembre dernier, Stéphane Richard a réaffirmé qu’Orange ne participerait pas aux futures enchères sur les droits de Ligue1. Par contre : "Les investissements dans les contenus pourraient aller vers des partenariats entre opérateurs plutôt que dans la confrontation frontale (…) Nous sommes ouverts à la question afin d'aller vers un partenariat gagnant-gagnant.".
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum