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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 53
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10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Lun 2 Jan 2017 - 9:31Hammett
Tous mes voeux également et merci pour tes encouragements.
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le Lun 2 Jan 2017 - 9:32Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. C’est l’occasion de mettre en lumière quelques données et plus particulièrement sur Orange en Espagne. Mais d'abord retour sur quelques données générales.

1 - Activité groupe
Le chiffre d’affaire France est minoritaire à 47% du total. Avec le rachat de Jazztel, l’Espagne devient le deuxième pays le plus important pour Orange.



Une carte de l’implantation du groupe

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le Mar 3 Jan 2017 - 6:20Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. La fin de l’année et son activité plus calme est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales.

2 – Evolution nombre de clients
Evidemment le nombre de clients est impressionnant. Mais Orange n'est classé que septième opérateur mobile mondial en nombre de clients.

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le Mer 4 Jan 2017 - 6:17Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales.

3 – France : réseau fixe


Même si l'on sent la montée en charge du Ftth, la donnée "> 2Mbit/s" mériterait d'être un peu plus détaillée

France : début de la fin de l’itinérance
L’accord d’itinérance entre Orange et Free est entré en vigueur depuis début janvier. Il prévoit un débit maximum de 1 Mbit/s pour les clients de Free passant par le réseau Orange.

Cet accord avait été annoncé par Orange et par Free mi-juin 2016 et portait sur la fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer initialement en décembre 2017. Fin juin 2016, l’accord avait été validé par l’ARCEP.

Ce bridage est valable pour 2017 et 2018. Pour 2019, il passe à 768kbit/s et à 384kbit/s en 2020. Même si il n’a pas le couteau sous la gorge, Free va devoir continuer à investir massivement afin de garder ses clients. Pour Orange, la perte de revenus va s’accélérer. La perte est prévue à 150 millions pour l’année 2016.

Coté judiciaire, Bouygues Telecom a retiré, fin octobre, sa plainte contre Free et Orange avec demande de mesures conservatoires, déposée en juin auprès de l'Autorité de la concurrence. Le dossier devrait être instruit malgré tout, mais sur le fond, et devrait donc traîner en longueur. Bouygues Telecom accusait Free et Orange d'entente après la signature d'une prolongation du contrat d'itinérance qui les lie de 2018 à 2020. (Les Echos, 11/2016).

Toutefois, ce contrat d’itinérance est toujours attaqué par Bouygues : en novembre 2014, Bouygues a assigné Free devant le Tribunal de Commerce pour concurrence déloyale concernant les pratiques de Free avec l’itinérance Orange. Bouygues estimait le préjudice à 411 millions d’euros. Le procès est en cours, mais depuis l’ARCEP a publié un carnet de route pour mettre fin à l’utilisation du réseau d’Orange par Free.
Bouygues Telecom a demandé – via un courrier en décembre 2015 au Premier Ministre - un dédommagement de 2,285 milliards d’euros à l’Etat pour absence d’encadrement d’itinérance. Il n’est pas certain que Bouygues obtienne une réponse…
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le Jeu 5 Jan 2017 - 6:20Hammett

Pour supprimer les frais d'itinérance en Europe, la Commission proposait d'abord une limite fixe de 90 jours par an, qui a convenu à peu d'acteurs. Depuis trois mois, cela négociait et si les frais d'itinérance seront bien supprimés pour les clients, les opérateurs continueront de se facturer la navigation de leurs clients sur le réseau d'un autre. Les opérateurs pourront contrôler les abus et parfois plafonner le volume des données. Il reste à définir précisément la notion d’abus. Mais cela consistera à mettre un utilisateur sous surveillance pendant 14 jours afin de connaitre le lien entre un utilisateur et son pays de résidence.

Avec les mouvements de touristes, les opérateurs du nord de l’Europe étant avantagés par rapport à ceux du sud,  Il reste à régler précisément le règlement des prix de gros que se facturent les opérateurs lorsque un mobile est utilisé à l'étranger.

Le texte a été adopté de façon définitive le 14/12 et la fin de l’itinérance est fixée pour le 15 juin 2017. Selon le quotidien Les Echos (édition papier du 04/01), chez Orange, ce sont 150 millions d’euros d’Ebitda qui pourraient faire défaut cette année par rapport à 2016 (soit 1,2 % de l’Ebitda 2015).
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le Ven 6 Jan 2017 - 6:26Hammett
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 3ème trimestre 2016 - résultats définitifs- ". Il n’y a que des différences infimes avec le récapitulatif provisoire publié le 1er décembre dernier.

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,3%, c’est en baisse par rapport aux trimestres précédents. A noter que la croissance sur les douze derniers mois est de 879 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 230 000 nouveaux clients, ce qui en fait un petit trimestre.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,410 millions, soit un recul de 340 000 sur un an et une baisse de 42 000 sur le trimestre.
Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 5,04 millions, soit une hausse de 1,220 million (dont 656 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 272 000 (dont 163 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total ARCEP à fin septembre 2016 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,056 millions de clients et a recruté 443 000 nouveaux clients entre le T3 2015 et le T3 2016, soit une augmentation de 4,3% de sa base clientèle.
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le Lun 9 Jan 2017 - 6:16Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales.

4 – France : réseau mobile


4 – France : activité mobile

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le Mar 10 Jan 2017 - 6:33Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales et plus particulièrement sur Orange en Espagne. Pays qui est devenu le deuxième marché d'Orange.

5 - Espagne : marché fixe




5 - Espagne : marché mobile


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le Mer 11 Jan 2017 - 6:22Hammett
Il y a quelques mois (et comme chaque année), Orange a publié son document de référence 2015. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales et plus particulièrement sur Orange en Espagne. Pays qui est devenu le deuxième marché d'Orange. Fin.

6 - Espagne : principaux indicateurs marché mobile et fixe


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le Jeu 12 Jan 2017 - 6:29Hammett
L’ARCEP veut mettre la pression sur Orange afin que celui-ci fasse des concessions techniques sur le déploiement de la fibre optique, afin de favoriser les investissements. Orange rétorque fortement que le moyen pour y arriver est de ne pas freiner le plus gros investisseur. Faudra bien trouver un compromis… Les décisions finales seront adoptées au cours du second semestre 2017 après le parcours classique de la régulation (avis des intéressés, de l’ADLC et des Autorités Européennes), mais aussi après les élections présidentielles.

Quelle régulation de l'ARCEP ?
Le but de l’ARCEP est d’accélérer les investissements afin de couvrir plus rapidement le pays en fibre optique. Sans donner de chiffres, Sébastien Soriano craint que les investissements soient moins importants et fait même la leçon aux opérateurs : "Je ne veux pas dicter leur stratégie aux opérateurs. Si Orange se développe dans la banque, et SFR dans les médias, c’est leur droit. Mais il ne faut pas se tromper de boussole. La 5G, par exemple, il faut la préparer dès aujourd’hui. Ma crainte, c’est que par effet de mode, les opérateurs télécoms soient moins focalisés sur les réseaux".

Dans son communiqué de presse, l’ARCEP : "prend acte et se félicite de l'effort d'investissement porté par Orange. Cette dynamique doit maintenant se généraliser à l'ensemble des acteurs du marché. L'autorité veillera, par son action, à prévenir tout comportement d'obstruction de la part d'Orange, soit vis-à-vis des autres opérateurs dans les investissements dans les réseaux FTTH, soit dans la migration des réseaux haut-débit vers les réseaux à très haut débit".

L’ARCEP veut aussi dynamiser le marché entreprise en renforçant le numéro deux SFR et favoriser les petits opérateurs pour Sébastien Soriano (Les Echos,10/01) : "La stratégie de Kosc, qui vient d’arriver sur le marché, est par exemple intéressante".

L’ARCEP avait déjà livré un premier document d’analyse le 21 juillet dernier et mettait en demeure Orange trois points :
"- en premier lieu, de fournir l'accès à ses infrastructures de génie civil de boucle locale dans les mêmes conditions aux opérateurs tiers et à ses propres services en ce qui concerne les processus et interfaces de commande d'accès aux infrastructures de génie civil sur le marché entreprise, d'ici le 30 septembre 2016 sur l'ensemble du territoire national ;
- en deuxième lieu, de respecter ses obligations de transmission d'informations trimestrielles relatives à l'accès à ses infrastructures de génie civil pour des déploiements de boucles locales optiques sur le marché entreprise, d'ici le 31 janvier 2017 ;
- en dernier lieu, de mesurer et de publier sur son site internet les indicateurs manquants relatifs aux commandes par Orange détail d'accès aux infrastructures de génie civil d'Orange pour le marché entreprise, d'ici le 31 octobre 2016
".

De fait, l’ARCEP veut garder une locomotive sans que cela devienne un monopole : "Il y a une locomotive et nous ne voulons pas la freiner. En revanche, nous ne voulons pas de monopole. Il faut que la concurrence soit réelle" (Les Echos, 01/07). Orange va devoir certainement faire des concessions, mais la concurrence devra aussi montrer qu’elle est prête à investir dans le déploiement et arrêter de se cacher derrière l’excuse du « monopole ». Dans le cas contraire, Sébastien Soriano évoque l’augmentation desprix du dégroupage ADSL : "Je les invite à clarifier publiquement leurs intentions. Si les investissements ne sont pas au rendez-vous ou la migration ne se fait pas assez vite, nous pourrions passer à l’acte.".

Orange vent debout !
Suite à cette première mise en demeure, Stéphane Richard avait déclaré en septembre lors d’un colloque organisé par Les Echos : "Notre monopole a disparu il y a vingt ans, c’est débile d’agiter cet épouvantail (…) Dans les zones denses, les règles du jeu sont établies depuis longtemps : c’est la concurrence par les infrastructures, donc chacun fait les investissements qu’il doit faire (…) politiquement, c’est vraiment aujourd’hui un très mauvais dossier".

Lors d’une interview à La Tribune (23/06), Stéphane Richard avait anticipé et demandait : "une stabilité du cadre de régulation et du cadre fiscal. On ne peut pas demander à une entreprise de s'engager sur une période aussi longue et avec des moyens pareils si elle est à la merci d'un changement de régulation qui viendrait modifier son modèle économique".

Suite à la publication de ses orientations, Pierre Louette - directeur général délégué- dans une interview au quotidien Le Monde (10/01) rappelle : "Entre 2015 et 2018, nous aurons investi 4,5 milliards d’euros dans la fibre. Faut-il que l’on arrête ? Plutôt que d’évoquer notre supposé monopole, il faudrait plutôt parler des erreurs stratégiques et des errements de nos concurrents. Iliad s’est lancé dans la fibre en 2007 en même temps qu’Orange. Quand nous avons commencé à nous déployer dans les zones très denses, tout le monde pouvait le faire. SFR, qui a connu plusieurs actionnaires, a changé d’avis. Nous ne sommes pas responsables de l’impéritie de nos concurrents. Depuis, ceux qui le souhaitent, peuvent se rattraper. Iliad a cofinancé la construction de 5 millions de prises haut débit FTTH. Ceux qui ne l’ont pas fait sont évidemment très en retard".

Quel état du marché ?
Pour rappel et selon les derniers chiffres connus, voici les parts de marché sur le Ftth à fin septembre :

Orange compte 1,308k clients, soit 67,8% (66,9% au T2, 67,8% au T1) du total ARCEP. Depuis janvier 2014, Orange a gagné 988 000 clients sur le Ftth, 520 000 étaient de nouveaux clients, soit 52,6% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
Free compterait 275k clients, soit 14,2% (14,2% au T2, 12,2% au T1).
SFR + autres par déduction, compterait 267k clients, soit 13,8% (14,9% au T2, 15,4% au T1).
Bouygues compte 91k clients, soit 4,7% (3,9% au T2, 4,5% au T1).

D’autre part, le nombre de lignes commercialisables par chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs). Pour Bouygues, il s’agit des lignes Fibre Optique. Pour SFR, ce sont celle de son réseau Ftth et câble, le tableau indique le % de lignes « câble » upgradé.

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le Ven 13 Jan 2017 - 6:27Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°209

Orange Maroc
Orange poursuit le déploiement de sa marque. 2016 aura vu ses filiales en Egypte, en Belgique et au Maroc passer sous la marque Orange. Lors du déplacement au Maroc, Stéphane Richard a déclaré : « Pour nous, la marque, c'est un actif essentiel. Dans le monde digital, caractérisé par une grande profusion d'acteurs, il est important d'avoir des points de repère. Il n'y a qu'un seul Google, qu'un seul Orange».

En Afrique et au Proche-Orient, où Orange fait 15% de son chiffre d'affaires (soit un peu plus de 4 milliards) et totalise 110 millions d'abonnés, le Maroc est, après l'Egypte, le deuxième pays de l'opérateur, avec 14 millions de clients. Le revenu par abonné y est bien moins élevé qu'en France : 4 à 5 euros par abonné, contre 27 euros dans l'hexagone. Au Maroc, Orange ne détient que 49% du capital.

Il reste à Orange à « rebrander » ses dernières acquisitions en république démocratique du Congo, au Libéria, au Burkina Faso et en Sierra Leone (Les Echos, 08/12).

Free
Alors que SFR fait le forcing sur les contenus et que Orange regarde vers à Canal+, Free pourrait y rentrer par la bande. Xavier Niel via son Spac (Special Purpose Acquisition Company, compagnie fondé avec Matthieu Pigasse, et Pierre-Antoine Capton) serait intéressé par l’acquisition de AB Groupe dont le prix de vente pourrait atteindre entre 350 et 400 millions d’euros, mais le fond détenu par le trio peut mobiliser jusqu’à 1,5 milliard. AB Group dont le principal actionnaire approche des 70 ans pourrait s’en séparer et serait à la recherche d’un acquéreur.
AB Group édite des bouquets payants avec les chaines comme AB Moteurs ou Sciences et vie TV et possède un bon catalogue de séries (Les Echos, 05/01).
A suivre…
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le Lun 16 Jan 2017 - 6:35Hammett
L’ARCEP et Free sont revenus sur la décision de l’ARCEP demandant à Orange des concessions techniques sur le déploiement de la Fibre Optique.

Réaction de l’ARCEP
D’abord, Sébastien Soriano – le président de l’ARCEP – via une interview sur Bfmtv La Tribune (12/01). Pour lui, il s’agit d’un "petit complément" et : "Ce que nous voulons, c'est booster l'investissement en France. Aujourd'hui, la situation est simple: Orange investit beaucoup, mais ils nous disent être à la limite de ce qu'ils peuvent faire. Il ne s'agit certainement pas de sanctionner cet investissement, mais de trouver des relais, des compléments à [cet effort]. Et ceux-ci viendront des autres opérateurs".
Pour l’ARCEP : "Il y a un verrou très simple : la réglementation française impose qu'il n'y ait qu'un opérateur qui déploie la fibre dans l'immeuble. C'est très bien [...], c'est de bonne gestion. Mais il faut à un moment se raccorder à la fibre dans l'immeuble. Or aujourd'hui, dans les zones les plus denses du territoire, Orange est très en avance. Il a installé la fibre dans beaucoup d'immeubles. C'est très bien, sauf que les autres opérateurs n'arrivent pas à y rentrer pour se raccorder (…) de demander à Orange (…) d'accompagner les autres opérateurs".
Bref, comme Orange inspire confiance, Orange doit tenir la main à la concurrence, afin que celle-ci puisse rentrer dans certains immeubles. En 2012 (Zdnet, 04/2012), Free avait freiné brutalement sur le déploiement de la fibre en solo et l’ARCEP avait demandé à Free d’envoyer un courrier déclarant que l’immeuble n’était plus lié à Free pour le passage de la fibre.
Mais pour l’ARCEP : "Nous mettons aujourd'hui une proposition de régulation sur la table. Si demain Orange avance de sa propre initiative pour régler ces problèmes, peut-être qu'on considérera [qu'il suffit] simplement d'accompagner le mouvement". Reste à savoir qui va payer ?

Réaction de Free
De son coté, Free s’est exprimé par la voix de Maxime Lombardini dans une interview au quotidien [url=http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211685761199-maxime-lombardini-nous-voulons-les-memes-regles-pour-tous-dans-la-fibre-2056823.php#xtor=RSS-38#rkjs1cfEdwHzIBDP.99
]Les Echos[/url] (13/01). Au final, il ressort que Free souhaite une meilleure qualité d’informations de la part d’Orange : "Orange se réserve un accès privilégié à de multiples informations et dispositifs spécifiques qu'il nous refuse alors que nous sommes co-investisseurs. Sur les plans de déploiement, les erreurs de câblage, les erreurs d'adresse notamment, Orange met en oeuvre des dispositifs courts pour son compte mais impose de la lourdeur à ses concurrents. C'est pour cela que le régulateur doit établir un principe très ferme de non-discrimination renforcée : Orange doit utiliser les mêmes procédures et avoir accès aux mêmes informations que ses concurrents. (…) Nous contribuons fortement au financement du réseau co-investi avec Orange. Il est légitime de vouloir y accéder de manière efficace".
Il va falloir clarifier les contrats signés entre Orange et Free et le statut de co-investisseur. Qu’est-ce que celui-ci finance ? A partir de quel endroit doit-il avoir l’info ?
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le Mar 17 Jan 2017 - 6:25Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 183

Orange
Orange reprend pied dans le football et devient le namer de la compétition française de football en ligne qui s'appellera donc la Orange e-Ligue 1 et sera diffusée sur beIN.

BeIN Sports
BeIN Sports a diffusé quelques chiffres concernant ses 11 plus fortes audiences sur l’année 2016. L’Euro avec les bleus et la Champions League avec le PSG ont permis de réaliser de beaux scores. Avec la diffusion de l’euro, BeIN Sports a dépassé le cap des 3 millions de clients.
La chaine va diffuser de hand qui est organisé en France durant ce mois de janvier, l’occasion de faire de faire grimper les compteurs de l’audience, même si il sera difficile de faire aussi bien que pour le foot.
Pour rappel BeIN Sport a acheté les championnats du monde de hand (féminin 2016 et 2016 et masculin 2015 et 2017) pour 80 millions d’euros.



Droits TV en 2017
Comme chaque début d’année, Le site Mediasportif a publié les droits tv du sport qui vont être sur le marché pour cette année 2017.
La présence de SFR devrait rendre la compétition plus ardue, alors que Canal+ et BeIN Sports s’étaient accordé sur une sorte de gentleman agreement sur le partage des droits.

Football : Equipe de France (2018-2022), cela devrait aller à M6 et TF1. Ligue des Champions (2018-2021), actuellement pour 140 millions entre C+ et BeIN Sports. Ligue Europa (2018-2021. Bundesliga (2017-2021). Coupe de France (2018-2022). Coupe de France (2018-2022). Coupe de France (2018-2022). Qualifications Européennes + Ligue des Nations hors France (2018-2022). Coupe du monde des clubs.

Rugby : Champions Cup (2018-2022) et Challenge Cup (2018-2022). Challenge Cup (2018-2022)

Autres : Handball : Ligue des Champions (2017-2021), Athlétisme : Diamond League (2017-) . Tennis : US Open (2018-). Formule 1 (2018-). Cyclisme : Championnat du Monde (2017-2024).
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le Mer 18 Jan 2017 - 6:35Hammett
Fin 2016, Orange vient de se voir notifier deux décisions par la justice européenne. Cela concerne le dossier des «fonds propres» et celui des «retraites». Ces jugements devraient clore deux vieux dossiers que France Telecom / Orange traine depuis de nombreuses années. Le dossier des «retraites» va couter 900 millions d’euros à Orange, la somme ayant été provisionné, cela ne devrait pas affecté les futurs résultats d’Orange.

Fonds propres
Voilà une décision de justice qui va donner un peu de joie à Orange et à l’Etat français. Le Figaro (30/11) signale que : “La Cour de justice de l'Union européenne a "définitivement annulé" une décision de 2004 de la Commission européenne, selon laquelle une ligne de crédit de 9 milliards d'euros ouverte en 2002 par la France au profit de France Télécom constituait une aide d'Etat illégale."
L’affaire date de 2002 et de l’annonce du renforcement des fonds propres de France Telecom par l’Etat aux côtés d’investisseurs privés (annonce qui n’est pas rentré dans les faits) suite à son lourd endettement.
En 2004, la Commission Européenne a condamné sans demander le remboursement. Depuis d’appel en recours, la procédure suit son cours au niveau européen. Le TUE (Tribunal de l’Union Européenne) s’opposant à l’UE.

Retraites
La justice européenne avait été mois clémente sur le dossier des retraites. Fin octobre, (Le Figaro, 26/10) , la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait débouté France Télécom qui contestait un jugement du Tribunal de l'UE du 26 février 2015. La Cour s'alignant sur la décision du Tribunal qui avait jugé que "l'avantage économique conféré (...) était sélectif dans la mesure où la loi de 1996 ne concernait qu'une seule entreprise".
La CJUE avait estimé que le Tribunal avait entériné, "à bon droit l'appréciation de la Commission selon laquelle l'avantage économique constaté par cette dernière était susceptible de fausser la concurrence[/i]"

Pour rappel, en 1996 lors de sa transformation en Société Anonyme, Orange avait aligné partiellement ses cotisations retraites sur celle du secteur privé et versé une soulte à l’Etat de 5,7 milliards. Orange ayant transféré à l’Etat le paiement des retraites de ses fonctionnaires.
En 2008, suite à une plainte de Bouygues Telecom, la Commission Européenne a ouvert une enquête pour savoir si la prise en charge de la retraite des fonctionnaires était conforme au droit communautaire et que cela ne constituait pas une aide d’Etat.

A l’issue de cette enquête la Commission Européenne avait donné raison à l’Etat et à Orange. Toutefois, la Commission avait imposé à Orange un système de retraite identique à celui de ses concurrents, c’est à dire qu’Orange devait assumer pour les fonctionnaires les mêmes charges sociales (perte d’emploi et chômage) que la concurrence.

En 2012, la loi a changé et depuis Orange est soumis aux mêmes charges que la concurrence. Par ailleurs, Orange et l’Etat contestent l’alignement des cotisations sur la concurrence. En février 2015, Le TUE (Tribunal de l’Union Européenne) a confirmé la décision de la Commission. En mai 2015, Orange a fait appel devant la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne). Le surcoût est estimé par Orange à 900 millions qui indique avoir provisionné cette somme.
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le Jeu 19 Jan 2017 - 6:37Hammett
L’année 2017 pourrait être celles des contenus chez Orange. C’est ce qu’a affirmé Stéphane Richard lors de la présentation de ses vœux aux salariés d’Orange (Les Echos, 13/01) et principalement autour de Canal+, selon Les Echos, des discussions sont toujours en cours avec Vincent Bolloré, en vue d'une éventuelle alliance et d’une participation minoritaire.

Une participation dans Canal+ ?
Début décembre, Stéphane Richard avait indiqué : "Si Canal+ était à vendre, c'est certain qu'Orange s'y intéresserait (…) Beaucoup de raisons poussent à une alliance beaucoup plus prononcée entre Orange et Canal+ dont la forme et l'importance restent à définir" (Les Echos).
Canal+ s’est offert un lifting de ses offres afin de relancer le gain de nouveaux clients, avec la concurrence de la TNT et de nouveaux entrants (BeIn Sports, OCS, Netflix, etc…) Canal+ a perdu plus 500.000 abonnés en 5 ans, passant de 4,42 millions en 2012 à 3,88 millions début 2016.

Orange n'y croit pas !
Depuis son arrivée, Stéphane Richard s’est délesté d’Orange Sport, Dailymotion, Skyrock et à fait rentrer Canal+ pour 33% dormant dans OCS. Il a gardé OCS mais a renoncé à son exclusivité de distribution chez Orange et a mis la pédale douce sur l’activité de production de films avec Orange Studio, et a fortement a recentré sa stratégie de naming d’événements sportifs. Enfin Orange n’a plus que 10% de Deezer.
En octobre dernier lors de rencontres Télécoms organisées par le quotidien Les Echos, Stéphane Richard était revenu sur la convergence entre les médias et les télécoms : "dépenser des milliards pour acheter des actifs dans les contenus, je ne pense pas que cela apporte quoi que ce soit".

SFR est à fond
Une prise de participation dans Canal+ serait un gros tournant dans la stratégie d’Orange dans les contenus. Il faut dire que SFR s’active énormément dans le sport et à terme dans les séries et le cinéma.
Le quotidien Les Echos (19/12) rappelait les forces en présence concernant la bataille dans les contenus que se livre Canal+ et SFR. Altice dépense 3 milliards dans les contenus télévisuels, là où il est implanté (France, Etats-Unis, Israël, Portugal...). Le groupe Canal+, lui, y consacre 1,2 milliard.
Alors, même si il faut ramener ce chiffre par rapport au nombre de clients, la force de frappe de SFR est vraiment sérieuse. De quoi pousser Canal+ à chercher de nouveau(x) partenaire(s) ?
Reste à voir si l’investissement dans les contenus va permettre aux opérateurs permet de gagner des clients. Dans un premier temps, cela permet une montée en gamme et de faire augmenter l’ARPU et de quoi aussi justifier un passage au très haut débit.
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