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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 53
Localisation : Bois-Colombes
10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Mar 26 Sep 2017 - 7:26Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°251

Altice
Atice envisage de doubler sa taille aux États-Unis dans les cinq prochaines années a indiqué Dexter Goei, le patron de la filiale américaine : "Nous aimons le câble, le câble, le câble (...) Si nous devons faire quelque chose ce sera dans le câble", Il a écarté un rachat à court terme d'un opérateur téléphonique pour pouvoir proposer une offre mobile aux États-Unis. (Revue de presse de l’ARCEP du 14/09, via AFP, Le Figaro, Les Echos, La Tribune)

SFR
C’est le 9 octobre que SFR va être retiré de la bourse après la prise de contrôle par Altice à 100%. Cela va permettre à Patrick Drahi d’avoir le contrôle total de SFR afin de maximiser les remontées de cash et de cesser de partager les dividendes avec les actionnaires minoritaires.
Au printemps 2014, c’est juste 60% que Altice avait acheté, 12 mois après il rachetait les 18% de Vivendi et depuis P.Drahi n’avait de cesse de racheter le flottant restant. Il avait franchi la barre de 95% en août dernier ce qui ouvrait la possibilité du retrait.

Orange
Selon satellifax (22/09), Orange pourrait lancer la commercialisation de deux téléviseurs 4K grand écran sous sa marque. Lors du dernier Show Hello, Orange avait annoncé la commercialisation cet automne d’une barre de son 3D Dolby Atmos, en partenariat avec Cabasse.
Associé avec des offres spécifiques Canal+, voilà qui pourrait donner un coup de fouet aux offres fibre.

Vivendi/Telecom Italia
Le régulateur boursier – la Consob – a conclu que Vivendi détenait bien Telecom Italia. Avec cette décision Vivendi pourrait se voir contraint de consolider les quelque 25 milliards de dettes de Telecom Italia dans ses comptes. Vivendi conteste cette décision.

De son côté, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros.

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé à Vivendi de lui expliquer les raisons pour lesquelles le groupe de médias considérait - avec 24% du capital de l’opérateur - ne pas détenir le contrôle de fait de Telecom Italia et qu’il avait 2/3 des sièges au Conseil d’Administration.

Ultime pression, le gouvernement italien peut ouvrir le réseau à la concurrence. Enfin, le gouvernement pourrait utiliser les pouvoirs spéciaux qui lui offre la loi dans les secteurs stratégiques. Même si Vivendi a reconnu sa participation dans Telecom Italia, Il ne va pas être facile pour Vivendi de sortir de la nasse, surtout que les conflits sont actuellement nombreux entre la France et l’Italie sur le plan économique.
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le Mer 27 Sep 2017 - 6:26Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°218

Canal+
Dans une interview accordée au Figaro (19/09), Frank Cadoret - le directeur de la distribution du groupe Canal+ - est confiant : "Au global, pour 2017, nous devrions regagner environ 100 000 clients (…) Sur le troisième trimestre, qui s'achève à la fin septembre, la croissance nette des abonnés sera d'au moins 50.000, grâce notamment à une actualité sportive exceptionnelle et une plus grande satisfaction des programmes en général. Et le quatrième trimestre devrait être encore meilleur (…) Nous comptons beaucoup sur l'accord avec Orange qui va pousser les offres Canal+ auprès de ses clients fibres"

Pour rappel au 30 juin, le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) avait baissé de 817 000 entre le T2 2016 et le T2 2017, de 70 000 sur le dernier trimestre et de 198 000 sur le semestre.

Vivendi donne 2,995 millions (2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. A noter que sur le premier semestre, les nouveaux clients Free + Orange s’abonne à 30,2% à cette offre, au total, ils ne sont que 17% des clients de ces deux opérateurs à avoir pris l’abonnement.

Il va falloir sérieusement recruter pour arriver au chiffre de 100 000. A moins que Canal+ comptabilise déjà le nombre garanti que va lui permettre l’accord de distribution signé avec Orange et annoncé au mois de juillet.

Vivendi/Mediaset
La famille Berlusconi réclame 3 milliards d’euros à Vivendi ! Mediaset dénonce la montée hostile à son capital de Vivendi (L’Express

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. Pour faire pression, fin décembre 2016, Vivendi a racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote, parallèlement la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien avait estimé que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.

Avec Telecom Italia, Vivendi possède 44,7% (40% maxi selon la loi) et avec Mediaset c’est 13,3% (10% selon la loi). Début juin Vivendi a fait appel de la décision. Mais sur le fond et pour rester dans les limites de la loi, Vivendi préfèrerait garder Telecom Italia et trouver une solution avec la famille Berlusconi sur Mediaset.

D’autre part, Médiaset a attaqué Vivendi pour un préjudice lié notamment "à l'évolution du cours de bourse de Mediaset entre le 25 juillet et le 2 août 2016" et à son image et réclame 50 millions d’euros par mois. Soit – avec l’amende de l’AGCOM - un joli total de 570 millions.

Toutefois, des font état d’un possible accord entre l'Agcom et Vivendi pour que ce dernier réduise sa participation dans Mediaset. La solution envisagée prévoit que Vivendi transfère les actions de Mediaset au-delà du seuil de 10% dans un "blind trust". L'accord préliminaire avec l'Agcom sera examiné par les commissaires de l'autorité de tutelle lors de leur prochaine réunion prévue le 13 septembre mais une décision finale n'interviendra pas avant avril 2018.

D’autre part, Vivendi tout en sortant du capital de Mediaset pourrait ouvrir une future coentreprise dans contenus avec Mediaset Premium, Canal+ et Telecom Italia. Ce serait un moyen de sortir par le haut dans l’affaire qui oppose Bolloré à Berlusconi avec le régulateur italien en arbitre.

Vivendi s’est engagé à ne pas céder d'actions Mediaset à Telecom Italia ou à une filiale de Vivendi. Si Vivendi a accepté cet accord, il ne pourrait être temporaire car Vivendi a fait appel de la décision de l’Agcom du mois de juin. Le jugement sera rendu en février 2018. De ce côté, Vivendi devrait pouvoir desserrer le nœud.
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le Jeu 28 Sep 2017 - 6:37Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°252

Stéphane Richard
Selon les informations de bfm, "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom". En effet Bernard Tapie multipliant les recours, par ricochet cela devrait retarder la procédure et donc le procès, qui ne pourrait pas intervenir au mieux avant le mois de juin.

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique)Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public

De quoi permettre à Stéphane Richard de se présenter pour un troisième mandat en mai 2018. Stéphane Richard est officiellement candidat à sa succession et en a fait l’annonce à son Conseil d’Administration. L’actuel mandat de quatre ans a été reconduit en mai 2014 jusqu’en mai 2018.

L'Etat, actionnaire d'Orange, qui détient 29 % des droits de vote (via l'Agence des participations de l'Etat et la BPI), jouera un rôle prépondérant. Il possède trois administrateurs au conseil de l'opérateur télécom.
Mais, en même temps, l’Etat pourrait se désengager partiellement du capital.

Dailymotion
Dailymotion est en petite forme, selon bfm, au 1er semestre 2017, le chiffre d'affaires est tombé à 22 millions d'euros, soit une chute de 41% en un an, les pertes pourraient atteindre 60 millions d’euros pour l’année 2017. Vivendi vient de lancer une nouvelle version de Dailymotion qui devrait faire la part belle aux contenus professionnels du groupe Vivendi (sport, divertissement, musique, actualité).

Racheté à 90 % par Vivendi en 2015 pour 280 millions d'euros, Dailymotion reste contrôlée à 10 % par Orange. Dailymotion revendique une audience mondiale de 300 millions de visiteurs uniques par mois, dont plus de 130 millions dans la zone Europe Moyen-Orient Afrique (Le point, 20/06).

Contentieux Orange/SFR sur le FTTH
Mi-Mai, SFR a lancé une procédure judiciaire contre Orange devant le Tribunal de commerce de Paris (Les Echos, 16/05). La plainte porte sur la couverture des zones moyennement denses (AMII).
En 2011, un accord entre Orange et SFR prévoyait un partage 80/20 entre les deux groupes, depuis SFR a été racheté et SFR veut une plus grosse part.

Mi-février, l’ARCEP avait invité : "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Depuis, rien n’a bougé.

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) est revenu sur le sujet SFR a : "dénoncé l’accord avec Orange, qui reproduisait pour la fibre la situation du réseau de cuivre : un monopole d’infrastructures pour l’opérateur historique. Ce n’est plus la solution satisfaisante".

Orange a refusé ce nouveau partage, Stéphane Richard estimant que "SFR n'a pas tenu ses engagements, ça c'est quelque chose de marquant pour tous les responsables publics locaux et nationaux (…) Nous, on a fait plus que prévu et cette zone sera fibrée même avant 2022. Il n'y a pas lieu de chambouler le plan Très haut débit. La seule conséquence que cela aurait, c'est que cela ferait prendre du retard à tout le monde. Il faut miser sur l'efficacité." Les Echos (27/07).

Le Gouvernement commence à dessiner son plan d’actions afin d’accélérer la couverture en très haut débit du pays. Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a donné une interview au quotidien [url=http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/26/julien-denormandie-nous-sommes-prets-a-ouvrir-des-negociations-sur-les-frequences-mobiles_5191556_3234.html#LXaTiVPHJlVfO3Cv.99
]Le Monde[/url] (27/09), sur le sujet, il ne s’agira que de modifications à la marge : "Nous pouvons aménager les frontières de chacun, mais sans remettre à mal ce qui a été fait. Nous irons plus vite avec les équilibres existants".

Un accord peut-il faire partie du deal général sur le déploiement du très haut débit ?
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le Ven 29 Sep 2017 - 6:29Hammett
Ce tableau récapitule - à fin juin 2017 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR poursuit sa baisse. Depuis 20 trimestres, la perte est 2,696 millions de clients. Sur le dernier trimestre, c’est Bouygues qui en profite le plus (+0,2%), Free et Orange se partage la même chose (+0,1%).

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 6,6 points et 2,5 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 2,1 points mais gagné 3,8 millions de client, Bouygues gagne 1,7 point et 3,8 millions de clients, Free 7 points et 9 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues refait un peu son retard.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 43,174 millions de clients, soit 40,8% du total.
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le Lun 2 Oct 2017 - 8:51Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin mars 2017.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.».



Précisions
- Au T2 2017, Orange avec 6,829 millions de cartes SIM est à 49,9 % de parts de marché et a progressé de 2,218 millions de cartes sur 12 mois, soit un gain de 48,1% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange.

Orange s’approche tranquillement des 50% des parts de marché. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits. SFR retrouve quelques couleurs en volume, mais cela reste très modeste et poursuit sa baisse. Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et les autres acteurs essayent de rester dans le coup. Free n'est pas présent sur ce marché.
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le Mar 3 Oct 2017 - 8:50Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine). Deuxième récapitulatif : l'impact des forfaits m2m par rapport à l'ensemble des forfaits.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP à fin juin.
- Au T2 2017, Orange avec 6,829 millions de cartes sim sur 30,850 millions de forfaits, soit un pourcentage de 22,1%.

Pour Orange, comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment. A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés : “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”.

Lors d’une interview au Jdd (11/06), Stéphane Richard est revenu sur le sujet : "C'est l'avenir et un réseau indispensable pour Orange qui se développe dans les services financiers et les objets connectés. Nous voulons occuper une place dans l'écosystème de l'Internet des objets, qui couvrira demain des domaines aussi vastes que la santé, la maison et l'industrie.".

Pour Orange, la proportion du m2m a pris 5,4 points sur les 12 derniers mois Bouygues est également sur une courbe ascendante et confirme sa deuxième place en proportion. Toujours pas de données sur ce que cela représente au niveau du chiffre d’affaire sur ce segment plus « protégé » de la téléphonie mobile.


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le Mer 4 Oct 2017 - 8:43Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°253

Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur quelques sujet d’actualité. La question de la participation de l’Etat n’a pas été abordé, certainement un oubli ou un manque de place ?

Sur Orange
Alors qu’Orange compte lancer Orange Bank début novembre et se développer dans le cyber sécurité, Stéphane Richard devrait présenter début décembre les grandes lignes de sa vision à long terme pour Orange ? Cela devrait s’articuler comme suit : "Le groupe doit se renforcer dans de nouveaux métiers, autour de la data, de la relation client digitale ou de l'intelligence artificielle".

Cela passera-t-il par le rachat de sociétés ? C’est quasiment inévitable, Orange n’ayant pas assez (ou pas du tout) de connaissances sur ces sujets.

Sur la consolidation
Sujet au point mort en France comme en Europe : "Je ne vois pas aujourd'hui de projet créateur de valeur et réalisable. Les conditions politiques, économiques et sociales actuelles ne le permettent pas. (…) Bouygues est dans une logique de développement solitaire. A court terme, il n'y a guère de possibilités de rapprochement. Pour Vivendi, il n'y a aucune discussion. Vivendi c'est un mix de contenus dont certains, comme la musique, ne sont pas pertinents pour Orange. Certes Vivendi détient 25% de Télécom Italia mais nous ne sommes pas intéressés à les reprendre. Quant à Canal+, la stratégie de partenariat renforcé me va bien".

Promesse de gascon (ou de cévenol) ?

Sur les contenus
Stéphane Richard reste sur sa ligne et ne veut pas de «danseuse». Il annonce qu’OCS a dépassé les 2,7 millions de clients et qu’Orange ne sera pas directement candidat pour acquérir des lots du futur appel d’offre et n’est pas inquiet en cas de succès de SFR, car celui-ci sera obliger d’en passer par Orange pour amortir ses investissements. Mais pour lui, Canal+ et beIN SPORTS feront tout pour garder des droits vitaux.

Le passage chez SFR ne serait pas une bonne nouvelle pour Orange, mais cela ne serait pas un désastre non plus, mais il lui faudrait faire profil bas et passer un accord avec SFR.
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le Ven 6 Oct 2017 - 6:46Hammett
L'ARCEP vient de publier "les chiffres de l'observatoire des marchés des services de communications électroniques au T2 2017".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,0%, c’est en encore baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 825 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 145 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,9 millions, soit un recul de 538 000 sur un an et une baisse de 168 000 sur le trimestre.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,144 millions, soit une hausse de 1,363 million (dont 878 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 311 000 (dont 214 000 pour le Ftth) sur le trimestre. CE qui donne un (relatif ) petit trimestre de hausse.

Pour l’ARCEP : "La part des accès haut débit baisse ainsi de 4 points en un an au profit de ceux à très haut débit, qui représentent 22% des accès fin juin 2017".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.
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le Lun 9 Oct 2017 - 6:29Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°254

Le gouvernement et le THD
Le Gouvernement commence a tracé son plan d’action afin d’accélérer la couverture en très haut débit du pays. Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a donné une interview au quotidien Le Monde (27/09) et fait le point. Résultat final dans quelques semaines. Le deal général semble se dessiner et le "plan" de SFR n'arrive décidément pas à convaincre.

Concernant les devoirs : "ils (les opérateurs) devront désormais prendre des engagements contraignants en matière de couverture, à travers un dispositif législatif qui les expose à des sanctions s’ils ne déploient pas assez vite. Nous ne sommes plus dans un schéma de bonne volonté, mais dans une logique d’engagements contraignants. Ils nous ont donné leur accord de principe".
Sur les droits (en téléphonie mobile) : " En contrepartie, l’Etat dispose de leviers d’action : il peut agir sur les taxes prélevées sur les infrastructures ou sur le coût des fréquences dont ont besoin les opérateurs. Nous sommes prêts à ouvrir des négociations et à faire un effort sur ces fréquences en échange d’un engagement financier significatif de la part des opérateurs.".

Au sujet du « plan » de SFR : "C’est une très bonne nouvelle d’entendre que SFR souhaite investir. Je suis ensuite très prudent avec les effets d’annonce. Comme le disait Mounir Mahjoubi, il n’y avait pas de chèque avec leur proposition".
De façon plus globale : "Aménager un territoire ne peut se faire que dans le cadre d’une discussion avec une collectivité. Il n’est pas concevable d’aller creuser des tranchées sans l’accord des collectivités. En outre, nous ne laisserons pas un opérateur se développer dans une ville intéressante et délaisser des zones jugées moins porteuses".

Orange et la Fibre
Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur quelques sujet d’actualité et notamment sur le déploiement de la fibre.

Stéphane Richard affiche la sérénité du leader : "Nous sommes à fond derrière le gouvernement dans le dossier de la fibre. (…) Orange couvrira toutes les grandes villes mi-2018, et les moyennes agglomérations d'ici à 2021. Dans les campagnes, contrairement à SFR, nous jouons la carte des collectivités territoriales et de l'Etat qui cofinancent les réseaux, en étant un partenaire engagé à leurs côtés. Avec 2,5 millions de prises nouvelles par an, hors RIP, notre outil de production tourne à plein régime. Il ne faut pas remettre en cause le cadre actuel".

Sur SFR, il flingue sec : "Je ne crois pas au réalisme et à la crédibilité des annonces de SFR dans ce domaine (…) L'investissement que représenterait un tel projet se chiffre en milliards d'euros. Il viendrait dupliquer des réseaux déjà en construction, cela n'a pas de sens, et ne serait pas rentable".

Vivendi/Telecom Italia
Telecom Italia a annoncé la création d'une co-entreprise avec Canal+ afin d’être convergent entre télécoms et médias. Cette société pourra acquérir des droits audiovisuels et produire des films et séries. Pour le sport, cela tombe bien, car les droits tv du football italien n’ont toujours pas été attribués. Alors que les dirigeants en attendaient 1,2 milliard d’euros pour la période 2018-2021, seul Sky a fait une offre de 500 millions d’euros. Médiaset n’a pas répondu à l’appel d’offre. L’appel d’offre est reporté à la fin de l’année. Télécom Italia en sera-t-il ? Cette co-entreprise pourrait pousser Mediaset (propriété de la famille Berlusconi) à trouver un compromis avec Vivendi.
D’autre part, le gouvernement italien a lancé une procédure contre Vivendi et lui reproche de ne pas avoir notifié la prise de contrôle de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Vivendi conteste cette vision des choses, mais vient de nommer Amos Genish, venu de Vivendi, au poste de directeur général de Telecom Italia.
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le Mar 10 Oct 2017 - 6:30Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°219

Jeux Olympiques 2024
La concurrence va être rude pour remporter les droits de diffusion en clair. TF1 a fait acte de candidature, mais – selon la formule consacrée - pas "à n'importe quel prix". M6 serait également sur le coup, mais pour les sports collectifs.
Pour rappel, les JO font partie des événements sportifs dits « d'importance majeure » listés par décret, et qui doivent être retransmis en direct et en intégralité sur une chaîne à accès libre.
Il y a deux ans, Discovery (maison mère d'Eurosport) a déboursé 1,3 milliard d'euros pour acquérir les droits en Europe pour les éditions de 2018 à 2024, qu'il va revendre ensuite. France Télévision aurait déboursé 45 millions d'euros pour Rio, selon une note du Ministère des sports (Les Echos, 27/09)

Droits des Bleus
TF1 a confirmé le deal avec M6 pour la diffusion des matches de l'équipe de France de football. Le président de M6 l’avait annoncé lors d’une interview au quotidien Le Monde (16-17/10/2016) que "nous devrions partager les droits de l’équipe de France de football à partir du deuxième semestre 2018".

De fait, la perte de la totalité des droits est quand même une petite révolution pour TF1. M6 et TF1 ont en effet formulé une offre commune pour les matches de qualification de l'équipe de France à l'Euro 2020 et à la Coupe du monde 2022, ainsi que les rencontres des Bleus au sein de la Ligue des Nations, nouvelle compétition lancée par l'UEFA en septembre 2018.

Canal+
Télérama révèle de mauvais chiffres concernent les abonnements de Canal+, d’après le magazine : "de janvier à avril, Canal+ a perdu 154 000 abonnés. Selon un point effectué pendant le comité d’entreprise le 31 août, on en serait à moins 257 000 fin juillet. Si cette tendance se confirme, on approcherait les 500 000 sur l’ensemble de 2017.".

Dans une interview accordée au Figaro (19/09), Frank Cadoret - le directeur de la distribution du groupe Canal+ - est confiant : "Au global, pour 2017, nous devrions regagner environ 100 000 clients (…) Sur le troisième trimestre, qui s'achève à la fin septembre, la croissance nette des abonnés sera d'au moins 50.000, grâce notamment à une actualité sportive exceptionnelle et une plus grande satisfaction des programmes en général. Et le quatrième trimestre devrait être encore meilleur (…) Nous comptons beaucoup sur l'accord avec Orange qui va pousser les offres Canal+ auprès de ses clients fibres"

Il va falloir sérieusement recruter pour arriver au chiffre de 100 000. A moins que Canal+ comptabilise déjà le nombre garanti que va lui permettre l’accord de distribution signé avec Orange et annoncé au mois de juillet.
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le Mer 11 Oct 2017 - 6:31Hammett
Après la publication des résultats des opérateurs à fin juin 2017, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire et de l'Ebitda.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a augmenté de 0,2% entre le T2 2016 et le T2 2017.



Le détail
Bouygues Telecom poursuit son redressement et voit sa rentabilité remontée au delà des 20%. Un événement.

Free est dans la continuité. Sur ce trimestre, Free passe devant Bouygues Telecom pour 30 millions (2 millions sur le T1).

Orange France, est dans le vert. Là, c’est historique. Les services mobiles sont toujours dans le roug, mais le Ftth commence à donner des résultats.

SFR, malgré la perte de clients sur le fixe, SFR voit son chiffre d’affaire remonter légèrement avec la hausse de ses clients postpayés mobiles, mais voit sa rentabilité baisser.

Pour rappel, les résultats à fin juin 2016
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le Ven 13 Oct 2017 - 6:23Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°255

Stéphane Richard
Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur l’affaire Tapie : "Ma situation judiciaire n'a pas évolué depuis 2013. Si le juge, comme c'est prévisible, décide de renvoyer l'affaire, il y aura un procès. Je répondrai aux accusations, que je considère comme infamantes et infondées, qui sont portées contre moi. Il y aura une décision de justice et il reviendra alors au conseil d'administration d'évaluer la situation le moment venu. Nous n'y sommes pas.".

Pour rappel, selon les informations de bfm, "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom". En effet Bernard Tapie multipliant les recours, par ricochet cela devrait retarder la procédure et donc le procès, qui ne pourrait pas intervenir au mieux avant le mois de juin 2018.

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique)Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public

De quoi permettre à Stéphane Richard de se présenter pour un troisième mandat en mai 2018. Stéphane Richard est officiellement candidat à sa succession et en a fait l’annonce à son Conseil d’Administration. L’actuel mandat de quatre ans a été reconduit en mai 2014 jusqu’en mai 2018.

L'Etat, actionnaire d'Orange, qui détient 29 % des droits de vote (via l'Agence des participations de l'Etat et la BPI), jouera un rôle prépondérant. Il possède trois administrateurs au conseil de l'opérateur télécom. Mais, en même temps, l’Etat pourrait se désengager partiellement du capital.

Orange et Canal+
Suite à l’annonce de son partenariat avec Canal+ et pour ses clients fibre, Orange vient d’annoncer une offre spécifique Canal+ Essentiel à 14,90€ au lieu de 19,90€.
Début juillet, Orange a annoncé un simple accord avec Canal Plus, alors qu’il avait été question d’un rachat ou d’une prise de participation et même d’un accord plus global avec Vivendi avec une prise de participation dans Telecom Italia.

A l’annonce de cet accord, Stéphane Richard déclarait : "il est capital que notre produit fibre soit le plus attractif possible, pour assurer la migration vers la fibre".

Orange espère faire de Canal+ un produit d’appel pour son offre fibre et conquérir un million de clients avec cette offre d'ici 2020. Le nombre de clients abonnés à Canal+ serait à ce jour de 900 000. C’est Orange qui facturera directement et plus Canal+, ce qui lui permettra d’avoir un ARPU plus important, mais devra aussi assumer le service client.  

En échange d’un tarif préférentiel, Orange assure à Canal+ jusqu'en 2020 un revenu minimal garanti de plusieurs centaines de millions d’euros. Cela va permettre à Canal+ d’avoir un peu plus de moyens afin de postuler pour les futurs droits de la Ligue 1. 2020 étant la date de fin des droits actuels de Ligue 1, si Canal+ échoue à renouveler ses droits, Orange se désengagera t-il ?

Kiosque numérique chez Orange
Orange va enrichir son offre de contenus avec un kiosque de presse numérique (via Epresse) et des bandes dessinées (a plate-forme de BD numérique Izneo de la Fnac) gratuitement pour la plupart de ses abonnés pendant une période de 6 mois. Ensuite les options seront facturées à 9,99€ par mois.

Depuis fin août, Canal+ offre le quotidien l’Equipe avec son offre « intégrale », cela fait suite au lancement fin mars dernier d’une offre presse avec le Kiosk. Cela vient s’ajouter à SFR Presse (propriétaire d’un groupe de presse) lancé en avril 2016. Bouygues a également lancé une offre avec Le Kiosk.
 
Pour rappel, depuis quelques semaines, ces offres de kiosques numériques sont dans le collimateur de Bercy et plus particulièrement pour l’optimisation fiscale utilisée par SFR et dans une moindre mesure par Bouygues Telecom. Ces kiosques permettent de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.

Le fisc va donc appliquer le taux de TVA réduite de la presse de 2,1 % que sur les journaux effectivement téléchargés par les internautes. Quid chez Orange ?
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le Lun 16 Oct 2017 - 7:13Hammett
Brèves du sport business et de la TV payante – n°220

Chiffre d’affaire du Top5
Selon une étude du cabinet Deloitte, sur le chiffre d'affaires du football européen, Il y a eu explosion des droits télévisés (+14% en un an), et ont atteint 6,6 milliards d'euros en 2015/2016 dans les cinq grands championnats et représentent quasiment la moitié (49%) des revenus des clubs.
Le chiffre d’affaire a atteint 24,6 milliards d'euros lors de la saison 2015/2016, en hausse de 13% par rapport à la saison précédente. Cette croissance à deux chiffres a été tirée par les cinq principaux championnats européens (Premier League, Bundesliga, Liga, Ligue 1 et Serie A), dont les revenus ont plus que doublé lors de la dernière décennie pour culminer à 13,4 milliards d'euros.
Par ailleurs, le sponsorship et les autres activités commerciales s'élèvent à 4,6 milliards d'euros et représentent 34% des revenus du football européen.
C’et la Premier League (Angleterre) qui est le championnat européen qui a généré le plus de revenus en 2015/2016 (4,9 milliards d'euros) devant la Bundesliga (2,7 milliards), l'Espagne (2,4 milliards), l'Italie (1,9 milliard) et la Ligue 1 (1,5 milliard).

Valorisation des clubs européens
Il y a quelques mois, le cabinet KPMG a publié une étude sur la valorisation financière des principaux clubs de foot européens.
Avec leurs droits tv astronomiques, il y a 6 clubs anglais dans les 10 premiers. Les clubs anglais représentent 40% du total. Le PSG est 11ème et baisse d’une place et l’OL en gagne 5, grâce à son nouveau stade.  
Avec un montant de 29,9 Milliards €, la valeur financière totale des 32 clubs de football européens du classement a augmenté de 14 % par rapport à 2016.Pour KPMG : "La valeur totale des 32 clubs européens démontre que le football, en tant qu’industrie, vit une belle phase de croissance. Si cela s’explique notamment par le bond des droits de diffusion TV, cette progression se confirme aussi grâce à des investissements dans des infrastructures modernes et privées et des pratiques d’investissements plus soutenables.".

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le Mar 17 Oct 2017 - 6:32Hammett
Début octobre, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du deuxième trimestre 2017. Un point a été fait sur les revenus des opérateurs.
Malgré la montée en charge du très haut débit, les revenus (HT) sur le fixe continu de décroitre de 0,6% sur un an. Pour les revenus (HT) des opérateurs sur le mobile (hors m2m), la hausse se poursuit. Globalement, cela reste négatif, alors que le T1 avait été positif.



Pour rappel, le récapitulatif du CA par opérateur à fin juin 2017.



Début mai, L’ARCEP avait également publié un récapitulatif sur le revenu des opérateurs depuis 1998. Depuis 2010, les revenus ont baissé de 17,7%, sur l’année 2016, la baisse est de 0,8%. La baisse est moins forte, mais elle est toujours là. L’année 2017, sera t-elle une année de croissance ?

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le Mer 18 Oct 2017 - 6:34Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°256

Bouygues Telecom
Olivier Roussat - le pédégé de Bouygues Telecom - a fait le point lors d’une interview à BFM (09/10).

Alors que des interrogations se posent sur la capacité de Bouygues à assurer de lourds investissements sur le très haut débit fixe et mobile, pour lui, Bouygues a les moyens de ses ambitions : "Notre entreprise refait des bénéfices et dégage à nouveau des niveaux de cash suffisants pour assurer la totalité de ses investissements. On est en train de repartir et pas seulement d'atteindre un palier (…) Primo, le marché est rentable. Tous les acteurs gagnent de l'argent. Deuxio, tous les acteurs dégagent suffisamment d'argent nécessaire à leur développement, alors que les télécoms consomment beaucoup de capital. Le secteur est donc non seulement rentable, il est viable".

Concernant la fibre optique, il se montre plutôt confiant et souhaite profiter à plein du cadre réglementaire actuel : "Nous avons la plus petite base d'abonnés aux réseaux fixes du marché. Ce qui était important pour nous, c'était d'investir dans la fibre optique au rythme d'accroissement de notre base de clients. La régulation actuelle fait que si un opérateur investit 1 milliard d'euros, il a accès à 5% de la totalité des prises en fibre optique disponibles dans l'Hexagone. La réglementation nous permet de grossir progressivement".

Ce qui permet à Bouygues de pouvoir suivre le rythme des investissements. Mais cela sera-t-il suffisant par rapport à la concurrence ?

Altice
Altice vient d’annoncer qu’il venait de refinancer 4 milliards d'euros de dettes. Cela va permettre au groupe de se donner plus de temps pour rembourser sa dette, ainsi la maturité moyenne de la dette passe à 6,6 ans et gagner 36 millions d’euros par an sur les coûts d'intérêts.
C'est la deuxième fois cette année qu'Altice restructure une partie de sa dette. En mars dernier, le groupe avait déjà levé 2,3 milliards d'euros. En comptant la nouvelle opération, le groupe a refinancé pour environ 34,8 milliards d'euros de dettes au total ces dix-huit derniers mois.

Bref, cela donne du mou et permet à Altice de mettre en place sa stratégie industrielle et commerciale, mais cela ne règle pas le montant de la dette qui reste de 50 milliards Challenges (09/10).

Vivendi/Italie
Le président du Conseil, Paolo Gentiloni, a signé un décret autorisant le gouvernement à recourir à ses pouvoirs spéciaux ("golden power") sur Telecom Italia. Ces pouvoirs spéciaux - qui n'ont jamais été utilisés par Rome jusqu'à présent - permettent au gouvernement d'opposer son veto à certaines décisions, dont des ventes d'actifs, des opérations de fusion et tout changement de contrôle des sociétés considérées comme étant d'importance stratégique pour le pays.

L'Italie exige que tous les domaines relevant de la sécurité nationale au sein de TIM, y compris ses filiales de câbles sous-marins Sparkle et de logiciels Telsy, soient confiés à une personnalité italienne approuvée par l'Etat.Dans un communiqué publié après une réunion ministérielle, le gouvernement a demandé à Telecom Italia de faire en sorte que ses actifs relevant de la sécurité nationale fonctionnent en tant qu'entités autonomes sur les plans des finances, du personnel et de la stratégie. Il n'est toutefois pas allé jusqu'à demander explicitement que ces actifs soient placés dans des entités distinctes du groupe.

Telecom Italia, qui dispose de 90 jours pour se mettre en conformité avec ces exigences, a affirmé qu'il respectait déjà partiellement ces demandes (Reuters, 17/10).
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