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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 52
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10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Lun 12 Juin 2017 - 6:36Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°231

Vivendi & Canal+
Bolloré a lancé un plan d’économies de 300 millions (dont 150 millions sur les coûts de production et d’édition des programmes) d’euros sur trois ans dans tout le groupe Canal+, et le service client fait partie du scope. 153 suppression de postes sont programmées sur un total de 400 salariés. Le centre de Saint-Denis va être fermé et celui de Rennes préservé.
D’autre part,
Selon les derniers chiffres que se sont procuré Les Jours, Canal+ aurait perdu 30 000 clients sur le mois d’avril. Depuis le début de l’année, c’est une perte de 154 000 clients pour la chaine Canal+. Le « taux de churn » "s’élève désormais à 17,4 %, contre 14,8 % il y a deux ans et 12,4 % il y a cinq ans. Les demandes de résiliation, elles, s’envolent désormais à 28,7 % du parc d’abonnés, contre 25,1 % en 2015.".
Selon Oddo, pour Canal+, c’est aussi un gain de 600 000 abonnés supplémentaires qu’il faudrait pour compenser intégralement la baisse des offres de l’automne dernier (Le Figaro,12/2016).
Pour l'instant, cela ne le fait pas.

Vivendi & l’Italie
Le groupe Vivendi va faire appel d'ici le 20 juin de la décision du régulateur italien des télécoms qui l'a sommé de réduire sa participation dans Telecom Italia ou Mediaset (Le Figaro, 01/06)
Début avril, le régulateur des télécoms avait estimé que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sinon ce sera une amende qui serait comprise entre é et 5% de son chiffre d’affaire.
Avec Telecom Italia, Vivendi possède 44,7% (40% selon la loi) et avec Mediaset c’est 13,3% (10% selon la loi). Vivendi préfère garder Telecom Italia et essaye de relancer les discussions avec la famille Berlusconi sur Mediaset : "Nous allons défendre nos positions, mais on recherche le dialogue (…) et la taille de Vivendi peut aider au développement de Mediaset"
Du coté de Telecom Italia, c’est Arnaud de Puyfontaine, président du Directoire de Vivendi qui est devenu le patron de Telecom Italia dont Vivendi détient 24% du capital.
Orange par la voix de Stéphane Richard a de nouveau déclaré ne pas être intéressé. D'autant qu'avec l'arrivée de Free dans le mobile, le marché risque d'être un peu bousculé.

Vivendi & Havas
Vivendi a annoncé avoir signé un accord d'acquisition de la participation majoritaire du groupe Bolloré au capital du groupe de publicité Havas. Vivendi et Havas, ont tous deux pour premier actionnaire le groupe Bolloré, Pour Bolloré, cela va permettre : "la construction d'un leader mondial de contenu, de média et de communication". Le groupe Vivendi a par ailleurs confirmé le prix de 9,25 euros par action indiqué le 11 mai, ce qui valorise Havas à 3,881 milliards d'euros.
Pour Bolloré, cette "alliance fait sens du point de vue de l'analyse des comportements des consommateurs et qui peut être très utile pour le développement des activités de Vivendi".
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le Mar 13 Juin 2017 - 6:46Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin mars 2017.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.».



Précisions
- Au T1 2017, Orange avec 6,228 millions de cartes SIM est à 49,2 % de parts de marché et a progressé de 1,951 million de cartes sur 12 mois, soit un gain de 45,6% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange.

Orange s’approche tranquillement des 50% des parts de marché. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits. SFR retrouve quelques couleurs en volume, mais cela reste très modeste et poursuit sa baisse. Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et les autres acteurs essayent de rester dans le coup. Free n'est pas présent sur ce marché.
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le Mer 14 Juin 2017 - 6:36Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine). Deuxième récapitulatif : l'impact des forfaits m2m par rapport à l'ensemble des forfaits.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP à fin mars.
- Au T1 2017, Orange avec 6,228 millions de cartes sim sur 30,049 millions de forfaits, soit un pourcentage de 20,7%.

Pour Orange, comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment. A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés : “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”.

Lors d’une interview au Jdd (11/06), Stéphane Richard est revenu sur le sujet : "C'est l'avenir et un réseau indispensable pour Orange qui se développe dans les services financiers et les objets connectés. Nous voulons occuper une place dans l'écosystème de l'Internet des objets, qui couvrira demain des domaines aussi vastes que la santé, la maison et l'industrie.".

Pour Orange, la proportion du m2m a pris 4,9 points sur les 12 derniers mois et a rejoint SFR en baisse sur les 12 derniers mois, mais en hausse sur 2016. Bouygues est également sur une courbe ascendante. Il serait intéressant de connaître ce que cela représente au niveau du chiffre d’affaire sur ce segment plus « protégé » de la téléphonie mobile.

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le Jeu 15 Juin 2017 - 6:55Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°232

Stéphane Richard
Stéphane Richard est officiellement candidat à sa succession et en a fait l’annonce à son Conseil d’Administration. L’actuel mandat de quatre ans a été reconduit en mai 2014 jusqu’en mai 2018.

Mais, une épée de Damoclès pèse au-dessus de lui : l’affaire Tapie ! Car Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public et un renvoi en correctionnelle est probable en 2018.
Dans cette affaire, Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique) devrait être jugée en 2018, c’est-à-dire dans la même période que la fin de son mandat.
Toutefois, le renouvellement de mandat pourrait néanmoins intervenir avant que l'on connaisse le verdict du procès. Mais Si les dirigeants d'entreprise ne sont pas concernés par le champ d'application de la future loi de Moralisation de la Vie publique, cela pourrait faire désordre de voir son Président concerné surtout quand l’entreprise a pour principal actionnaire l'État.

La succession de Stéphane Richard devrait se décider en février 2018. L'Etat, actionnaire d'Orange, qui détient 29 % des droits de vote (via l'Agence des participations de l'Etat et la BPI), jouera un rôle prépondérant. Il possède trois administrateurs au conseil de l'opérateur télécom.
En même temps, l’Etat pourrait se désengager partiellement du capital. Pour Emmanuel Macron : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes.".

Consolidation des télécoms
Lors d’une interview au Jdd (11/06), Stéphane Richard est revenu sur quelques point d’actualité  et notamment sur la consolidation des télécoms : "Les conditions ne sont pas réunies. Il y a trop de défiance entre les acteurs, en particulier entre Bouygues et Free. Et Bouygues est le seul à pouvoir faire bouger les choses.".
Faudra-t-il attendre le départ de Martin Bouygues ?

Fin du roaming
Le 15 juin, les frais de roaming ont enfin vécu. Une barrière européenne s’écroule et c’est tant mieux.
Selon Les Echos (12/06) : "C'est une activité très margée : 70 % à 80 %, selon Vodafone. Orange a chiffré à environ 130 millions la perte d'Ebitda sur 2017, soit 1,03 % de son Ebitda 2016. Telefonica estime, lui, à 1,2 % la baisse de son chiffre d'affaires.".
En France, les opérateurs n’ont pas compensé, en Allemagne si : "où presque tous les opérateurs ont réussi à facturer 5 euros de plus à leurs clients depuis l'année dernière".
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le Ven 16 Juin 2017 - 6:24Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°204

Ligue 1
Avec l’entrée en piste de SFR, les futurs droits tv de la Ligue 1 devraient très sérieusement augmenter. Pour la LFP, même les GAFA pourraient s’y mettre (bfm, 16/05) : "Les droits du football ne sont plus seulement un business de 'pay-TV' (chaînes payantes), C'est clairement devenu un business de 'pay-TV', d'opérateurs télécoms et de Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) (…) Les Gafa ont mis un pied en Allemagne l'année dernière, donc je ne vois pas pourquoi ils ne le feraient pas ailleurs en Europe occidentale"
Pour rappel, Amazon a acheté un lot de la Bundesliga l'an dernier plusieurs dizaines de millions d'euros, tandis qu'aux États-Unis, Facebook a acheté des droits pour diffuser des matchs de NBA, et Twitter ceux de la NHL.
Alors combien pour les droits tv de la Ligue 1 ? 1 milliard ? 1,5 milliard ?
Reste à voir quand sera lancé l’appel d’offre. Pour une source proche de la LFP (Les Echos, 07/06) : "La Ligue pourrait vouloir profiter du renouvellement de mandat de Stéphane Richard à la tête d'Orange, en mai 2018, et lancer son appel d'offres juste avant. Lui qui veut aider Canal+ à remporter les droits, s'il se représente avec une victoire, c'est un élément positif de plus à son bilan. La bataille sera d'autant plus virulente avec SFR". La LFP a jusqu’au printemps 2019 pour le faire.

Top14
La DNACG (Direction Nationale d’Aide et Contrôle de Gestion) qui se charge pour la FFR de contrôler financièrement les clubs pros, vient de rendre son rapport pour la saison 2015-2016 (il y a toujours un an d’écart avec la saison en cours).
Une synthèse des droits tv permet de faire le point. On peut noter que l’arrivée de beIN Sports a fait exploser les montants des droits pour Canal+. Les droits devraient encore augmenter : la LNR a attribué les droits tv du Top14 (période 2019-2023) en exclusivité à Canal+ pour un montant de 97 millions. A confirmer, car le recours déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal aurait été jugé recevable par l’Autorité de la Concurrence.

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le Lun 19 Juin 2017 - 6:41Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°233
Lors d’une interview au Jdd (11/06), Stéphane Richard est revenu sur quelques point d’actualité et notamment sur les rapports entre Orange et Vivendi.

Telecom Italia
Stéphane Richard a réaffirmé que Telecom Italia n’était pas dans le viseur d’Orange : "Quant à un rachat éventuel de Telecom Italia, qui n'est pas à l'ordre du jour, je préfère mettre nos ressources dans de nouveaux métiers plus générateurs de croissance.".
D’autant que Free va lancer une offre mobile d’ici à la fin de l’année. Bref, Orange préfère investir dans Orange Bank ou dans la sante et la cyber sécurité.

Canal+
Par ricochet ? Le dossier d’alliance avec Canal+ n’avance pas, pour Stéphane Richard : "Nous avons noué des accords de distribution mais nous devons faire beaucoup plus. Canal doit casser la spirale actuelle dans laquelle la chaîne perd des abonnés et des droits sportifs. Si nous pouvons y contribuer avec des partenariats nous le ferons.".
Canal+ a laissé filer la Ligue des Champions et la Ligue Europa à SFR et ne pourra pas se louper sur la future attribution des droits de Ligue 1. Mais à ce jour, rien ne se passe. Est-ce le prix demandé par Vivendi, alors que Canal+ continue de perdre des clients ? Ou Vivendi souhaiterait faire un deal général avec une entrée croisée dans Orange ? Mais pour Stéphane Richard : "Or, un rapprochement capitalistique avec Canal est exclu pour le moment.".
Bref, ce n’est pas mur ou Canal+ est trop cher ! De plus. Orange ne veux pas voir Vivendi rentrer au capital d’Orange. D’ailleurs pour Orange, la création d’un groupe intégré avec Vivendi : "C'est une fiction. L'essentiel de la valeur de Vivendi, c'est Universal. Il n'y a que des bouts de Vivendi qui pourraient théoriquement nous intéresser, Canal+ et Telecom Italia.".
Pour se développer dans les contenus, Orange compte sur OCS et Orange Studio : "Orange veut devenir un acteur encore plus important de la distribution de contenus via sa propre chaîne OCS et via Orange Studio. Nous serons toujours plus actifs dans la production de séries originales et de films. Avec Luc Besson, nous avons coproduit Valérian, le film le plus ambitieux et cher de l'histoire du cinéma français.".
A terme, il n’est pas certain que cela suffise.
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le Mar 20 Juin 2017 - 7:07Hammett
Après la publication des résultats des opérateurs à fin mars 2017, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire. Comme c’est un trimestre impair, Free et Orange ne publient de données sur l’Ebitda.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a baissé de 0,9% entre 2015 et 2016 et de 0,1% entre le T1 2016 et le T1 2017.



Le détail
Bouygues Telecom remonte la pente et signe la meilleure augmentation sur le T1. Il obtenait le même CA au T1 2008…Par contre, sa rentabilité est toujours en dessous de 20%.

Free est dans la continuité et voit son CA mobile avoir de bons chiffres. Sur ce trimestre, Free passe devant Bouygues Telecom pour 2 millions.

Orange France, est toujours dans le rouge, même si c’est proche de l’équilibre. C’est le mobile qui tire toujours Orange vers le bas. Orange est trop faible sur les forfaits mobiles du segment Grand Public. Par contre, avec le Ftth, les services fixes sont positifs.

SFR, malgré la perte de clients sur le fixe, SFR voit son chiffre d’affaire remonter légérement avec la hausse de ses clients postpayés mobiles, mais voit sa rentabilité baisser de 5,1%. Le secteur entreprise est dans le rouge.

Pour rappel, les résultats à fin T1 2016
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le Mer 21 Juin 2017 - 6:23Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°205

Le quotidien Les Echos (15/06) annonce des premières fuites sur le rapport que doit rendre l’ADLC concernant la mise à jour des injonctions que doit remplir Canal+ suite à son rachat de TPS en 2007. Injonctions qui ont été renouvelées en 2012 et qui viennent à échéance.
Et selon le quotidien, l’ADLC pourrait lâcher la bride à Canal+ sur le cinéma : Canal+ pourrait proposer des exclusivités plus importantes sur CanalPlay et aurait plus de souplesse pour diffuser les oeuvres des studios américains.

Injonctions, injonctions…
Quelles sont ces injonctions ? Par exemple, c’est l’interdiction d’une distribution en exclusivité de chaines avec des droits premiums dans le sport et/ou le cinéma comme OCS. Pour l’ADLC (injonctions de juillet 2012) , une chaine premium sportive est : "une chaîne diffusant des droits sportifs premium, à savoir les droits de diffusion des matches de Ligue 1 ou des championnats étrangers attractifs ou de la Ligue des champions". Il y a un an l’ADLC avait refusé que beIN Sports soit distribué en exclusivité sur Canalsat, considérant que beIN Sport est une chaine premium.
Autre exemple, l’obligation pour Canal+ de ne pas devenir propriétaire d’OCS, de distribuer aux Fai les chaines Cine+. Pour rappel, en 2012, l’ADLC avait infligé une amende de 30 millions à Canal+ pour non respect des obligations énoncées en 2007 après le rachat du bouquet TPS.

Des changements annoncés
En juillet 2016, Bruno Lasserre – l’ex Président de l’Autorité De La Concurrence – Le Monde (06/07) était revenu sur les injonctions imposées à Canal+ : "Nous lançons aux alentours du 20 juillet une consultation publique afin de remettre à plat le cadre réglementaire auquel est soumis Canal+ depuis cinq ans. Il s’agit d’un exercice de grande ampleur qui nous amènera à nous interroger sur les évolutions du secteur. Le paysage concurrentiel a-t-il été modifié avec l’arrivée de Netflix et la concentration Numericable-SFR ?
Les modes de consommation ont-ils évolué (visionnage des contenus sur Internet) ? Y a-t-il de nouveaux contenus premium (séries, rugby) ? Les modèles de financement du cinéma et du sport français ne méritent-ils pas d’être revus ? Même si cela n’est pas dans la compétence de l’Autorité, je pense aussi qu’il faudrait revoir les règles de concentration des médias afin de faire émerger des acteurs forts, capables d’acquérir des droits de plus en plus onéreux et d’exporter leur savoir-faire
".

A suivre…Rapidement
L’ADLC doit rendre sont avis le 22 juin, mais celle-ci aurait tenu compte que d’autres acteurs puissant sont rentrés dans le jeu comme SFR et Netflix et que Canal+ n’est plus en position ultra-dominante et qu’il perd régulièrement des abonnées.
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le Jeu 22 Juin 2017 - 7:26Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°234

SFR perd contre Orange
En 2010 devant le Tribunal de Commerce et la Cour Internationale d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale de Paris, Numericable a attaqué Orange sur le plan câble et le manque d’informations sur le génie civil. Numericable demandait un total de 3,5 milliards comme préjudices.
En 2014, la Cour d’Appel avait donné raison à Orange, mais en février 2016 la Cour de cassation a cassé ce jugement.
Le 16 juin, la Cour d’appel vient de débouter SFR et a été condamné à payer 300 000 € pour remboursement des frais de procédure (La tribune,16/06).

SFR attaque Orange
Mi-Mai, SFR a lancé une procédure judiciaire conte Orange. Cette fois, c’est devant le Tribunal de commerce de Paris (Les Echos, 16/05). Le sujet concerne la couverture des zones moyennement denses sur le Ftth. En 2011, un accord entre Orange et SFR prévoyait un partage 80/20 entre les deux groupes, depuis SFR a été racheté et SFR veut une plus grosse part.
Mi-février, l’ARCEP avait invité : «les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre».
Depuis, rien n’a bougé. SFR accuse Orange de bloquer la négociation, Orange rétorque qu’il a remplacé SFR dans beaucoup de villes, SFR privilégiant le câble au détriment du FttH.

Très haut débit : SFR et la justice
L’Autorité De La Concurrence a sanctionné SFR d’une amende de 40 millions d'euros. Avant le rachat de SFR par Numericable, SFR avait un accord avec Bouygues portant sur le déploiement de la Fibre Optique. Après le rachat, SFR n’a pas tenu ses engagements et l’ADLC s’était auto-saisie en octobre 2015. SFR va faire appel de la décision (Le Figaro, 09/03).
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Brèves du sport business et des médias – n°206

Canal+ et les autres...
Comme annoncé il y a une semaine par Les Echos, dans un avis, l’Autorité de la Concurrence lève une partie des obligations fixées à Canal+ depuis le rachat de TPS en 2007. En gros, il y a encore des règles mais avec beaucoup de souplesse.
Les arrivées de SFR, beIN Sports, Netflix ou Amazon a permis une très sérieuse concurrence au monopole qu'était Canal+ et l’ADLC en a tenu compte. Les nouvelles règles édictées par l'ADCL s’éteindront le 31 décembre 2019.
Après, cela va être vraiment la guerre...

Pour Le Monde (22/06) :
"Dans le domaine du cinéma et des séries, Canal+ obtient le droit de nouer un deuxième accord-cadre avec un grand studio américain, après celui conclu avec Disney et une levée intégrale des restrictions qu’il subissait sur les achats de droits. Mais la plupart des restrictions sur le cinéma français demeurent. À court terme, le groupe pourra toutefois mieux faire profiter ses chaînes du riche catalogue de sa filiale de production StudioCanal.

Dans le domaine de la distribution de chaînes payantes, Canal+ pourra intégrer dans ses bouquets des chaînes premium en exclusivité. Il serait donc susceptible de relancer le projet d’accord de distribution exclusive de BeIN Sports, qui avait été retoqué par l’autorité au printemps 2016. En revanche, Canal+ a toujours l’obligation de distribuer un minimum de chaînes indépendantes.

En matière de sport, enfin, Canal+ se trouve libéré de toute restriction et aura le loisir de céder des matchs à C8 ou CStar sans obligation de mise en concurrence.
".

L'avis est susceptible d'être attaqué devant le Conseil d'Etat, Altice va-t-il le faire ?
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