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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 53
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10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Ven 1 Sep 2017 - 8:02Hammett
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T2.

Sur le fixe et sur le trimestre, Orange termine devant Bouygues qui engrange avec la Fibre Optique. Derrière, malgré le ftth, Free a lâché. SFR est toujours négatif.

Sur le mobile, Free est toujours devant et signe trimestre correct, Orange se redresse, Bouygues se maintient et SFR s’affaisse.

Fixe
Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Mobile
Sur le T2
Free, 200 000 nouveaux clients, soit 41,3% de parts de conquête,
Orange 150 000, soit 31,0%.
Bouygues 110 000, soit 22,7%,
SFR 24 000, soit 5,0%
Total 484 000

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête,
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000
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le Lun 4 Sep 2017 - 6:26Hammett
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin juin 2017.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars. Il sera actualisé avec la publication prochaine des chiffres l’ARCEP à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.

Bouygues Signe un trimestre moyen, sur un an, Orange est devant en valeur absolue. Bouygues va devoir faire plus sur le FttH. Globalement, la dynamique continue d’être bonne

Free est maintenant bien installé à la deuxième place devant SFR, mais réalise un mauvais trimestre, lui aussi devra passer à la vitesse supérieure sur le FttH.

Orange est maintenant bien au-dessus de la barre des 40% de pdm. La Fibre Optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, mais pas non plus de quoi prendre ses distances. Rien d’extraordinaire, c’est « pépére » !

SFRest négatif , même si la baisse est moins forte. Le redressement n’a pas encore commencé. A ce jour, la politique dans les contenus ne porte pas ses fruits et SFR fait (une fois de plus) un relatif petit trimestre sur le très haut débit.
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le Mar 5 Sep 2017 - 6:30Hammett
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile à fin juin 2017.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 31,884 millions de clients et a gagné 2,181 millions de clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une hausse de 7,3%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre. Son différentiel avec Free a un peu augmenté et tient avec le m2m et une politique agressive des prix, ce qui lui permet de se maintenir à distance de Free.

Free est à 16,7% du marché, et malgré de bons chiffres sur le recrutement ne performe plus assez pour contrer le développement du m2m chez ses concurrents. Free ne progresse plus. Toujours la même problématique : comment atteindre l'objectif affiché de 25% du marché ? La dynamique n’est plus assez forte.

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légérement. Mais, ce n’est pas suffisant sur le segment Grand Public.

SFR commence à se refaire une (petite) santé sur les forfaits. Mais c’est loin d’être suffisant.
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le Mer 6 Sep 2017 - 6:28Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°246

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin juin, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+.  
C’est encore un mauvais trimestre tant commercialement que financièrement. En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) est passé en dessous des 5 millions de clients. La baisse est moins forte sur ce trimestre que lors des trimestres précédents, le fond de la piscine est-il atteint ? Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange.  

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,4 millions de clients, OCS à 2,6 millions et Netflix à +/- 1,4 million, ils sont tous en progression.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baisse de 817 000 entre le T2 2016 et le T2 2017 et de 70 000 sur le dernier trimestre (401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre).
Sur un an, la baisse était de 820 000 à fin mars, 890 000 à fin décembre, de 595 000 à fin septembre, de 509 000 à fin juin et de 469 000 à fin mars.

Vivendi donne 2 995 millions (2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. A noter que sur le premier semestre, les nouveaux clients Free + Orange s’abonne à 30,2% à cette offre, au total, ils ne sont que 17% des clients de ces deux opérateurs à avoir pris l’abonnement.  



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 28,3% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 29,4% à fin décembre, 31,1% à fin septembre, 32,3% à fin juin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.
Le CA de la télévision payante en France est en baisse de 5,3% sur un an (7,8% sur 12 mois à fin mars)s.

Sur l’année, le résultat opérationnel ajusté (EBITA) de Groupe Canal+ s’établit à 171 millions d’euros, contre 288 millions d’euros il y a un an, soit une baisse de 41,9%.

Vivendi pris par la patrouille ?
Selon bfm (04/09), l’autorité des marchés financiers (AMF) s’interroge sur la concomitance du rachat d’Havas par Vivendi et des mauvais résultats du groupe de publicité annoncés il y a dix jours et donc d’un possible délit d’initiés. Pour rappel, Bolloré contrôle Vivendi et Havas. A ce jour il n’y a pas d’enquête diligentée par l’AMF. Toutefois pour quelques spécialistes, le calendrier semble un peu troublant et Bolloré aurait pu jouer sur le cours de bourse d’Havas.
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le Jeu 7 Sep 2017 - 6:20Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°247

Bouygues : Free en Italie, un "carnage"
Lors de la présentation des résultats de Bouygues, Martin Bouygues n’a pas pu s’empêcher d’évoquer son meilleur ennemi : Xavier Niel…Cette fois-ci, cela concerne le lancement prochain de l’offre de Free sur le mobile en Italie : "Cela va être un carnage !".
Pour lui, Free en Italie comme en France : "Le quatrième opérateur qui arrive a bénéficié de conditions réglementaires incroyables, cela m'étonnerait que cela arrange la situation du marché italien...".
Pour Martin Bouygues, si Xavier Niel n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventé…

Bouygues pris par la patrouille
Selon Bfm (04/09), Bouygues Telecom s’est vu infligé un redressement fiscal de 15,4 millions d’euros lancé par le Centre National du Cinéma (CNC).
Les contrôleurs fiscaux ont jugé sous-évaluée sa contribution pour les années 2012 et 2013 sur une taxe qui s’élève à 2,25% du chiffre d’affaire provenant de la télévision. Cette taxe a été créé en 2007, Bouygues n’a pas contesté la décision et a payé.

Orange, Bouygues et SFR pris par la patrouille
Précisément La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient d’envoyer un courrier à Bouygues, Orange et SFR afin qu’ils incluent le prix de location de la box dans la présentation de leurs offres.
Lors de la présentation des résultats de Free, Maxime Lombardini avait également dénoncé ses petits camarades, afin qu’ils respectent la loi.
Vu l’importance du sujet, la DGCCRF donne aux opérateurs le butoir du 1er février 2018 pour se mettre en conformité (6 mois, cela devrait le faire..), sinon ce sera une amende de 15 000€…C’est dire si le sujet est pris à cœur ! (Les Echos, 05/09).

SFR et ses options
SFR vient d’augmenter ses forfaits entre 3 et 5 euros et d’inclure se nouvelle chaine de cinéma et de séries Altice Studio. Selon la lettre professionnelle Satellifax, spécialisée dans l’audiovisuel, cela pourrait rapporter en année pleine – et dans les meilleures conditions - au moins 460 millions d’euros par an à SFR, faut rappeler que le budget annuel d’Altice Studio : 160 millions d’euros.
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le Ven 8 Sep 2017 - 6:28Hammett
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2ème trimestre 2017 - résultats provisoires- ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,1%, c’est en stabilisation par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 835 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 145 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,9 millions, soit un recul de 536 000 sur un an et une baisse de 172 000 sur le trimestre. La tendance est à l’accélération de la baisse.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,150 millions, soit une hausse de 1,369 million (dont 881 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 314 000 (dont 217 000 pour le Ftth) sur le trimestre. C’est un petit trimestre.

Pour l’ARCEP : "Au total, le nombre d'abonnements à très haut débit représente, au deuxième trimestre 2017, 37% du nombre total de logements éligibles au très haut débit, en croissance de 5 points en un an. En outre, fin juin 2017, plus d'un abonnement internet actif sur cinq est à très haut débit.". Le constat était identique pour le T1

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.
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le Mar 12 Sep 2017 - 6:18Hammett
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin juin 2017. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 2,645 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés de Bouygues, Free, Orange.

Orange voit son avance se réduire (un peu), Free accélère et commence à prendre ses distances, Bouygues n’est pas en reste, mais reste un peu mou. SFR + "Autres" progressent très petitement, en l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth.
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin juin.
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le Mer 13 Sep 2017 - 7:10Hammett
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin juin 2017, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. SFR qui va devoir démontrer sur le terrain qu’il est capable de fibrer toute la France.



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free et Bouygues commencent à engranger. Avertissement pour Orange qui baisse sur le T2. SFR patine et est même en baisse sur le semestre…

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 17,1% de sa base clientèle à fin T2 2017. Pour Free, le FttH représente 6,5% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 14,9% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 33,1% de sa base clientèle.

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le Jeu 14 Sep 2017 - 6:35Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°248

Altice et la finance
Altice a annoncé avoir démarré un programme de rachat d’actions pour un milliard de dollars sur 12 mois. De plus, ses liquidités excédentaires seront mises à contribution soit pour des opérations de fusion-acquisition "significativement relutives" ou alors elles serviront à améliorer le rendement des actionnaires.
Définition de relutif : "L'acquisition d'une société par une autre est dite « relutive » pour la société acheteuse si les effets positifs attendus sur son bénéfice (ajout du bénéfice de la société absorbée, synergies et économie d'échelle entre les deux sociétés, etc.) sont supérieurs au coût de l'acquisition (prix de l'endettement, dilution provoquée par la hausse du nombre d'actions si l'acquisition est payée en actions, etc.)"(Wikipédia).

Enfin, sans rapport direct, courant août, Patrick Drahi a annoncé détenir plus de 95 % du capital de SFR, ce qui lui permet de lancer (réglementairement) une opération afin de récupérer ce qui reste d’actions sur le marché. L'opération permettra à Altice de simplifier son organisation et de maximiser les remontées de cash venant de l'opérateur.

Altice et le très haut débit
Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a détaillé la stratégie d’Altice sur le déploiement de la fibre optique. Il s’agit pour SFR de fibrer toute la France et de le faire sans argent public et donc sur fonds propres et de le faire d’ici à 2025 !
Pour SFR : A partir de septembre, nous commencerons à déployer pour atteindre deux à trois millions de prises de fibre par an et ferons d’Altice l’opérateur des territoires. Si de l’argent privé est disponible, c’est une économie considérable pour le gouvernement. Et ces déploiements massifs de fibre créeront beaucoup d’emplois locaux".

Comment y arriver ? Pour ce faire, Michel Combes (Le Figaro,19/07) évoquait la diminution progressive des frais de dégroupage et d’un transfert des investissements de la 4G vers la Fibre Optique. Enfin, SFR n’exclut pas de racheter des réseaux appartenant aux collectivités et pour lui, il y a même des opérateurs locaux qui : "viennent frapper à (nos) portes pour savoir si, à terme, ils pourront revendre leur infrastructure".

SFR n’a pas donné de détails chiffrés sur son plan, mais ajoute une sérieuse condition à la réalisation de son plan ! Il lui faut des "discussions avec l’État et le régulateur sur les modalités opérationnelles, les freins au déploiement à lever » sont prévues. L’opérateur a besoin de l’autorisation des collectivités pour installer ses équipements dans l’espace public." (revue de presse ARCEP du 20/07).

Mounir Mahjoubi - Secrétaire d'État chargé du Numérique – a réagit à la proposition de SFR de fibrer le territoire sans subventions publiques (Les Echos, 04/09).
Pour lui : "Cette proposition spécifique n'est pas encore accompagnée d'un plan opérationnel qui explique comment elle est faisable", d’autre part : "Aujourd'hui, ce n'est pas l'état d'esprit de l'Etat, notamment vis-à-vis des RIP - ces zones où les réseaux sont à initiative publique, c'est-à-dire à la fois avec un financement local et national dans toutes les zones peu denses et habituellement peu rentables. Il y a tout un modèle économique qui s'est construit et qui permet de créer des réseaux qui vont se pérenniser, durer dans le temps, et qu'il ne faut pas casser, qu'il ne faut pas briser".

Au moins, SFR pourra toujours prétexter les obstacles afin de faire glisser les délais de réalisation.

Altice et le kiosque Numérique
La presse devient un enjeu dans l’offre de contenus que peuvent offrir les opérateurs mais aussi Canal+. Mais cela permet aussi une bonne optimisation fiscale.

Depuis fin août, Canal+ offre le quotidien l’Equipe avec son offre « intégrale », cela fait suite au lancement fin mars dernier d’une offre presse avec le Kiosk. Cela vient s’ajouter à SFR Presse (propriétaire d’un groupe de presse) lancé en avril 2016. Bouygues a également lancé une offre avec Le Kiosk.

Depuis quelques semaines, ces offres de kiosques numériques sont dans le collimateur de Bercy et plus particulièrement pour l’optimisation fiscale utilisée par SFR et dans une moindre mesure par Bouygues Telecom. Ces kiosques permettent de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins. Selon des estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat.

Fin juillet, Le Monde (27/07) annonçait que le Gouvernement "réfléchit activement à un dispositif permettant d’encadrer la pratique. Même si rien n’est encore arbitré « politiquement », cela pourrait intervenir dès le prochain projet de loi de finances, programmé à la rentrée.". Pour Le Figaro (01/09), le fisc étudie l'idée de n'appliquer le taux de TVA réduite de la presse de 2,1 % que sur les journaux effectivement téléchargés par les internautes.

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a justifié – assez brutalement - la stratégie d’Altice : "Ces discussions sur la TVA viennent des acteurs du secteur qui n’innovent pas et qui se moquent de l’avenir de la presse. Nous nous appuyons sur des dispositions législatives prises pour faciliter le développement de la presse numérique. Nous tentons un nouveau modèle vertueux. Je n’imagine pas qu’un gouvernement qui souhaite faire bouger les lignes vienne fragiliser cette initiative (…) SFR Presse est un Netflix de la presse française (…) C’est le kiosque dans la poche".

Enfin, selon La Correspondance de la Presse, Altice va racheter 100% du capital du spécialiste des kiosques numériques miLibris. Cela va lui permettre de contrôler entièrement la chaine et d’optimiser son offre. Selon Le Monde (08/09), SFR devrait maintenir son kiosque presse et pourrait proposer des offres payantes.

Du coté de la concurrence, Free a demandé (Le Figaro, 01/09) une "précision des règles fiscales (et a) sollicité cette clarification, soit dans un sens, soit dans l'autre (…) Nous serions très heureux si l'Etat généralisait la chose mais au vu du coût que cela représenterait pour lui, on pense qu'il ne le fera pas. Dès lors, nous souhaitons quelque chose de solide pour tous sur le plan juridique[/i]". Free prêche pour que l’optimisation fiscale ne serve pas à présenter des promotions qui permettent de de prendre des parts de marché à Free.

A suivre...
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le Ven 15 Sep 2017 - 6:07Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°216

beIN Sports
beIN Sports va continuer à diffuser les équipes de France de handball années ainsi que le championnat LFH. Pour rappel, beIN Sports est déjà diffuseur du championnat de Starligue et de la Ligue des Champions.

L’Equipe (la chaine)
La Chaine l'Equipe vient d’acquérir ses premiers droits majeurs sur le football : les matches de qualification de toutes les sélections européennes pour le Championnat d'Europe 2020 et pour la Coupe du monde 2022, la diffusion en différé des matches de l'équipe de France. Et enfin, les matches amicaux de ces sélections européennes ainsi que la Nations League, une nouvelle compétition lancée par l'UEFA qui opposera tous les deux ans les 55 pays membres de l'UEFA et offrira quatre places qualificatives supplémentaires au Championnat d'Europe.
Auparavant, c’est Canal+ qui détenait ses droits. Problème : les matchs importants tombent en même temps que les matches des bleus. Le montant n’a pas été révélé.

Basket
SFR vient de s’offrir les coupes européennes (l’Euroligue et l’Eurocoupe ) de basket qui étaient diffusés jusqu’ici par beIN Sports et Eurosport. Le contrat couvre la période 2017-2021 et SFR aurait fait un chèque de moins de 10millions pour s’offrir ces compétitions. SFR Sport diffuse déjà du basket : les championnats français de ProA, ProB, de Ligue Féminine et des matchs des équipes de France féminines et masculines.
De son coté, beIN Sports diffuse la NBA.

Top14
L’attribution à Canal+ des droits tv du Top14 jusqu’en 2023, n’est peut-être pas définitif. Un recours avait été déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal et avait été jugé recevable par l’Autorité de la Concurrence. Selon Midi Olympique du 11/09, l’ADLC pourrait rendre un avis avant la fin de l’année.
Lors de cette attribution, SFR avait annoncé (Les Echos, 05/2016) qu’il n’en serait pas et qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure".
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le Mar 19 Sep 2017 - 6:10Hammett
Récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin juin. .



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprises permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec +0,9 point sur le segment de forfaits entre le T2 2016 et le T2 2017. Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,6 point sur 12 mois. Toutefois la baisse est un peu moins forte depuis un semestre. Bouygues progresse de 0,5 point et Free arrive juste à garder ses positions.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T2, Orange compte 30,850 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 40,4%, et une hausse de 3,169 millions cartes sim et de 11,4% de sa base client sur 12 mois.
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m).
- Pour les mvno, Orange isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu surreprésentés.
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le Mer 20 Sep 2017 - 6:24Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°249

Altice Studio
SFR vient de lancer sa chaine cinéma Altice Studio. Le budget total d'Altice Studio s'élève à 160 millions d'euros par an, dont 40 millions doivent être alloués à la production. Sur ces 40 millions, la moitié sera dédiée au cinéma et aux séries francophones.
Pour rappel, Orange a également prévu 100 millions d'euros d'investissements dans les séries sur cinq ans. Avant de faire de l’ombre à Canal+, Altice Studio devrait se poser en concurrente d’OCS (lancée il y 10 ans).

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a détaillé la stratégie d’Altice sur le cinéma et les séries. Il voit SFR comme le nouveau nabab du cinéma Français et est prêt à se substituer à Canal+ : "Nous entendons d’ici dix-huit à vingt-quatre mois être un acteur majeur dans le cinéma et les séries. C’est positif pour la création française : mieux vaut profiter de la concurrence que d’être dépendant de la situation d’un seul. Si les opérateurs télécoms, Altice et Orange en tête, n’investissent pas lourdement dans l’industrie française des œuvres, celle-ci disparaîtra. Historiquement, Canal+ a fait ce travail, il restera une force importante mais la survie de l’industrie culturelle passe par un engagement majeur des plates-formes de distribution.".
Belle ambition, trop ?

Sur la chronologie des médias "il faut mieux aligner les délais de diffusion : la télévision payante et la vidéo à la demande par abonnement, c’est du pareil au même pour l’utilisateur.". A ce jour, et contrairement à Canal+ (jusqu’en mai 2020, mais Canal+ veut en revoir les conditions) et à OCS, Altice Studio n’a pas signé d'accord avec les professionnels du secteur du cinéma et de l'audiovisuel, mais veut respecter la réglementation française et en même temps ne pas avoir les mains liées, ce qui est possible, puisqu’elle est de droit luxembourgeois.

Dernière précision : les clients de SFR seront automatiquement abonnés à l’option qui est de 5€ par mois. Les clients devront faire la démarché afin de se désabonner.

Bouygues et l’itinérance Orange/Free
Selon Les Echos (01/09) : "Bouygues Telecom s'est désisté début juillet de sa saisine déposée auprès de l'Autorité de la concurrence, contre Orange et Free qu'il accusait d'entente, lors de la conclusion de leur contrat d'itinérance. L'Autorité s'apprêtait à rejeter cette plainte".

C’est une longue histoire.

Mi-juin 2016 Orange et Free avait annoncé la signature d’un accord en vue d’une fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer initialement en décembre 2017.

Fin juin 2016, L’ARCEP mettait un terme aux longues discussions sur la fin de l’itinérance mobile :

Bouygues Telecom avait attaqué cet accord pour « entente » devant l’Autorité De La Concurrence. Bouygues avait également formé deux recours devant le Conseil d'Etat à l'encontre de l'ARCEP et souhaite faire annuler les lignes directrices énoncées par l’ARCEP au printemps.

Fin octobre 2016, Bouygues Telecom avait retiré, sa plainte contre Free et Orange avec demande de mesures conservatoires, déposée en juin auprès de l'Autorité de la concurrence. Le dossier devrait être instruit malgré tout, mais sur le fond, et devrait donc traîner en longueur.

Et donc, selon Les Echos, Bouygues vient de se désister sur le fond.

Il reste d’autres plaintes dans la besace de Bouygues :

En novembre 2014, Bouygues a assigné Free devant le Tribunal de Commerce pour concurrence déloyale concernant les pratiques de Free avec l’itinérance Orange. Bouygues estimait le préjudice à 411 millions d’euros.

Bouygues Telecom a demandé – via un courrier en décembre 2015 au Premier Ministre - un dédommagement de 2,285 milliards d’euros à l’Etat pour absence d’encadrement d’itinérance. Il n’est pas certain que Bouygues obtienne une réponse…
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le Jeu 21 Sep 2017 - 7:14Hammett
Brèves du sport business et de la tv payante – n°217

beIN Sports
Dans une interview au Figaro (édition papier du 15/09), Yousef al-Obaidly, le président de beIN Sports France, a déclaré que beIN Sports avait dépassé les 3,5 millions d’abonnés. Il est revenu sur les futurs droits de Ligue 1 : "C'est le droit le plus important (...) Le foot français reste au cœur de notre stratégie et nous espérons conserver ces droits. Mais nous verrons à quelles conditions", pour lui : "Bien sûr nous préférerions que la LFP lance son appel d'offres le plus tard possible. Car sinon cela va créer une incertitude chez les abonnés".

Mais : "Le marché est devenu plus compliqué avec l'arrivée de SFR qui a alloué d'importants montants financiers provenant de ses activités télécoms dans les médias et les contenus sportif (…) Nous sommes préparés à cette compétition mais nous devons aussi être rationnels dans notre manière de participer aux enchères".

Il n’envisage par d’accord avec Canal+ et Orange pour candidater aux futurs droits, mais : "Si l’équilibre change, nous serons ouverts à toutes les discussions".

Concernant l’accord avec Canal+ et qui a été refusé par l’Autorité de la concurrence : "nous avions envisagé de signer un accord de distribution exclusive avec Canal+ mais l’Autorité de la concurrence s’y est opposée. Nous avons donc abandonné l’idée. C’est du passé et moi je regarde l’avenir".

Si beIN Sports n’obtient pas des droits sur la Ligue 1, il devra chercher un nouveau modèle et se chercher un allié. 3,5 millions de clients, cela se monnaye…

Canal+ et le cinéma
Au cœur de l’été, Orange et Canal+ ont enfin trouvé un accord qui va permettre à Orange de distribuer directement Canal+. Cela va impliquer une perte du chiffre d’affaire pour Canal+ et donc avoir un impact sur le financement du cinéma français, car les obligations de Canal+ sont basées sur un pourcentage du chiffre d'affaires de la chaîne cryptée et de ses abonnements : si les abonnements baissent, le financement baisse.

Le milieu du cinéma ne devrait pas réagir favorablement s’il y a un transfert massif des abonnés Canal vers les offres Orange. A moins que Canal+ en profite pour remettre en cause la chronologie des médias et obtienne des délais plus courts de diffusion des films après leurs sorties en salle.

Canal+ va chercher à obtenir un peu plus de souplesse avec les organisations du cinéma comme il en a obtenu après l’avis de l’Autorité de la Concurrence publié fin juin, qui lui en a accordé mais seulement sur le cinéma américain. Même si SFR, beIN Sports, Netflix ou Amazon ont permis une très sérieuse concurrence au monopole qu'était Canal+, il reste encore trop influant sur le cinéma français et l’ADLC en a tenu compte. Les nouvelles règles édictées par l'ADCL s’éteindront le 31 décembre 2019.



Que va faire Canal+ de ces nouvelles règles ?
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le Ven 22 Sep 2017 - 6:21Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°250

Vers la vente partielle d’Orange ?
La mise en vente d’une partie de la participation de l’Etat dans Orange commence à prendre forme. Gervais Pellissier, directeur général délégué d'Orange, l’a laissé entendre la semaine dernière lors d’un déplacement en Pologne : "Le nouveau gouvernement est en place seulement depuis début juillet (...) Le gouvernement n'a pas fait d'annonce précise. Mais si on se base sur les annonces générales, c'est probable." (14/09)

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré à propos d’Orange : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes".

Fin août, lors de la présentation des résultats d’Orange, Stéphane Richard avait déclaré qu’il n'avait pas d'information sur les projets de l'Etat concernant ses 23% au capital du groupe. Toutefois sa position est connue, il l’avait rappelé lors d’un entretien au quotidien Le Monde (26/05) : "Sur le plan économique, en tant que dirigeant, cela ne pose aucun souci. L’entreprise est prête grâce à un bilan solide et de bonnes perspectives, jugées telles par le marché. Mais ce sujet n’est pas qu’économique et financier, il est aussi politique et culturel. A l’international, ce serait un avantage pour nous de ne plus avoir l’Etat dans notre capital. En France, c’est plus compliqué car la moitié du personnel est encore sous statut de fonctionnaire. C’est aussi un actionnaire de long terme. Mais des conflits d’intérêts peuvent apparaître entre l’Etat actionnaire, régulateur et stratège.".

A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE). La vente en totalité pourrait lui rapporter jusqu’à 9 milliards d’euros, mais il est plus probable que l’Etat ne se désengage que partiellement. Cela pourrait-il faire rentrer Vivendi ou Bouygues dans une plus vaste consolidation ?

A suivre.

Vers un New Deal dans le très haut débit ?
Cet été, lors de la relance du plan Très Haut débit par le gouvernement, et plus spécifiquement sur la 4G les opérateurs avaient demandés le report de l’échéance à 2030 pour le renouvellement des fréquences de téléphonie mobile 900, 1 800 et 2 100 mégahertz, qui arrivent à échéance en 2021 pour Orange et SFR, en 2024 pour Bouygues Telecom.

Sébastien Soriano vient de se positionner : "La volonté serait d'utiliser l'opportunité de renouvellement des fréquences pour définir de nouvelles obligations qui seront beaucoup plus ambitieuses. En échange nous pourrions par exemple envisager une stagnation des redevances versées par les opérateurs".
Pour lui ce permettrait de donner "de la visibilité au secteur (…) Il est arrivé que le gouvernement envoie des injonctions contradictoires au secteur. Je mets en garde contre une addiction excessive aux enchères juteuses par souci budgétaire (...) Il ne s'agit pas de faire de cadeau aux opérateurs mais de les soutenir alors qu'ils contribuent déjà largement au budget de l'Etat. L'effort demandé doit porter sur l'investissement plutôt que d'éventuelles redevances".

Pour le renouvellement, il n’y aurait pas d’enchères. Ce qui ne devrait pas arranger Free qui comptait sur ces enchères pour accroître sa part de licence.

France : Vivendi qui rit
Selon Challenges (01/09), Vivendi réclame au fisc des remboursements pour un total de 422 millions d'euros. Le groupe contrôlé par l'industriel Vincent Bolloré a déjà remporté deux procès contre le fisc, qui a été condamné à lui rembourser 315 millions d'euros en 2017 et 366 millions en 2014 à la suite de litiges portant sur une ancienne niche fiscale, le bénéfice mondial consolidé (BMC).
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le Lun 25 Sep 2017 - 6:31Hammett
Après la publication des résultats à fin juin 2017, voici un récapitulatif sur quelques données générales publiées par Bouygues Telecom et Free. Quel est le troisième opérateur ?



Mobile
Bouygues est devant pour 501 000 clients et son écart s’accroit tranquillement avec le m2m, par contre sur le segment des forfaits (hors m2m), Free est devant pour 3,582 millions.

Fixe
Sur le fixe, depuis décembre 2013 et malgré ses efforts commerciaux, Bouygues n’a comblé l’écart avec Free que pour 393 000 clients.

Finance
Sur le chiffre d’affaire Free est devant pour 30 millions. A fin 2016, Bouygues était devant pour 39 millions, à fin 2015, Bouygues était devant pour 91 millions, alors que l’avance était de 270 millions à fin 2014 pour Bouygues et de 900 millions à fin 2013. Globalement la situation financière de Bouygues Telecom s’améliore doucement.
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