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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 53
Localisation : Bois-Colombes
10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Lun 3 Juil 2017 - 8:47Hammett
Les différents rapports annuels ont été publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR. Chaque opérateur y donne des informations sur le nombre de salariés employés et cela permet d’en suivre l’évolution. Il s’agit toutefois des emplois consolidés en France. Par exemple si une branche d’Orange avec des salariés localisés en France ne réalise que des activités à l’étranger, les salariés ne sont pas comptabilisés.

Seule difficulté, la difficulté de remonter au delà de 2013, pour consolider Numéricâble et SFR. Enfin question importante : Free Mobile a t-il fait évoluer négativement le nombre d’emplois chez nos quatre opérateurs ?

Période 2013/2016
On peut donc constater que sur la période 2013-2016, que les effectifs ont un peu baissé et qu’ils vont continuer à baisser car ces chiffres n’incluent pas les 5 000 emplois qui vont être supprimés par SFR d’ici à 2019. Le Monde (édition papier du 03/06) a fait le point, depuis début 2017, 2 500 salariés seront partis à fin juin (via le plan de départs volontaires et le plan dans l’activité distribution). Selon le quotidien, le nombre de volontaires serait supérieur à ce qui serait prévu. Les départs pourraient être plus nombreux et plus rapides…
D‘autre part, les départs à la retraite chez Orange qui sont estimés à 15 000 d’ici à 2020 (dont de très nombreux fonctionnaires) ne devraient être compensés que pour un tiers.
Chez Orange, ce sont 50% des salaries (sur 88 092 salariés d’Orange SA) qui restent fonctionnaire au 31décembre 2016, contre 56% fin 2015 et 59% fin 2014.  

Et la sous-traitance ?
Enfin, ces chiffres ne donnent pas une image des effets au niveau des sous-traitants. Toutefois, à ce sujet, il faut noter que Orange est passé de 26 313 (Equivalent Temps Plein) en 2011 à 24 055 en 2013 à 29 384 ETP en 2016 ! C’est d’abord lié à la montée en charge des investissements dans le ftth. Les autres opérateurs ne donnent pas de statistiques sur la sous-traitance.  

Palmarés
Au delà de la «qualité » des emplois supprimés/crées (cadres/non-cades), sur la période 2013-2016, c’est Bouygues qui a le plus perdu avec -19,3%, mais c’est SFR qui terminera en « tête » avec pas loin d’une perte de 30%. C’est Free qui restera le grand bénéficiaire avec une augmentation de 29,4%. Orange s’en sortant naturellement avec les départs à la retraite et avec l’itinérance qui lui permis de passer la cap Free sans casse sociale.  

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le Mar 4 Juil 2017 - 9:08Hammett
Fin mai, l’ARCEP a publié son rapport annuel sur les principales données économiques pour l’année 2016. Un point a été fait sur l’emploi. Et c’est le très gros point noir, sur 20 ans, c’est une véritable saignée.



Pour l’ARCEP : "Les opérateurs emploient directement 115 000 personnes à la fin de l'année 2016, en diminution de 3 100 personnes en un an, en ligne avec la baisse tendancielle observée ces dernières années (-3 000 à -4 000 par an)."

Ce que recouvre l’ARCEP : "ce champ couvre uniquement l’ensemble des opérateurs déclarés auprès de l’Arcep, et non l’ensemble du secteur économique des communications électroniques. Il exclut en particulier les distributeurs, les entreprises prestataires de services (consultants, sociétés d’études, centres d’appels ainsi que les entreprises de l’industrie (équipementiers). Les entreprises déclarées auprès de l’Arcep et qui n’exercent une activité dans le secteur des communications électroniques que de façon marginale ont été exclues du champ de l’indicateur nombre d’emplois.".
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le Mer 5 Juil 2017 - 8:07Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°207

Début avril, l’UEFA a publié ses comptes pour la saison 2015/2016, l’occasion est ainsi donnée de regarder ce que l’instance reçoit en droits tv.

Euro 2016
Pour l’Euro 2016, l’UEFA a reçu 1,024 milliard d’euros de droits tv, ce qui représente une hausse de 22,3% par rapport à l’Euro 2012. Depuis l’Euro 1992, la hausse est de 5319% ! Les droits tv représentent 53,4% des recettes en 2016, contre 60,19% en 2012 et 46,2% en 1992.
L’UEFA ne précise pas le détail des droits payé par pays. En France, les droits payés par beIN Sport, TF1 et M6 avait été de 110 millions d’euros.



Champions et Europa League
L’UEFA donne quelques chiffres (mais le moins possible) sur ces compétitions phares. Pour la saison 2015/2016, la Champion’s League a reçu 1,646 milliard et 311 millions pour l’Europa League.



Historiquement et pour les deux compétitions, l’évolution est assez conséquence et passe de 4,053 milliards sur le cycle 2012/2015 à 5,900 milliards sur le cycle 2015/2018, soit une augmentation de 45,% en trois ans. En 15 ans l’augmentation est 218,5% !



Période 2018-2021
Les droits vont exploser, avec la quasi disparition de la visibilité sur des chaines gratuites.
au Royaume-Uni, les droits ont augmenté de près d’un tiers. C’est BT qui s'est imposé face à Sky au prix de 394 millions (+32%) par saison.
En France c’est SFR qui l’a emporté pour 350 millions par saison (+133%).
En Italie, c’est Sky (face à Médiaset) pour 290 millions d’euros.
En Allemagne c’est Sky et Dazn pour plus de 200 millions (+68%) mais il reste à attribuer la Ligue Europa. A noter que la tv publique ne diffusera plus la compétition.
L’Espagne est le dernier pays majeur ou les droits ont été attribués. C’est Médiapro (pour beIN Sports Espagne) qui a acheté les droits en exclusivité pour un montant compris entre 230 et 250 millions (+46%)
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le Jeu 6 Juil 2017 - 8:18Hammett
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 30 juin, un récapitulatif sur les supports 4G en service à fin juin 2017 via l’observatoire 2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.

Avec 45,814 sites, le cumul des supports 4G en service augmente de 10,05% par rapport à mars 2017 et de 20,4% par rapport à décembre 2016.



Bouygues est premier : 12,935 sites en service, soit une augmentation de 11,1% par rapport au 31 mars et de 55,0% sur un an.
Orange est repassé deuxième : 12,304 sites, soit une augmentation de 13,7% par rapport au 31/03 et de 36,9% sur un an.
SFR repasse numéro 3 avec 12,223 sites, soit une augmentation de 9,9% par rapport au 31/03 et de 79,0% sur un an.
Free ferme la marche avec 8,352 sites, soit une augmentation de 3,5% par rapport au 31/03 et de 27,1% sur un an.

SFR qui n’avait plus vraiment le choix a rattrapé son retard et se tire la bourre avec Orange pour la place de numéro 2, Orange de son coté est sortie de sa léthargie et a repris un peu sa marche en avant. Bouygues (via la mutualisation avec SFR) poursuit fortement sa route. Free, avance mais a mis le pied sur le frein.
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le Ven 7 Juil 2017 - 7:31Hammett
L’ARCEP devrait rendre très rapidement des décisions afin d’accélérer les investissement dans le très haut débit. Pour rappel l’ARCEP travaille à une analyse du marché du très haut débit pour la période 2017-2020. Ces documents font suite aux orientations rendues publiques le 9 janvier dernier.

Que veut l’ARCEP ?
Le but de l’ARCEP est : "d’accélérer l'investissement et la migration vers les réseaux en fibre optique à très haut débit (…) L'Autorité entend le favoriser et veillera, par son action, à lever les verrous opérationnels pour accélérer le déploiement des réseaux très haut débit et la migration des abonnés".
Afin d’y parvenir l’ARCEP "propose des évolutions des procédures d'accès aux infrastructures d'Orange pour le déploiement des réseaux en fibre optique, pour tenir compte des retours d'expérience ainsi que des besoins des réseaux d'initiative publique qui se déploient dans le cadre du plan France Très Haut Débit".

En juillet 2016, au lancement de la consultation, Sébastien Soriano avait déclaré : "Il y a une locomotive (Orange) et nous ne voulons pas la freiner. En revanche, nous ne voulons pas de monopole. Il faut que la concurrence soit réelle" (Les Echos, 07/2016).

Stéphane Richard lui avait répondu :"Notre monopole a disparu il y a vingt ans, c’est débile d’agiter cet épouvantail (…) Dans les zones denses, les règles du jeu sont établies depuis longtemps : c’est la concurrence par les infrastructures, donc chacun fait les investissements qu’il doit faire (…) politiquement, c’est vraiment aujourd’hui un très mauvais dossier" et demandait : "une stabilité du cadre de régulation et du cadre fiscal. On ne peut pas demander à une entreprise de s'engager sur une période aussi longue et avec des moyens pareils si elle est à la merci d'un changement de régulation qui viendrait modifier son modèle économique".

SFR pour un nouveau Yalta
Parallèlement, mi-Mai, SFR a lancé une procédure judiciaire contre Orange devant le Tribunal de commerce de Paris (Les Echos, 16/05). Le sujet concerne la couverture des zones moyennement denses sur le Ftth. En 2011, un accord entre Orange et SFR prévoyait un partage 80/20 entre les deux groupes, depuis SFR a été racheté et SFR veut une plus grosse part faute de combattant, le partage s’est transformé en 90/10.

Mi-février, l’ARCEP avait invité "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Depuis, rien n’a bougé. SFR accuse Orange de bloquer la négociation, Orange rétorque qu’il a remplacé SFR dans beaucoup de villes, SFR privilégiant le câble au détriment du FttH.

Free et Bouygues également…
A quelques jours de sa décision, Bouygues et Free en rajoutent une couche et dans un courrier (non signé par SFR) adressé à l’ARCEP et publié par Les Echos (03/07). Classiquement, Ils demandent à ce qu’Orange soit régulé dans la fibre et comme SFR, Bouygues et Free demandent également pour une "répartition plus équilibrée" des ZMD, en estimant qu’ils seraient défavorisés par rapport à Orange et veulent que l'ARCEP pose des obligations spécifiques à Orange dans la fibre.

Pour Orange, "C'est la lettre de gens qui n'ont pas investi et se trouvent aujourd'hui en retard, c'est l'expression d'une frustration, pas d'une envie, Que n'ont-ils été si décidés quand l'occasion leur a été donnée, en 2012 particulièrement, de manifester leur passion pour l'investissement".

Comment faire ?
Le nouvel exécutif ayant fait du déploiement du très haut débit une de ses priorités, il va falloir que l’ARCEP fasse accepter à Orange un nouveau Yalta (en échange de quoi ?) sur les zones moyennement denses.
Gros problème : ne pas freiner les investissements d’Orange sur ces zones et ne pas tout remettre à plat afin de ne pas perdre (trop) de temps.
Et puis certainement imposer un suivi des investissements de Bouygues, Free et SFR et enfin s’assurer qu’en cas de nouveau partage tout ne soit pas remis en cause. Free et Bouygues ne s’étaient pas manifestés en 2011 et SFR a changé d'avis, il va juste falloir – si l’ARCEP le décide – trouver ou et comment répartir des zones pour SFR, Bouygues et Free…Dans certaines villes on peut prévoir un sacré bor-del...
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le Lun 10 Juil 2017 - 8:15Hammett
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 1er trimestre 2017 - résultats définitifs- ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,1%, c’est en encore baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 838 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 242 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,0 millions, soit un recul de 487 000 sur un an et une baisse de 147 000 sur le trimestre.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 5,836 millions, soit une hausse de 1,326 million (dont 958 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 390 000 (dont 278 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

Pour l’ARCEP : "La part des accès haut débit baisse ainsi de 4 points en un an au profit de ceux à très haut débit, qui représentent 21% des accès fin mars 2017".


2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,220 millions de clients et a recruté 390 000 nouveaux clients entre le T1 2016 et le T1 2017, soit une augmentation de 3,6% de sa base clientèle.
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le Mar 11 Juil 2017 - 6:41Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°208

Vers un nouvel accord entre C+ et beIN Sports ?
L’avis de L’autorité De La Concurrence concernant la levée partielle des injonctions imposées à Canal+ va-t-il voir une relance d’un accord s’exclusivité entre Canal+ et beIN Sports ?

L’ADLC permet ce genre d’exclusivité, mais Canal+ devra accepter qu'un opérateur puisse aussi la distribuer à l'unité, c'est-à-dire hors de son bouquet en la facturant en plus et à des conditions commerciales décentes. Il y a un an, l’ADLC avait refusé un accord de distribution exclusif entre BeIN Sports et Canal+. A l'origine, Canal devait verser entre 300 et 400 millions d'euros à BeIN Sports sur 5 ans pour s'attacher une distribution exclusive.

Une éventuelle reprise des discussions avec BeIN Sports ne serait pas à l'ordre du jour, c’est ce que déclare Maxime Saada (Directeur Général de C+) : “ Sur le sujet de BeIN Sports, comme sur tous les autres comme CanalPlay, il va falloir se demander : est-ce toujours opportun, ou est-ce trop tard ?“.

Enfin, comme la position de Canal+ demeure forte sur le cinéma français, Canal+ devra continuer de ne pas intervenir dans la politique commerciale de la filiale d’Orange, Malgré sa part de 33,3 % dans Orange Cinéma Séries.

SFR Sport, une menace ?
Isabelle De Silva , la présidente de l’ADLC a fait le bilan (Les Echos 03/07) de son activité et est revenu sur les exclusivités de SFR sur la Ligue des Champions et le championnat anglais de foot.

L’Arcep s’en inquiète car des exclusivités à "des contenus majeurs ou à l'essentiel des services" pourrait offrir "avantage concurrentiel sur le marché de l'accès à l'internet, ce qui pourrait conduire à une diminution de l'intensité concurrentielle sur l'ensemble des marchés de détails concernés". L’ADLC surveille mais ne s’en inquiète pas : "Du point de vue du droit de la concurrence, qu'un opérateur puisse valoriser des offres exclusives, il n'y a rien d'anormal en soi. Ce sont dans des circonstances exceptionnelles qu'on peut venir lui imposer un certain nombre de contraintes".

Pour l’ADLC : "il y a un équilibre à trouver. En soi, quand on acquiert des droits extrêmement onéreux, il peut avoir du sens économique à les garder en exclusivité, c'est la vie des affaires. Pour le moment, SFR n'a pas dit comment il comptait rendre accessible la Ligue des champions, nous regarderons avec attention.".

Pour les futurs droits de la Ligue 1 ce serait pareil : "Il n'y a pas de différence de nature du point de vue de la concurrence entre la Ligue 1 et la Ligue des Champions, même s'il peut y avoir une différence d'attachement du téléspectateur à regarder telle ou telle compétition. A priori, ce serait la même analyse si c'était la Ligue 1. "
Actuellement, SFR permet d’accéder à SFR Sport via une offre OTT, ce qui semble suffire à l’ADLC.
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le Mer 12 Juil 2017 - 7:50Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°237

Ftth : l’ARCEP à minima avec Orange
Finalement, l’ARCEP a décidé de d’imposer quelques obligations à Orange concernant le déploiement de la Fibre pour les particuliers. C’est l’avis que L’ARCEP vient de donner concernant l’analyse des marchés du haut et du très haut débit fixe pour la période 2017-2020. Dans son communiqué, l’ARCEP "reconnait l’effort d’investissement porté par Orange sur le marché de la fibre optique"
Pour Sebastien Soriano (Les Echos, 12/07) : "On a trouvé une solution à moyen terme avec Orange qui a pris des engagements devant nous, en échange de quoi on a décidé de ne pas imposer de régulation asymétrique".
Pour l’ARCEP : "Les conclusions présentées s’inscrivent dans une approche pragmatique, qui vise à la rapidité et l’efficacité de mise en œuvre des déploiements par les opérateurs."
Sur le marché des entreprises et afin de dynamiser le marché, l’ARCEP impose des obligations afin de "dynamiser la concurrence, en créant les conditions du développement d’un marché de gros animé par au moins trois acteurs nationaux d’infrastructures dédiées aux entreprises". Ce troisième acteur pourrait être Bouygues Telecom ou Kosc.
Globalement, c’est un jugement de Salomon pour l’ARCEP, il s’agit de réguler par petites touches afin – aussi - de ne pas décourager le principal investisseurs dans la fibre optique et pour l’ARCEP, Orange pèse 50% du total des investissements. Pour les amateurs de grand soir, il faudra (encore et encore) attendre. Sachant que l’ARCEP n’a que très rarement renversé la table que cela soit sur le fixe et le mobile.

SFR veut fibrer la France tout seul
Parallèlement, SFR annonce de son coté un grand soir dans le déploiement de la Fibre Optique. SFR veut fibrer 80% de la France d’ici à 2022 et l’ensemble du pays en 2025. Remettant en cause le plan THD des pouvoirs publics et de le découpage des zones moyennement denses avec Orange, dont SFR conteste la découpe 80/20 en faveur d’Orange.
SFR a donc décidé de construire son propre réseau. Selon [url=https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/030442569486-sfr-pret-a-deployer-le-tres-haut-debit-sur-tout-le-territoire-sans-argent-public-2101498.php#IhPezYO6fEeWsVzJ.99 ]Les Echos[/url] (12/07) : "SFR peut déployer sur fonds propres la fibre sur tous ces territoires et pourra, bien entendu, donner accès à son réseau aux autres opérateurs", pour SFR cela "permettra à l’Etat d’économiser entre 8 et 15 milliards d’euros" SFR compte son réseau cable et souhaite "pouvoir moderniser à terme la partie terminale de ce réseau déjà fibré, pour offrir de la fibre de bout en bout.".
Comment régira le Gouvernement qui veut relancer le Plan Fibre ? Alors qu’il vient de demander aux opérateurs télécoms de définir une feuille de route détaillée dès septembre" pour accélérer le déploiement de la fibre optique et de la 4G. Comment vont réagir Orange et la concurrence et les RIP ?
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le Jeu 13 Juil 2017 - 8:01Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°209

Droits tv du Calcio
Revers pour les droits tv du football italien. Alors que les dirigeants en attendaient 1,2 milliard d’euros pour la période 2018-2021, seul Sky a fait une offre de 500 millions d’euros. Médiaset n’a pas répondu à l’appel d’offre. L’appel d’offre est reporté à la fin de l’année. Télécom Italia en sera-t-il ?
Actuellement les droits domestique sont de 945 millions d’euros, il faut y rajouter les droits internationaux de 450 millions, soit un total de 1,4 milliard d’euros.

Droits tv du foot turc
Les droits tv du championnat turc ont été attribués au géant Digitürk, propriété du groupe BeIN Sports. Le montant fait un bond à 557M€ par saison à partir de la saison prochaine et pour 5 ans. Le contrat précédent portait sur des droits à 362M€, soit une augmentation de 54%.
Avec cette hausse, le championnat turc consolide sa place 6éme place au classement des droits tv domestiques européens (ecofoot.



Droits tv du foot portugais
Le Portugal ne bénéficie pas de commercialisation centralisée de ses droits. Les clubs négocient seuls leurs droits. Et un des plus populaires, le Benfica veut renégocier les siens, arguant du fait que ses principaux concurrents auraient vu leurs droits augmenter. En cas de refus de NOS - son diffuseur actuel - Altice pourrait venir le remplacer.
A noter qu’Altice qui est présent au Portugal s’est offert les droits de Porto et que SFR Sport diffuse en France le championnat portugais (ecofoot).



Droits tv du foot belge
La Jupiler Pro League est parvenue à réévaluer ses droits TV sur le marché domestique. D’après les informations rapportées par les médias belges, les droits audiovisuels du championnat vont ainsi progresser de 16% sur la période 2017-20 par rapport au montant actuellement perçu. Une augmentation qui permettra à la Jupiler Pro League de percevoir plus de 80 M€ par exercice (ecofoot).
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le Ven 14 Juil 2017 - 8:21Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°238

Presse numérique et optimisation fiscale
Selon Le Monde (20/06), Bercy s’intéresserait au service presse lancé par SFR et plus récemment celui lancé par Bouygues Telecom. Car, ce kiosque numérique permet de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc ce serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.

Pour Le Monde : “L’intégration d’un service de presse dans l’abonnement permet en effet à l’opérateur de modifier la structure de la TVA qu’il acquitte sur chaque forfait. Car la presse n’est taxée qu’à 2,1 %, contre 10 % pour la télévision et 20 % pour le service de téléphonie lui-même. SFR, le pionnier en la matière – son kiosque a été lancé au printemps 2016 –, ne facture pas réellement la presse à ses abonnés, car il leur offre une remise équivalente au prix du service (19,99 euros). En revanche, il applique un taux de 2,1 % sur une partie du forfait, contre 10 % ou 20 % précédemment.“.

Selon un calcul de JP Morgan : “SFR pourrait économiser entre 18 millions et 30 millions d’euros par mois (entre 216 millions et 360 millions par an)“. A cela il faut retrancher les redistributions vers les journaux qui seraient au maximum de 2 millions d’euros par mois. Autre gain : “ cela permet de réduire la base fiscale des taxes CNC et Copé, qui financent l’audiovisuel public et la création“.

Selon les estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat. Que va faire Bercy ? Laisser faire afin de permettre à la presse d’avoir de nouvelles recettes ou mettre fin à ses pratiques ? Pour l’instant, c’est le silence, mais cela ne vaut pas approbation.
En attendant, cette optimisation permet de faire évoluer favorablement l’ARPU. C’est toujours cela de gagné…

Orange Belgique
Orange n’acceptera pas que la situation de duopole reste en l’état” : Pierre Louette, numéro 2 du groupe Orange, fustige un "village belge" où Proximus et les câblos (Telenet/Voo) brideraient la concurrence sur le fixe. Avec Michael Trabbia (CEO d’Orange Belgique), il attend une révision des tarifs d’accès au câble. "Le régulateur a tout intérêt à soutenir la dynamique concurrentielle introduite par notre arrivée sur le fixe" (La Libre Belgique via la revue de presse de l’ARCEP du 27/06).
En Belgique, Orange est un acteur mineur et veut donc faire jouer la concurrence au maximum. La situation du marché en Belgique, vue par l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT).



Fibre Optique : et l’intendance ?
La Bretagne a besoin de personnel pour déployer la fibre optique. Le projet Bretagne très haut débit a pris du retard à cause de manque de personnel qualifié (planteur de poteaux, conducteur de nacelle, piqueteur, monteur télécom), pour déployer ce réseau de pointe (Ouest-France.fr via la revue de presse de l’ARCEP du 27/06).
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le Lun 17 Juil 2017 - 6:29Hammett
Alors que chez les opérateurs, la guerre dans les contenus fait rage, Orange vient d’annoncer le regroupement opérationnel de ses activités sous la marque Orange Content, alors que SFR va lancer son bouquet de cinéma et séries.

Orange Content
Orange reste sur la même «ligne», à savoir développer des partenariats, plutôt que d’acheter directement - et très cher - des droits exclusifs.
Ainsi, Orange annonce un renforcement de son accord de distribution avec Canal+. Cet accord était dans les esprits depuis de nombreux mois. Il s’agit donc d’un accord « à minima », Stéphane Richard a rappelé qu’il n’y avait aucun accord capitalistique entre les deux groupes "Il n’y a aucune discussion avec Vivendi ou Canal+ sur une entrée à leur capital. Ce n’est ni leur souhait, ni le nôtre (…) on n'est pas juste une ambulance destinée à apporter à Canal+ des ressources qu'il n'aurait pas".

Le nouveau partenariat Orange-Canal + est assorti d’un minimum garanti, dont le montant est tenu secret, ce qui pourrait permettre à Canal+ d’avoir un peu plus de moyens pour garder la main sur les futurs droits de L1. Orange réservera à ses clients fibre « Canal+ Essentiel ». Cette offre inclut la chaîne Canal+, hors chaînes sport et cinéma/séries, à un tarif préférentiel dévoilé à l’automne. L’offre devrait être largement subventionnée. L’objectif d’Orange est de passer de 900 000 clients actuellement à 2 millions d’ici à 2020. Petite révolution, c’est Orange qui distribuera directement cette offre.

Orange regroupe ses activités contenus, soit Orange Studio et OCS sous le nom d’Orange Content. D’autre part, Orange a passé un accord avec UGC, afin de proposer afin de proposer sur OCS les premières exclusivités d’UGC qui produit 5 à 6 films par an, en contrepartie Orange s’associera au financement des films produits. Enfin, d’Orange a annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la production de séries sur cinq ans, soit 20 millions d’euros par an. En 2016, Orange a dépensés 550 millions dans les contenus. Orange annonce également le renouvellement de son partenariat avec le Festival de Cannes pour 3 ans.

Enfin, Orange annonce un partenariat avec la FNAC et lance une offre BD et sera complété d'un accès à des livres vers fin 2018.

Concernant la Ligue 1, pour Stéphane Richard, Orange "n'a pas à participer à des surenchères avec des nouveaux entrants, j'allais dire des nouveaux riches", Orange ne fera pas d’offres mais sera "attentif aux équilibres des diffuseurs".

Orange est en ordre de bataille, mais l’édifice se lézardera si Canal+ ne garde pas le meilleur de la Ligue 1, lors de la prochaine mise sur le marché. Sinon, il n’est pas certain que cela suffise à concurrencer SFR, surtout si c’est ce dernier achète ces fameux droits. Idem pour l’augmentation du budget de 100 millions sur 5 ans qui semble être un strict minimum.

SFR lance Altice Studio
SFR va lancer Altice Studio, sur son réseau et probablement en OTT. Ce sera le bouquet cinéma et séries qu’il manquait à SFR, qui revendique 250 millions d’euros par an d’investissement dans la création et le divertissement, dont 40 dédiés aux productions et coproductions.
Altice Studio sera intégré SFR Play, le service de SVOD du groupe. Altice Studio produira aussi des magazines sur l'actualité du cinéma et des séries. Ils reposeront sur les synergies avec les autres média du Groupe dont BFM TV.
L’objectif pour SFR est de concurrencer Canal+, Orange, Netflix et Amazon. Le challenge est important. Trop ?
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le Mar 18 Juil 2017 - 6:27Hammett
Un point sur quelques données autour du dégroupage.

Chiffres de l’ARCEP
Au 31 mars, l’ARCEP compte 517 000 lignes dégroupées avec le maintien de la ligne Orange contre 540 000 à fin 2016, 621 000 à fin 2015, 710 000 à fin 2014, 793 000 à fin 2013 et 1,194 millions à fin 2010. C’est une baisse de 54,8% en six ans. Le rythme de baisse est toujours important.

Concernant le dégroupage total, l’ARCEP compte 11.588 millions de lignes totalement dégroupées, 11.594 à fin 2016, 11.730 millions à fin 2015, 11.556 millions à fin 2014, 10.805 millions à fin 2013, 10.004 millions à fin 2012, 8.886 millions à fin 2011 et 7.794 millions à fin 2010. C’est une augmentation de 48,8% sur six ans et une petite diminution sur le dernier trimestre.

L’ARCEP compte 12 004 NRA dégroupés (dont 421 NRA-ZO et 1 673 NRA-MeD), soit 518 NRA dégroupés au cours du T1 (485 sur le T4, 540 sur le T3). 94,1 % de la population est couverte par un NRA dégroupé (93,9% pour le T4, 93,5% pour le T3). Il reste 6 849 NRA à dégrouper.

Free
Free ne donne pas de chiffres. Pour François04, les ND étaient à 134 000 à fin mars, soit 2,1% des clients
A fin 2016, les non dégroupés étaient 147 000, soit 2,3% des clients.
A fin 2015, les non-dégroupés chez Free représentaient 172 000 clients soit 2,8% du total de ses clients. A fin 2014, les non-dégroupés étaient 268 000, soit 3,6% des clients. A fin 2013, c’était 293 000 soit 5,2% des clients. A fin 2010, c’était 490 000 à fin 2010, soit 10,8% des clients.

Bouygues Telecom et SFR
Il serait intéressant de connaitre ces statistiques pour Bouygues Telecom et pour SFR. On sait que Bouygues a sérieusement accéléré de ce coté. Au mois de juin 2014, Bouygues avait promis de dégrouper 1500 NRA soit 6 millions de ligne.
A ce jour, pour Ariase Bouygues est à 2,319 NRA de dégroupés en propre, SFR à 7,365 et Free à 9,390. Orange de son coté en équipe 14,033 NRA pour proposer son service tv, pour un total de 18,964 NRA.

Orange
Chez Orange, (il n’y a pas de dégroupage), le nombre de clients payant (chez Orange ou concurrence) l’abonnement téléphonique est de 6.938 à fin mars 2017, de 7.173 millions de clients à fin décembre 2016, de 8.134 millions à fin 2015, de 9.204 millions à fin 2014, de 10.516 millions à fin 2013, de 11.827 millions à fin 2012, de 13.681 millions à fin 2011 et de 15,773 millions à fin 2010.
C’est une baisse de 8.835 millions en plus de six ans et de 954 000 (11,6%) sur un an. C’est un rythme de baisse identique depuis quelques trimestres. Cela explique aussi une partie de la baisse du chiffre d’affaire pour Orange.
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le Mer 19 Juil 2017 - 6:26Hammett
Durant la Conférence nationale des territoires réunie lundi au Sénat, le président de la République a changé les objectifs de déploiement des réseaux Internet en France et souhaite désormais que la couverture de la population soit avancée à la fin 2020 et parle désormais d'accès "haut débit et très haut débit".

Le président de la République a ainsi appelé à "envisager les complémentarités technologiques" entre la fibre optique, le mobile et en particulier l'Internet mobile ou le satellite, jugeant "impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République", "Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement", a-t-il insisté.

Dans le cadre du plan France très haut débit signé en 2013, l'État s'était engagé à couvrir 100% de la population française en très haut débit en 2022. Lors de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée le 7 juillet, Édouard Philippe avait repris cet objectif, promettant de garantir l'accès au très haut débit partout en France "au plus tard d'ici à 2022".

Reste qu’il va falloir inciter les opérateurs à investir afin de respecter le planning. Le gouvernement a demandé aux opérateurs d'accélérer le déploiement des réseaux fixe et mobile et de définir une feuille de route détaillée dès septembre.

L'État, a encore précisé Emmanuel Macron "affectera une part du grand plan d'investissement à cette priorité pour, là où c'est nécessaire, là où des carences sont constatées, se substituer aux opérateurs défaillants". Tout en prenant "des mesures nouvelles d'incitation et de contrainte à l'égard des opérateurs de téléphonie".

Quelles seront les contreparties demandées par les opérateurs ? Ils pourraient demander le report de l’échéance à 2030 pour le renouvellement des fréquences de téléphonie mobile 900, 1 800 et 2 100 mégahertz, qui arrivent à échéance en 2021 pour Orange et SFR, en 2024 pour Bouygues Telecom. Pour mémoire, fin 2015, les enchères sur les fréquences 800 mégahertz avaient rapporté 2,8 milliards d’euros à l’Etat.

Si cette solution était mise en place, cela ne ferait pas les affaires de Free qui comptait sur ces renouvellements pour accroître sa part de licence.

Pour le président de la FFT (Fédération française des télécoms, association professionnelle qui représente tous les opérateurs (sauf Free): "L'idée, c'est de donner la priorité à l'aménagement du territoire dans un cadre réglementaire, fiscal et budgétaire stable, plutôt que d'essayer de maximiser les revenus de l'Etat, comme cela a été le cas par le passé".

Les opérateurs réclament une baisse de l'Ifer mobile, pour eux, cet impôt qui est proportionnel au nombre d'antennes déployées a rapporté 189 millions à l’Etat, ils demandent également d'abaisser la redevance qu'ils paient chaque année pour leurs fréquences et qui représente 1 % du chiffre d'affaires sur l'activité concernée.

Retour à la réalité pour le Plan Très Haut débit et futur new deal pour y arriver ! A suivre...
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le Jeu 20 Juil 2017 - 6:21Hammett
SFR peut-il fibrer toute la France sans aucun argent public ? Mégalomanie ? Volonté de peser sur les futures décisions de l’Etat ? Objectif industriel atteignable ?

Au niveau des chiffres, SFR annonce qu’il ferait économiser entre 8 et 15 milliards à l’Etat, mais combien cela pourrait couter à SFR ? D’ailleurs, même si SFR investit dans le Ftth, il reste très loin d’Orange et n’arrive que très difficilement à remplir son contrat dans les zones moyennement denses dans lesquelles il est leader.

Pour convaincre, SFR va devoir montrer autre chose que des déclarations dans la presse…Sachant que malgré une gestion optimale de sa dette, les moyens de SFR ne sont pas extensibles.

Hier, SFR a présenté à la presse et Michel Combes son pdg a affirmé Le Figaro (19/07) : "Vous pensez qu'un groupe comme SFR (...) n'a pas les moyens d'augmenter de quelques points son investissement sur la fibre optique? C'est compris dans notre enveloppe de 2 milliards d'euros consacrée chaque année aux réseaux fixe et mobile". Mais n’a pas donné de coût global du projet.
Pour ce faire, il compte sur la diminution progressive des frais de dégroupage et d’un transfert des investissements de la 4G vers la Fibre Optique. Enfin, SFR n’exclut pas de racheter des réseaux appartenant aux collectivités et pour lui, il y a même des opérateurs locaux qui : "viennent frapper à (nos) portes pour savoir si, à terme, ils pourront revendre leur infrastructure".

En tout cas pour le président de l’Avicca (l’association qui représente les collectivités locales dans le numérique), cela "paraît ubuesque et ressemble à un coup de poker pour déstabiliser le secteur et remettre en cause ce qui a été fait". Selon Le Echos du 18/07, Michel Combes aurait demandé à être reçu assez rapidement par le Premier ministre.
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le Ven 21 Juil 2017 - 6:21Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°239

Presse numérique et optimisation fiscale
Le syndicat de la presse en ligne (Spiil) s'est inquiété de l'"instrumentalisation du taux de TVA réduit" par des "acteurs économiques dont la presse n'est pas le principal métier", notamment SFR et Bouygues Telecom et Canal+. Pour le Spiil, qui représente les intérêts de 150 éditeurs indépendants, ces offres presse "affaiblissent" et font peser "un risque fort de délégitimation de la TVA super-réduite pour la presse". (Revue de presse de l'ARCEP du 13/07 via AFP).

Selon Le Monde (20/06), Bercy s’intéresserait au service presse lancé par SFR et plus récemment celui lancé par Bouygues Telecom. Car, ce kiosque numérique permet de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.
Selon des estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat.

Après Orange Bank, Altice Bank
Après Orange, c’est SFR qui annonce qu’il veut lancer une offre bancaire d’ici à 2019. L’offre pourrait s’appeler Altice Bank. Selon Le Parisien (12/07), SFR a déposé une demande d'agrément auprès de la Banque centrale européenne (BCE), en vue d'obtenir une licence bancaire. Pour la date de lancement, SFR pourrait se calquer sur la réponse de la BCE. De son coté Orange devrait lancer une offre bancaire en septembre.

A la différence de SFR, Orange a racheté 66% la banque en ligne de Groupama afin de s’appuyer sur l’expérience d’un banquier. SFR va s’appuyer sur ses ressources internes. Il semble donc que les services proposés par SFR soient moins étendus que ceux proposés par Orange qui devrait proposer des crédits à la consommation et des crédits immobiliers.

L’Objectif d’Orange est de diversifier son revenu comme annoncé dans son plan Essentiel 2020. Groupama Banque compte 530 000 clients et avec la combinaison de son réseau de boutiques, Orange espère participer à la croissance du marché de la banque mobile et compte attirer 2 millions de clients d’ici à 2020. SFR n’a pas encore donné de chiffres.

Les clients sauteront ils le pas sur ces nouveaux services ? Alors que les français rechignent à changer de banque ? En tout cas, cela sera aussi un bon moyen pour augmenter l’ARPU et fidéliser sa clientèle. La bataille fait rage entre Orange et SFR ! Après le très haut débit, le sport, le cinéma et les séries, la presse, voici la banque ! Après les loisirs numériques, les services numériques. Cela va-t-il aussi booster les banques traditionnelles ?
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