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Hammett

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Autre FAI
Masculin Age : 53
Localisation : Bois-Colombes
10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Mer 23 Nov 2016 - 6:34Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°201

Plan Très haut débit
La Commission autorise le «Plan Très Haut Débit» français. La Commission européenne a conclu que le plan national français pour le haut débit était compatible avec les règles de l'UE en matière d'aides d'État. Ce plan prévoit des investissements à hauteur de 13 milliards d'euros. Il vise à amener le très haut débit partout en France sans fausser indûment la concurrence (Revue de presse ARCEP le 07/11).

OCS
Orange a sauté le pas…Et va proposer OCS (communiqué de presse) en version OTT. Avec cette version, Orange compte toucher de nouveaux publics et fait le pari que ce sera complémentaire par rapport à une distribution via sa boxe.
Selon Les Echos (09/11), 4 millions de Français n'ont pas de téléviseur et consomment les programmes sur ordinateur, mobile ou tablette. OCS compte actuellement 2,5 millions d’abonnés.
Orange va lancer deux offres : une à 9,99€/mois sur mobile, tablette et ordinateur (promotion de lancement à 7,99€/mois pendant 6 mois) et une à 11,99€/mois qui permet également de profiter d’OCS sur la TV avec Chromecast (et prochainement Xbox One, Android TV et Apple TV).

Iliad en Italie
Selon Bloomberg, Telecom Italia devrait lancer une offre low-cost dès le premier trimestre 2017. Iliad doit se lancer à l’été 2017.
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le Ven 25 Nov 2016 - 6:25Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°202

Itinérance
Bouygues Telecom a retiré, fin octobre, sa plainte contre Free et Orange avec demande de mesures conservatoires, déposée en juin auprès de l'Autorité de la concurrence. Le dossier devrait être instruit malgré tout, mais sur le fond, et devrait donc traîner en longueur. Bouygues Telecom accusait Free et Orange d'entente après la signature d'une prolongation du contrat d'itinérance qui les lie de 2018 à 2020. (Les Echos, 17/11)

Il reste d’autres plaintes dans la besace de Bouygues :

En novembre 2014, Bouygues a assigné Free devant le Tribunal de Commerce pour concurrence déloyale concernant les pratiques de Free avec l’itinérance Orange. Bouygues estimait le préjudice à 411 millions d’euros. Le procès est en cours, mais depuis l’ARCEP a publié un carnet de route pour mettre fin à l’utilisation du réseau d’Orange par Free.

Bouygues Telecom a demandé – via un courrier en décembre 2015 au Premier Ministre - un dédommagement de 2,285 milliards d’euros à l’Etat pour absence d’encadrement d’itinérance. Il n’est pas certain que Bouygues obtienne une réponse…

SFR
Alors que SFR s’est vu infliger une amende modique de 80 millions d’euros par l’Autorité De La Concurrence, qui le punit pour n’avoir pas attendu la notification formelle de prise de contrôle de SFR, Bouygues, Free et Orange pourraient eux attaquer SFR, car ils estiment que cela aurait perturbé le marché (La Tribune, 18/11). L’amende pourrait donc être plus lourde, il va juste démontrer comment en perdant des millions de clients, SFR a-t-il pu perturber le marché ?
A l’origine, l’amende pouvait atteindre jusqu’à 500 millions. Le coût de l’opération du rachat de SFR de 17 milliards. Mais comme Altice a reconnu tous les faits, cela a contribué à alléger l'addition.
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le Mar 29 Nov 2016 - 6:28Hammett
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats du troisième trimestre, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables par chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, il s’agit des lignes Fibre Optique. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et cable. Le tableau indique le % de lignes « câble » upgradé. Orange continue à tirer de la ligne. Sur ce trimestre, Free fait mieux que SFR.



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients par rapport au nombre de lignes connectables. Les taux ne sont pas énormes et même un peu décevant pour Free (pour des clients souvent présentés comme plus « technophiles » que la moyenne). Le taux pour SFR est à relativiser, car il y a une forte baisse des clients en ADSL, ce qui renforce mécaniquement le poids du très haut débit. Bouygues comment à décoller. Free engrange les prises, mais moins les clients. Orange a repris sa marche en avant sur le T3.



Gains de nouveaux clients
Dans la conquête de "nouveaux" clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen en termes de gains en parts de marché.
A fin septembre 2016, Orange a gagné 126 000 clients sur le ftth dont 77 000 étaient de nouveaux clients, soit 61% du total. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 988 000 clients, 520 000 étaient de nouveaux clients, soit 52,6% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
Pour SFR, pas de chiffres pour le T2. Le dernier connu est celui de fin juin 2015. Rien pour Bouygues et Free.
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le Mer 30 Nov 2016 - 6:26Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°203

SFR Belgique
P.drahi ne fait pas qu’acheter, il essaye de vendre également. Depuis quelques mois, SFR Belgique est en vente mais n’arrive pas à trouver preneur. Orange et Telenet étaient intéressés mais le prix de 500 millions les ont refroidi. Altice avait acheté pour 82 millions d’euros en 2003.
SFR Belgique n’a qu’une part de marché de 1,5% et compte 110.000 clients, contre 180.000 abonnés. Selon Altice, le processus suit son cours…Il y a quelques mois, Telenet avait acheté Base le troisième opérateur du pays (Les Echos, 02/11).

SFR France
Bertrand Meheut, l’ancien patron de Canal+ vient d’être engagé par SFR en tant que vice-président de son Conseil d’Administration. L’ambition de SFR est de proposer des contenus (cinéma, séries, sports) afin de recruter des abonnés ou du moins de faire monter en gamme (et donc l’ARPU) les clients actuels. SFR devrait donc continuer à être offensif sur les contenus.

Très haut débit
Même si il y yencore beaucoup à faire, les bonnes nouvelles s’accumulent pour le déploiement du très haut débit en France. Il y a quelques jours, la Commission Européenne donnait son feu vert à la France pour son plan haut débit et les aides financières qui vont avec.
Bouygues Telecom et Free vont investir dans les réseaux d’initiative publique (RIP) qui sont des réseaux financés par l’Etat et les collectivités locales qui permettent d'installer la fibre dans les zones les moins denses du territoire (43 % de la population). Bouygues et Free vont signer un contrat avec Axione (filiale du groupe Bouygues) qui opère dans les RIP. Reste à Orange et à SFR de jouer également le jeu…(Les Echos, 25/11).
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le Ven 2 Déc 2016 - 6:15Hammett
L'ARCEP vient de publier ses données provisoires "Observatoire trimestriel des marchés de DÉTAIL des communications électroniques (services fixes haut et très haut débit) en France – 3ème trimestre 2016 - résultats provisoires - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,3%, c’est en baisse par rapport aux trimestres précédents. A noter que la croissance sur les douze derniers mois est de 875 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 225 000 nouveaux clients, ce qui en fait un petit trimestre.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,4 millions, soit un recul de 361 000 sur un an et une baisse de 63 000 sur le trimestre.
Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 5,06 millions, soit une hausse de 1,236 million (dont 659 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 288 000 (dont 166 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total ARCEP à fin septembre 2016 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,056 millions de clients et a recruté 443 000 nouveaux clients entre le T3 2015 et le T3 2016, soit une augmentation de 4,3% de sa base clientèle.
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le Lun 5 Déc 2016 - 6:29Hammett
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin septembre 2016, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris M2M) et donc hors mvno’s et prépayés pour les 4 opérateurs nationaux.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T3, Orange compte 25,759 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 39,3%, et une hausse de 2,053 millions cartes sim et de 8,7% de sa base client sur 12 mois. Les forfaits m2M lui permettent de maintenir une grosse cadence de recrutements et d’augmenter très sensiblement sa part de marché sur le segment des forfaits mobiles sur les douze derniers mois.
- Avec le m2m, SFR reste deuxième. Si Free veut atteindre son objectif de 25% de parts de marché, le m2M est un segment qu’il ne doit pas délaisser. Sur les douze derniers mois, Bouygues Telecom (+0,Cool fait le même score que Free (+0,9).
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le Mar 6 Déc 2016 - 6:32Hammett
Le quotidien Les Echos (29/11) a publié une interview du directeur financier d’Altice/SFR.

Dette du groupe
Il y revient longuement sur la dette de 50 milliards du groupe : "on n'a pas de remboursements majeurs avant 2022 et on continue à repousser la maturité de nos emprunts. Depuis début 2016, nous avons ainsi refinancé et repoussé 21 milliards de notre dette, soit plus de 40 % en 10 mois (...) Nous n'avons que les intérêts à payer pendant sept ans et nous pouvons y faire face seulement grâce à nos cash-flow massifs".
Pour lui, la dette n’est pas un problème majeur et : "Ce qui est sûr, c'est que si on le voulait, le marché nous donnerait encore plus de dettes ! Chez nous (…) nous ne payons pas de dividendes à nos actionnaires, c'est l'avantage d'un groupe contrôlé par une famille, ce qui est très rare dans les grands groupes de télécoms".

Pour le groupe Altice, 2017 devrait être comme 2016 une année d’intégration des actifs achetés. Reste qu’au niveau de SFR, la perte importante de clients va finir par finir par peser sur la solidité financière. Le groupe a des actifs et donc du répondant, mais à terme il faut aussi une base clientèle solide.
A ce jour et deux ans après le rachat de SFR par Altice, les résultats ne sont pas là : 600 000 clients perdus sur le fixe (de 6,6 millions au T3 2014 à 6 millions au T3 2016) et 3 millions sur le mobile (de 22,939 millions au T3 2014 à 19,921 millions au T2 2016). Sur le fixe Free est passé devant et c'est également le cas sur le segment mobile grand public.

Consolidation des Télécoms
Il revient également sur une éventuelle consolidation des Télécoms en France et un rachat de Bouygues Telecom : " On a déjà essayé trois ou quatre fois. Sans succès, dont acte. Le scénario d'une consolidation en France n'est désormais plus à notre agenda. En France, nous sommes désormais concentrés sur la transformation de SFR. La consolidation, tout le monde y aurait gagné, les acteurs des télécoms, l'Etat, l'investissement et le consommateur.
Car, à trois, nous aurions eu plus de moyens pour investir dans nos infrastructures. Aujourd'hui, en France, les prix sont parmi les plus bas d'Europe. Il vaut mieux que tous les français aient la fibre, quitte à ce qu'ils payent 5 euros de plus, plutôt qu'une couverture du territoire disparate, parce que les opérateurs télécoms n'ont pas suffisamment de moyens
".

L’issue de l'élection présidentielle va t-elle relancer le processus de consolidation ? C'est ce que laissait entendre quelques experts après l'échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange.
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le Mer 7 Déc 2016 - 6:29Hammett
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin juin 2016. L'ARCEP - qui vient de publier ses données - compte 1,930 million de clients sur ce segment.
Pour le FTTH, sur un an, c'est une augmentation de 659 000 abonnés, pour un total de 1,930 million abonnements. Pour les autres abonnements THD, sur un an, c’est une augmentation de 577 000 abonnement pour un débit est compris entre 30 et 100 Mbit/s.

Orange a (comme d’habitude) publié des chiffres. Les derniers chiffres de Free datent de la publication de son dernier bilan comptable de juin 2016. Entre la publication de décembre 2015 et celle de juin 2016, l’augmentation a été de 50 000 clients, il est donc facile de prendre une base de 25 000 par trimestre. SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit, la rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’ARCEP, auquel on retranche les chiffres publiés de Bouygues, Free, Orange.

Orange poursuit son avance, grâce à sa force de frappe. Bouygues Telecom monte doucement et Free passe devant l’ensemble "SFR + autres".

Orange compte 1,308k clients, soit 67,8% (66,9% au T2, 67,8% au T1) du total.
Free compterait 275k clients, soit 14,2% (14,2% au T2, 12,2% au T1).
SFR + autres par déduction, compterait 267k clients, soit 13,8% (14,9% au T2, 15,4% au T1).
Bouygues Telecom compte 91k clients, soit 4,7% (3,9% au T2, 4,5% au T1).
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le Jeu 8 Déc 2016 - 6:28Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le M2M (Machine to Machine).

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «nombre de cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d’équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). (…) Sont prises en compte les cartes SIM équipant les « machines », que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives».



Précisions
- Au T3 2016, Orange avec 5,115 millions de cartes SIM est à 46,8% de parts de marché et a progressé de 1,494 million de cartes sur 12 mois, soit un gain de 41,3% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange.

En 12 mois, Orange est devenu premier sur ce marché. Comme sur d’autres segments, SFR s’écroule. Bouygues essaye de suivre mais garde une solide position. Les autres acteurs essayent de rester dans le coup. Free n'est pas présent sur ce marché.
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le Ven 9 Déc 2016 - 6:21Hammett
Dans sa dernière édition, La Lettre de l’Expansion – via une note de Natexis - évoque à nouveau une prise de participation de Vivendi dans Orange, via la cession de Telecom Italia et un apport de trésorerie. Cette solution serait acceptable par l’Etat car cela permettrait de "déléguer à un groupe industriel la gestion d’un actif anciennement public et considéré comme stratégique, tout en maintenant un droit de véto sur certaines décisions".
A l’approche de l’élection présidentielle, cette solution pourrait : "s’avérer être un compromis politique entre les positions très libérales de certains (privatisation) et d’autres plus souverainistes" (Tradingsat).

A la suite de cette info, BFM, indique que des contacts ont été pris entre Vivendi et Orange pour évoquer un échange capitalistique. Sauf que Orange ne veut pas voir Bolloré/Vivendi entrer dans son capital.
Pour Orange : "Il est logique qu’Orange devienne actionnaire de Canal+ pour profiter de la création de valeur apportée par notre réseau de distribution (…) Le redressement de Canal dépend beaucoup de nous". Orange a lancé une offre spécifique CanalSat et les deux partenaires réfléchissent à aller plus loin.
Pour Stéphane Richard (Les Echos) : "Si Canal+ était à vendre, c'est certain qu'Orange s'y intéresserait (…) Beaucoup de raisons poussent à une alliance beaucoup plus prononcée entre Orange et Canal+ dont la forme et l'importance restent à définir".

Fin juin, Stéphane Richard avait donné une interview à La Tribune ou il affirmait que Orange : "a plein de choses à échanger avec Vivendi parce qu'ils sont dans les contenus, et que nous, nous sommes des distributeurs (…) Ceci dit, nos relations avec Vivendi peuvent-elles déboucher sur quelque chose de plus ambitieux? Il n'en est pas question pour l'instant. Mais il y a une forme d'intérêt réciproque à plutôt intensifier nos relations".

D'autre part, il faut noter que le patron de la FNAC - Alexandre Bompard - entre au conseil d'administration d'Orange. Comme le souligne le communiqué de presse : "Entre 2004 et 2008, Alexandre Bompard exerce plusieurs responsabilités au sein du groupe Canal+ : il est directeur de cabinet du Président Bertrand Méheut (2004-2005) puis directeur des Sports et des Affaires publiques du groupe (juin 2005-juin 2008)".

De quoi relancer l’idée d’une entrée d’Orange dans Canal+. Toutefois, une prise de participation dans Canal+, poserait peut être un problème pour OCS ou Canal Plus est actionnaire dormant. Nul doute que l’ADLC regarderait de près le dossier, car un accord entre le premier opérateur fixe et mobile et le leader de la télévision payante ne serait pas sans poser quelques petits soucis.

Une alliance entre Orange et Vivendi est-elle dans les tuyaux ? Stéphane Richard a réaffirmé à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de discussions avec Vivendi autour d’un accord capitalistique pour Telecom Italia. Mais Orange semble reprendre le dossier de la fusion des contenus et des tuyaux. Mais sans passer par la case édition comme tente de le faire SFR.
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le Lun 12 Déc 2016 - 6:21Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°204

SFR et les contenus
SFR poursuit son développement dans les contenus. Après le sport et les news, il devrait lancer lors du premier semestre 2017 une offre de documentaires, de séries et de cinéma (Le Figaro, 07/12).
Pour les documentaires et les séries, il vient d’acheter en exclusivité la distribution des chaines Discovery (Discovery Channel , Discovery Science, Discovery Investigation et Discovery Family) et de NBC Universal (13ème Rue, SyFy et E ! Entertainment). De quoi créer une chaine SFR+ qui serait alimenté également par les séries produite par la chaine Hot (filiale du groupe) et le catalogue de NBC.

Michel Combes – Directeur Général d’Altice – a donné une interview au quotidien Le Figaro (édition papier du 08/12) et ou il donne la vision du groupe dans les médias : "Nous pensons qu’à terme les gagnants dans le monde des médias ne seront plus les éditeurs mais les grands distributeurs. Ce seront soit des acteurs venant d’Internet comme Netflix, Google ou Facebook, soit des acteurs venant des télécoms ou du cable, comme ATT, qui va racheter Time Warner, ou Comcast qui a acquis NBC (…) C’est pourquoi Altice et SFR ont l’ambition de devenir l’un des grands distributeurs de contenus en Europe et dans le monde sur nos marchés".

Entre l’achat de droits et la création de chaines, le groupe Altice aurait dépensé 3 milliards dans l’acquisition de contenus en 2016. L’ambition est de venir marcher sur les plates-bandes de Canal+. L’embauche de Bertrand Meheut – l’ex boss de Canal+ - en est clairement le signe. Canal+ continue donc se faire piller, mais au prix fort. L’exclusivité de Discovery lui couterait 30 millions d’euros par an. Reste que pour rivaliser avec Canal+, il va lui falloir vraiment une offre avec des contenus premium.

Orange et Canal+
Orange s’engage également dans la voie des contenus mais en investissant sur l’existant. Selon un porte-parole de Vivendi (Le Figaro, 10/12) : "Si discussions il y a, c'est entre Orange et Canal+". Un accord capitalistique plus global entre Vivendi et Orange n’est donc pas (encore ?) à l’ordre du jour. Selon deux sources au fait du dossier, les échanges entre Orange et Canal+ portent à ce stade sur une possible prise de participation d'Orange dans le groupe de télévision mais aucun schéma n'a pour l'instant été arrêté.

Orange va-t-il récupérer 1,9 milliard du Fisc ?
Orange a obtenu du Conseil d'Etat le renvoi devant la cour d'appel de Versailles d'un litige fiscal de 1,9 milliard d'euros qui l'oppose à l'Etat français (Le Figaro, 07/12). Orange conteste une décision du Fisc de 2008 concernant la non prise d’importantes moins-values fiscales. Le Fisc a imposé un redressement à Orange de 1,9 milliard. La Cour d’appel de Versailles lui avait donné tort en février dernier et le Conseil d’Etat vient de donner raison à Orange (Bfm, 06/12).

En 2013, Orange avait versé les 1,9 milliard d'euros dû au fisc. Son PDG, Stéphane Richard avait alors fait la grimace: "Ces 2 milliards d'euros, c'est 0,1 point de déficit public [en moins] que j'ai apporté en gants blancs sur un plateau d'argent au gouvernement".

Orange reste prudent et l’argent n’est toujours pas dans la popoche : "être satisfait de cette décision du Conseil d’Etat. L’affaire est maintenant renvoyée devant la Cour administrative d’appel de Versailles, et donc le contentieux n’est pas terminé".
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le Mar 13 Déc 2016 - 6:29Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 179

beIN Sports
beIN Sports a revendu à TF1 trois rencontres de la phase finale du Mondial masculin de handball 2017 qui se déroule en France au mois de janvier. Si la France se qualifie, il y aura le quart, la demi-finale et quoiqu’il arrive la finale le 29 janvier.
Un accord de sous-licence équivalent a également été conclu entre beIN Sports et le groupe TF1 pour le championnat du monde de handball féminin 2017 en Allemagne du 1er au 17 décembre 2017. Le montant de la transaction n’est pas connu (satelllifax, 08/12).

Coupe de France de foot
Les droits tv vont être remis sur le marché en début d’année 2017. Cela concerne la période 2018-2022. Actuellement France Télévisions et Eurosport diffusent la compétition pour 16,5 millions d’euros annuels. SFR Sport va t-il se lancer pour la partie payante de l’appel d’offre ?

Droits tv de la L1
Selon BFM (10/12), la LFP réfléchit aux suite à donner aux révélation du livre «Un président ne devrait pas dire ça... »
Pour rappel, les auteurs révèlent que François Hollande serait intervenu en faveur de Canal+ lors de la dernière attribution des droits tv de la Ligue 1.
Les auteurs écrivent : "Tout commence au printemps 2014, BeIN Sports, la chaîne qatarienne, s'apprête à rafler l'intégralité des droits de la L1. Canal + est en danger de mort. Or, Vincent Bolloré, dont l'amitié avec Nicolas Sarkozy est notoire, vient de faire main basse sur la chaîne cryptée, via Vivendi. En avril 2014, Hollande reçoit, en secret, Rodolphe Belmer et Bertrand Méheut, les patrons de Canal +, venus exposer leurs craintes. Le président va se démener. On a sauvé Canal, nous confie alors Hollande. J'ai reçu discrètement Belmer et Méheut. J'ai appelé l'émir du Qatar et lui ai dit : 'Vous allez venir en France en juin, on vous a défendus par rapport aux Saoudiens, on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale ? Il y a aussi l'histoire du foot... Je souhaite qu'il y ait un partage".

4 pistes seraient envisagées :
- une plainte devant l’autorité de la Concurrence ;
- une plainte contre Canal+ et beIN Sports devant le tribunal de commerce ;
- une plainte contre l’Etat devant le tribunal administratif ;
- une plainte au pénal.
Jusqu’où ira la LFP ? La LFP estime avoir perdu entre 100 et 150 M€ avec cette négociation biaisée. De son coté l’ADLC a refusé de s’autosaisir.
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le Mer 14 Déc 2016 - 6:33Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le M2M (Machine to Machine). Deuxième récapitulatif : l'impact grandissant des forfaits M2M par rapport aux forfaits.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP à fin juin.
- Au T3 2016, Orange comptabilise 5,115 millions de forfaits m2m, soit 19,9% du total de ses forfaits, contre 15,3% à fin septembre 2015.

Comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment. A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés. “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”. La montée en charge est vraiment très forte pour Orange et un peu moindre pour Bouygues. SFR est au-dessus du fait de ses grosses pertes sur le segment grand public, mais voit également ce segment augmenter depuis le début de l’année.



Pour rappel, les parts de marché à fin septembre.



Précisions
- Au T3 2016, Orange avec 5,115 millions de cartes SIM est à 46,8% de parts de marché et a progressé de 1,494 million de cartes sur 12 mois, soit un gain de 41,3% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange.
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le Jeu 15 Déc 2016 - 6:28Hammett
Brèves du sport business et des médias – n°180

Droits tv de la Ligue 1
Finalement, la LFP a décidé de ne rien décider concernant les suites à donner aux révélations du livre « Un président ne devrait pas dire cela… » ou François Hollande dit être intervenu pour sauver Canal+ concernant l’attribution des droits tv de la Ligue 1 : "Le sujet n'a pas été abordé en conseil d'administration donc nous n'avons pas de déclaration à faire là-dessus, ce sera abordé ultérieurement" (L’Equipe, 13/12).
Il faut dire qu’attaquer en justice reviendrait à attaquer également les diffuseurs Canal+ et beIN Sports et justement la LFP vient de mettre fin à un conflit naissant avec Canal+.

Canal+ et la LFP
Depuis la rentrée et afin de regonfler Canal+ Sport, Canal+ diffuse 2 rencontres de ligue 1 sur cette chaine, alors qu’il était prévu que ces rencontres soient diffusés sur Canal+. Résultat : perte d’audience et de notoriété pour les clubs diffusés. La LFP s’en était plaint auprès de Canal+ et finalement, un accord a été trouvé (l’Equipe, édition papier du 14/12) : Canal+ s’engage à payer 8 millions d’euros supplémentaires pour 1 millions d’abonnés supplémentaires. Au regard des nouvelles offres lancées par Canal+, cela pourrait finir par arriver.

beIN Sports
La chaine a publié ses comptes (arrêtés au 31 décembre 2015) au Tribunal de Commerce de Nanterre et ils font apparaitre une perte de 1,1 milliard d’euros depuis son lancement en juin 2012. Au printemps, la chaine s’était vue refusée par l’ADLC un accord de distribution exclusive par Canal+ et qui lui aurait assuré un revenu de 3 à 400 millions d’euros par an.

Dans l’attribution des droits et pour le moment beIN Sports se contente d’un gentleman agreement avec Canal+, mais avec les futurs droits de la Ligue1 et de la Ligue des Champions, SFR va certainement faire monter les enchères. Mais son bouquet sera-t-il rentable un jour ? De son coté, Canal+ pourrait s’adosser à Orange. Les chaînes de Canal+ en France accusent une perte opérationnelle ajustée de 151 millions d’euros, contre 68 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2015. Canal+ a lancé un plan d’économie de 300 millions.
Qui va céder le premier ?

L’Equipe du 14/12 (édition papier) publie quelques infographies sur la situation de beIN Sports.
Le nombre d’abonnés


Les droits acquis depuis 2012
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le Ven 16 Déc 2016 - 7:52Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°205

SFR
Altice poursuit son rachat d’actions de SFR (Le Figaro, 13/12) et vient de monter à 84% du capital et 90% des droits de vote. Cet automne, Altice avait tenté de racheter le solde du capital de SFR, mais cela avait été refusé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Altice avait ensuite racheté hors marché 5,21% supplémentaires de SFR, ce qui lui assurait 82,94% du capital et 82,93% des droits de vote de la société.
Lorsqu’il restera mois de 5% des titres de SFR sur le marché, Altice pourra radier SFR de la côte et ne plus verser de dividendes aux actionnaires, mais simplement de faire remonter du cash de SFR vers la maison mère. Altice n’en est plus très loin…

Secteur Télécoms
A l’occasion de la présentation de son rapport annuel, la FFT (Fédération Française des Télécom) est revenu sur la situation du secteur (Les Echos, 13/12).
Cette étude rappelle que les investissements des opérateurs se maintiennent à des niveaux très élevés depuis dix ans, et qu'un record a même été atteint en 2015, à 8 milliards d'euros. En 2016, le montant devrait encore tourner autour des 7 milliards, sans compter les achats de fréquences.
A titre de comparaison, cela correspond à la construction de cinq centrales nucléaires, une commande de 18 Airbus A380 ou encore l'achat de 235 rames de TGV. L'investissement représente en moyenne 20 % du chiffre d'affaires.

Et donc, tout à fait classiquement, la FFT souhaite une stabilité du cadre réglementaire et fiscal et malgré les engagements du président de la République, pris en juin lors d'une visite chez Orange, les opérateurs estiment que le compte n'y est pas. La fiscalité spécifique au secteur devrait augmenter de 100 millions d'euros cette année pour s'élever à environ 1,3 milliard.

Sur la période 2010-2015, le secteur a perdu 13% de ses emplois (sans prise en compte du plan de 5000 départs de SFR). Sur la même période, le revenu a reculé de 5%, passant de 41,2 à 39,1 milliards d'euros. Pour la FFT, pour assurer la survie d'un opérateur, il faut une marge d'Ebitda supérieure à 20% (Bouygues est limite). Parallèlement, la FFT plaide pour une régulation plus forte au niveau européen, afin de de tendre vers l’équité fiscale.

Bref, le cocktail : hausse des investissements et baisse du chiffre d’affaire dans un monde ou les règles ne sont pas les même pour l’ensemble des opérateurs = consolidation du secteur.
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