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Hammett

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Autre FAI
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10082015
Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".
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Commentaires

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le Mar 31 Mai 2016 - 6:35Hammett
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2016, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur l’ensemble sur le segment des forfaits mobiles (avec M2M, et hors prépayés et mvno’s) pour les 4 opérateurs nationaux.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T1, Orange compte 24,581 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 38,7%, et une hausse de 2,169 000 cartes sim et de 9,7% de sa base client sur 12 mois. Les forfaits m2M lui permettent de maintenir une grosse cadence de recrutements.
- SFR a vendu Completel ce qui lui occasionne une grosse baisse sur le segment m2m. Cette vente avait été rendue obligatoire dans le cadre de l’avis donné par l’ADLC lors du rachat de SFR par Altice.
- Si Free veut atteindre son objectif de 25% de parts de marché, le m2M est un segment qu’il ne doit pas délaisser.
- Bouygues n'a pas donné de détails sur le nombre de cartes gratuites distribuées.
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le Mer 1 Juin 2016 - 7:39Hammett
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2016, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (hors M2M, mvno’s et prépayés) pour les 4 opérateurs nationaux :



Sur les seuls forfaits vendus en propre, c’est-à-dire hors mvno’s, m2m et prépayé, il est intéressant de noter que Free avec 22% de parts de marché talonne SFR avec 23,3%. La différence n’est que 676 000 clients/cartes sim. Il va vraiment falloir que SFR reconquière des parts de marché, sinon le match risque d’être assez serré sur ce segment.
Bouygues est au-dessus de sa part de marché globale. Orange est lui un peu en dessous, mais reste loin devant.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T1, Orange compte 20,3056 millions de clients avec un forfait, ce qui représente une part de marché de 37,5% et une augmentation de 530 000 cartes sim et 3,0% de sa base client sur 12 mois.
- A noter que Bouygues Telecom a publié le détail de ses ventes, ce qui permet d’isoler les forfaits Grand Public de ceux du segment m2M.
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le Jeu 2 Juin 2016 - 6:29Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°174

Orange & l’Etat actionnaire
Le 25 mai dernier, Emmanuel Macron a été interrogé par la commission des Finances du Sénat sur d'éventuelles cessions de participations dans des entreprises dont l’Etat est au capital. A propos d’Orange, il a déclaré : "Nous n'avons pas vocation, de manière pérenne, à rester au capital".
Mais, ce n’est pas le moment industriellement : "Il y a aujourd'hui une politique d'aménagement rapide et de déploiement d'un investissement d'infrastructures qui fait que nous sommes aidés en tant qu'actionnaire d'Orange, donc ce n'est peut-être pas le meilleur moment".
Et ni le moment non plus financièrement : "quand on regarde la valorisation des opérateurs après l'agrément d'une quatrième licence, il y a eu plutôt une baisse (…) Dès que les conditions de marché sont plus propices, il faut savoir céder".
Le Ministre suivant héritera de la patate chaude !

Fréquences Télécom
Depuis quelques jours, il est théoriquement possible d’avoir une neutralité technologique pour les bandes de fréquences Télécoms. Pour avoir la possibilité de faire de la 4G sur une fréquence dévolue à la 2G un opérateur devra en faire la demande au régulateur.
En France le refarming existe pour le 1800 MHz pour faire de la 4G. Et depuis le 25 mai, il est en possession d’un bloc de 15 MHz dans cette bande, ce qui devrait lui permettre d’améliorer la qualité de sa 4G. (Lesechos, 25/05).

Le quotidien économique publie également une répartition des fréquences par opérateur en France


Wimax
Finalement ce ne sera pas un accident industriel ! L’ARCEP (Les Echos du 25/05) devrait lancer une consultation pour définir de nouveaux usages des fréquences Wimax et sa bande de fréquences 3,5 GHz. Free et Bolloré avait acquis des licences en 2006. La 4G pourrait être une reconversion possible pour Free. Mais Bolloré devrait finir par céder ces fréquences, finalement inutiles pour le groupe Vivendi.
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le Ven 3 Juin 2016 - 6:25Hammett
L'ARCEP vient de publier ses données provisoires "Observatoire trimestriel des marchés de DÉTAIL des communications électroniques (services fixes haut et très haut débit) en France – 1er trimestre 2016 - résultats provisoires - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.  
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement à internet (HD et THD) de l'ARCEP à fin mars 2016 et en retranchant le nombre de clients de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars 2016.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs, mais aussi La Poste Mobile.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,0% de parts de marché avec 10,830 millions de clients et a recruté 409 000 nouveaux clients entre le T1 2015 et le T1 2016, soit une augmentation de 3,9% de sa base clientèle.  

Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,4%, c’est globalement identique aux trimestres précédents. A noter que la croissance sur les douze derniers mois est de 900 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 208 000 nouveaux clients.  

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,5 millions, soit un recul de 254 000 sur un an trimestre et une baisse de 55 000 sur le trimestre.

Pour le FTTH, sur un an, c'est une augmentation de 547 000, pour un total de 1,585 000 abonnements. Pour les autres abonnements THD, sur un an, c’est une augmentation de 608 000 abonnement pour un débit est compris entre 30 et 100 Mbit/s.
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le Sam 4 Juin 2016 - 8:10Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 146

Accord Canal+ BeIN Sports
Selon le groupe BFM (03/05), le CSA serait très opposé à l'accord de distribution exclusif de BeIN Sports par Canal+. 5 raisons sont évoquées :
- Un risque d'entente illicite sur l'achat de droits
- Un impact négatif sur les concurrents. Orange et SFR seraient contre l’exclusivité et surtout contre le fait que Canal+ prenne en charge la gestion complète des abonnements de BeIn Sports.
- Canal Plus reste en position dominante : BeIN Sports est une chaine Premium et l'ADLC a interdit à Canal+ d'en distribuer en exclusivité. Pour le CSA, rien permet de dire que la concurrence (SFR, Netflix) va changer la donne. Selon le CSA : "En effet, entre 2012 et 2015, la filiale de Vivendi est passée de 82% à 77% du marché en valeur, et de 64% à 55% en volume". Avec BeIN Sports le risque de duopole serait très important.
- Netflix, la menace fantôme. Pour le CSA les offres de SVOD sont d'abord complémentaires. Selon un sondage de l'IFOP : "42% des abonnés à une offre de SVoD sont aussi abonnés à Canal Plus, et 31% à CanalSat".
- Un obstacle juridique. La levée de l'interdiction de distribuer une chaine Premium en exclusivité remettrait en cause l'équilibre de l'avis de l'ADLC de juin 2012.

L'Autorité De La Concurrence doit rendre un avis vers la mi-juin.

L'Orange Vélodrome
Orange va accoler son nom au Stade Vélodrome à Marseille pour 10 ans. Le montant de cette opération de naming pourrait être de 2 à 2,7 millions d'euros par an (Le Monde, 03/06). Orange va installer d'ici septembre une couverture Wi-fi en Haute Densité avec un millier de bornes offrant une capacité de 20.000 connexions simultanées pour partager photos et vidéos. Pour un dirigeant d'Orange cité par le quotidien : "Ce n’est pas nous qui faisons la mauvaise affaire".

L'Equipe (édition abonné du 03/06) récapitule les principales opérations de naming en France.

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le Lun 6 Juin 2016 - 6:25Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 147

Accord Canal+ BeIN Sports
L’Autorité De La concurrence devrait (Les Echos, 06/06) rendre un avis avec des conditions très strictes pour Canal+. Le groupe Canal+ demande à l’ADLC de lever une injonction concernant la distribution de chaînes premium comme BeIN Sports. Une mesure imposée au groupe Canal en 2012 parce qu'il n'avait pas respecté ses engagements de 2006 suite à la fusion entre son bouquet CanalSat et TPS.
Pour l’ADLC, comme pour le CSA, l’accord entre Canal+ et BeIN Sports aurait un impact pour les concurrents, car Canal+ prendrait en charge la gestion complète des abonnements de BeIn Sports. Ce qui empêcherait les opérateurs télécoms de faire jouer la concurrence.
Selon Les Echos, l’ADLC proposerait que Canal+ vende BeIN Sports à des prix de gros. L’ADLC ne verrait pas la situation de Canal+ de façon aussi noire que le répète Bolloré. BeIN Sports et Netflix n’apparaissant pas comme une menace "mortelle" de même que la montée en charge de SFR ne permettrait pas de rogner très sérieusement le poids de Canal+.
Enfin, comme les injonctions de l’ADLC envers Canal+ viennent à échéance dans un an, il n’est pas nécessaire de bouleverser le calendrier.
La réponse de l’ADLC pourrait être rendue cette semaine.

Canal+ : quelques chiffres, la crise ?
Lors de son audition devant les Députés (L’Express 02/06) – Dominique Saada Directeur Général de Canal+ - a déclaré que : "Canal+ a perdu plus 500.000 abonnés en 5 ans, passant de 4,42 millions en 2012 à 3,88 millions début 2016 (…) Depuis 2004, nous n’avons été positif qu’une seule fois » en nombre d’abonnés d’une année sur l’autre". CanalSat et CanalPlay compterait donc 1,66 million de clients

Pour rappel, les derniers chiffres publiés à fin mars.



Sur l’avenir et au-delà de l’exclusivité de distribution de BeIN Sports, il a réaffirmé que le modèle de Canal+ allait fortement évoluer : "Il est compliqué de ne proposer qu'une offre monobloc à 40 euros (…) Il est compliqué d'avoir des offres sans engagement quand on investit 1,6 milliard d'euros par an dans les programmes, mais nous ne pouvons pas ne pas bouger (…) On tentera une certain nombre de choses à la fin de l'année pour séduire des populations qui n'ont pas les moyens ou pas l'envie de dépenser 40 euros par mois pour Canal+".
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le Mar 7 Juin 2016 - 6:30Hammett
Récapitulatif des parts de marché sur le Ftth à fin mars 2016. L'ARCEP - qui vient de publier ses données - compte 1,585 million de clients sur ce segment.

Orange a (comme d’habitude) publié des chiffres. Free n’a rien publié, et François04 compte 194 000 clients détectés. Bouygues doit être à environ 71 200 clients. SFR/NC compile l’ensemble des technologies très haut débit, la rubrique « SFR + Autres » est calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’ARCEP, auquel on retranche les chiffres de Bouygues, Free, Orange.

Orange poursuit son avance, grâce à sa force de frappe alors que la concurrence qui affiche des objectifs élevés se contente toujours d'un train de sénateur. Dans l'année, Free devrait finir par dépasser SFR & Autres.

Orange compte 1,075k clients, soit 67,8% du total.
SFR + autres par déduction, compterait 245k clients, soit 15,4%.
Free compterait 194k clients, soit 12,2%.
Bouygues compte 71k clients, soit 4,5%.
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le Mer 8 Juin 2016 - 6:30Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 148

Accord Canal +/BeIN Sports
L’Autorité De La Concurrence doit rendre son verdict demain, mais Bolloré a beaucoup dramatisé : "Si elle n’autorise pas l’accord ou si elle l’assortit de conditions telles qu’il ne présente plus d’intérêt. Vivendi devra déterminer combien de temps il peut continuer à financer des chaines qui perdent entre 400 et 500 millions par an. En revanche, cela n’affecte pas la partie internationale, ni la distribution, ni les chaines gratuites, ni le studio du groupe Canal+" (Le Figaro, édition papier du 25/06).

Canal+ a perdu 264 millions d’euros en 2015. Le Directeur Général a été plus précis lors d’une audition au Sénat : "Si on ne redresse pas la situation, les pertes 2017 seront de l'ordre de 475 millions. Après 264 millions d'euros en 2015, Canal+ s'attend à des pertes de 408 millions en 2016".

Menaces réelles ou enfumage grossier pour faire passer son projet ?

Alors que Vivendi vient de passer un accord avec Mediaset (leader de la télévision gratuite et payante en Italie et en Espagne), et il semble clair que Bolloré cherche d’autres relais de croissance et notamment sur la tv payante à l’international, il est difficile d’imaginer que Vivendi se débarrasse du navire amiral du groupe.
A ce jour, Canal+ France représente 32,9% du chiffre d’affaire de Vivendi, contre 34,5% à fin mars 2015 et 31,4% à fin décembre 2015.
Canal+ International représente lui, 14% du chiffre d‘affaire de Vivendi à fin mars 2016, contre 13,6% à fin mars 2015 et 12,7% à fin décembre 2015.
Bref, même si l’international progresse, il n’est pas prêt de tirer la croissance de Vivendi. Canal+ France reste un élément prépondérant de Vivendi.

Coté abonnés et abonnements, ce n’est pas tout à fait le cas. Les abonnés Canal+ France représentent 50,6% à fin mars 2016, contre 55,0 % en mars 2015 et 51,2% en décembre 2015. La montée en charge de l’international est réelle, sauf qu’un abonné à l’international ne rapporte pas comme un abonne hexagonal.

Enfin, comment pourrait se justifier un relatif abandon de Canal+ France, alors que la trésorerie du groupe Vivendi est de 4,8 milliards à fin mars 2016. Accord ou pas accord pour une diffusion plus ou moins exclusive de BeIn Sports, Canal+ se dirige vers un changement de modèle et de sérieuses économies, afin que Canal+ France redevienne une usine à cash avec l’année 2018 pour réaliser cet objectif.

SFR Sport
SFR ne diffusera pas une grosse partie du tennis féminin en 2017, c’est BeIN Sports qui vient de se payer les 21 plus gros tournois de 2017 à 2021, mais il ne diffusera pas les principaux tournois organisés en France.
Sur la Pro D2 de Rugby, Altice/SFR avait déposé un recours devant l’Autorité de la Concurrence afin de contester l’attribution des droits tv de la Pro D2 de rugby. En avril 2015, les droits ont été attribué à Canal+ et à Eurosport pour 6 millions d’euros par saison jusqu’en 2019/2020. Le 23 mars 2016, L’ADLC a rejeté la demande de mesures conservatoires ainsi que la saisine sur le fond d’Altice.
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le Jeu 9 Juin 2016 - 6:30Hammett
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le M2M (Machine to Machine). Le segment est en phase de développement astronomique.
A noter que le recul de SFR s’explique par la vente de Completel en décembre 2015 au consortium Kosc (composé de trois holdings : Cofip, Kapix, et Styx et d'OVH). SFR a de fait perdu sa place de leader sur le marché au profit d’Orange, qui lui grignotait des parts de marché depuis quelques trimestres. De plus Bouygues Telecom a (pour la première fois) publié des chiffres sur cette activité.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «nombre de cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d’équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). (…) Sont prises en compte les cartes SIM équipant les « machines », que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives».

Précisions
- Au T1 2016, Orange avec 4,277 millions de cartes SIM est à 37,8% de parts de marché et a progressé de 1,641 million cartes sur 12 mois, soit un gain de 62,3% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange au total de l'ARCEP.

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le Jeu 9 Juin 2016 - 12:52Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 149

Accord Canal +/BeIN Sports
Selon l'Opinion, l'Autorité De La Concurrence dirait "Niet!" au projet d'accord entre Canal+ et BeIN Sports.

A l'origine, Canal devait verser entre 300 et 400 milions d'euros à BeIN Sports sur 5 ans pour s'attacher une distribution exclusive. Devant l'opposition de nombreux acteurs (CSA, Orange, SFR) Canal+ avait revu ses ambitions à la baisse et insister pour montrer en que Canal+ perdait de nombreux abonnés et beaucoup d'argent.

Si le refus se confirme, ce ne sera que partie remise. En 2017, l'ADLC va revoir les contraintes imposées en 2012 groupe Canal+ parce qu'il n'avait pas respecté ses engagements de 2006 suite à la fusion entre son bouquet CanalSat et TPS. Parmi ces injoonctions figure l'interdiction de distribuer des chaînes premium comme BeIN Sports.

D'ici là, Canal+ va devoir son modèle tarifaire et pourra toujours proposer des offres couplées "promotionnelles" avec BeIN Sports. D'autre part, nul doute que la chasse aux économies vont se poursuivre également.

Accessoirement l'accord entre Canal+ et la LNR pour une distribution exclusive (contre 97 millions d'euros par an) du Top14 jusqu'en 2023 pourrait devenir caduque comme une clause du contrat le prévoyait.
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le Ven 10 Juin 2016 - 6:15Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 150

Accord Canal+/BeIn Sports
Comme annoncé par L'Opinion, l'Autorité De La Concurrence a dit "Niet!" au projet d'accord entre Canal+ et BeIN Sports.

L’ADLC considère que le marché des droits tv n’a pas assez bougé pour remettre en cause le poids de Canal+ et de BeIN Sports : "La structure de marché, proche d'un duopole entre GCP et beIN Sports, reste caractérisée par la dominance de GCP. L'acquisition des droits de la Premier League anglaise par le groupe Altice, reste à ce jour une expérience isolée et ne démontre donc pas l'émergence d'une concurrence suffisante et pérenne sur le marché. De la même manière, sur le marché aval de la distribution de services de télévision payante, GCP conserve une position dominante avec une part de marché comprise entre 70 et 80 %". L’ADLC : "va mener, au cours des douze prochains mois, un travail approfondi en concertation avec tous les acteurs, pour réexaminer l'ensemble des injonctions imposées en 2012 et définir un cadre clair et prévisible pour la période 2017-2022".

Canal+ a régit via un communiqué : "Le Groupe CANAL prend acte de la décision de l’Autorité de la Concurrence de ne pas autoriser la distribution exclusive des chaines beIN Sports au sein des offres du Groupe CANAL. Le Groupe devra donc travailler sur d’autres solutions pour faire cesser les pertesdes chaînes françaises CANAL+.". Quelles vont être ces autres solutions ? Et seront-elles brutales ?

BeIn Sports
Lors de la présentation de son dispositif pour l’Euro 2016, le Directeur de la Rédaction a précise que "BeIN Sports comptait 2,8 millions d’abonnés et que l’Euro va permettre de passer un nouveau cap". Lors de la Coupe du Monde 2014, BeIn Sports avait dépassé le cap des 2 millions d’abonnés.

Orange
Orange a présenté ses actions de sponsoring pour l’Euro 2016 de football. Orange est le sponsor de la compétition sportive et le fournisseur officiel des services télécoms. Cela a lui a permis de rappeler ses actions de sponsoring dans le foot dans ses différentes filiales.

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le Lun 13 Juin 2016 - 6:26Hammett
Deuxième récapitulatif sur le M2M : son impact par rapport aux forfaits.
A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés. “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”.
A noter que le recul de SFR s’explique par la vente de Completel en décembre 2015 au consortium Kosc qui composé de trois holdings (Cofip, Kapix, et Styx) et d'OVH.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP.
- Au T1 2016, Orange comptabilise 4,277 millions de forfaits M2M, soit 17,4% du total de ses forfaits. Comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment.

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le Mar 14 Juin 2016 - 6:30Hammett
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°175
Quelques semaines après l’échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange, trois acteurs se sont exprimés sur le sujet.

Orange
Lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Orange, Stéphane Richard a estimé que la consolidation du marché des télécoms en France semblait peu probable à court terme : "Est-ce que l'occasion peut se représenter ? Oui bien sûr. Je ne crois pas dans le court terme. Mais les raisons de fond qui peuvent conduire à une consolidation en France (...) demeurent (…) Cela dépendra essentiellement de la stratégie et de l'évolution des différents acteurs en cause, je dirais en dehors d'Orange".
Au niveau européen, là aussi rien de bien neuf, il a juste répété qu'Orange pourrait avoir "une belle carte à jouer" (Le Figaro, 07/06).
Pour Gervais Pellissier, PDG adjoint d’Orange, la consolidation européenne des télécoms est bloquée par Bruxelles. Selon lui, de nouvelles fusions-acquisitions d’opérateurs ne sont plus à l’ordre du jour en Europe (Silicon, 03/06).

SFR
Lors d’une audition devant la Commission Economique du Sénat, Patrick Drahi a déclaré : "Est-ce que le marché peut rester comme ça à quatre ? Oui bien sûr. Est-ce qu'il va rester à quatre pour les dix prochaines années cela m'étonnerait mais ce n'est pas moi qui vais m'activer sur ce dossier (...) La consolidation elle est plus indispensable pour ceux dont la France représente 100% du chiffre d'affaires dans le métier". Vise t-il Bouygues Telecom ? (Le Figaro, 08/06).

Bouygues Telecom
Olivier Roussat s’est exprimé devant la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale : "un marché à 4 opérateurs est parfaitement soutenable (...) Il y a eu dans les 4 acteurs un acteur en particulier qui a mis des conditions pas possibles" Vise t-il Free ?
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le Mer 15 Juin 2016 - 6:30Hammett
Brèves du sport business et des médias – n° 151

Accord Canal+/BeIN Sports
BeIN Sports a réagi au refus de l’ADLC d’autoriser l’accord avec Canal+ : "La chaîne ne partage pas l’analyse effectuée par l’Autorité, qui ne tient pas compte des enjeux de développement de beIN SPORTS, nouvel entrant sur le marché de la télévision payante en France. Cette décision contraint beIN Sports à envisager de nouvelles modalités pour sa commercialisation, afin de pouvoir pérenniser sa position de chaîne premium de sport et continuer à tenir sa promesse auprès de ses abonnés. Cette décision favorise de fait les distributeurs qui ont exprimé avec vigueur leur souhait de continuer à pouvoir distribuer la chaîne dans leurs propres offres. beIN SPORTS ne doute pas qu’ils donneront des preuves tangibles de leur intérêt pour la chaîne en assurant effectivement à celle-ci les moyens de continuer son développement, et qu’ils mettront en place une stratégie de distribution efficace".

Canal+ aurait pu verser entre 300 et 400 millions par an, ce qui aurait permis à la chaine d’éponger ses pertes. Son déficit annuel est estimé entre 200 et 250 millions d’euros. De fait, les distributeurs actuels vont pouvoir continuer à distribuer BeIN Sports, mais les contrats arrivent à échéance et les tarifs reversés ne seront plus forcément les mêmes.

Que va faire BeIn Sports ? Attendre les nouvelles injonctions de l’ADLC envers Canal+ et retourner voir ce dernier ? Ou se tourner vers un opérateur pour une diffusion exclusive ou un partenariat fort ? Les Echos du 10/06 (édition papier) évoque la possibilité pour BeIN Sports d’aller frapper à la porte d’Altice/SFR, mais il faudrait que ce dernier fasse un gros chèque…

Accord Canal+/BeIN Sports
Bruno Lasserre a donné une interview au quotidien Le Figaro (édition papier du 10/06), il revient sur le refus de l’accord entre Canal+ et BeIN Sports. Pour lui, cet accord n’aurait pas pu restaurer les marges de Canal+ et : "Il reste au groupe beaucoup d’options stratégiques pour réfléchir à un meilleur modèle économique et se diversifier afin de conquérir une clientèle plus jeune, habituée à des forfaits entre 15 et 30€".

L’ADLC va lancer d’ici à cet été une vaste consultation qui va remettre le système à plat concernant les obligations des chaines payantes et des détenteurs de droits, des diffuseurs et des opérateurs télécoms. Un avis doit être rendu au plus tard le 23 juin 2017. Mais si l’ensemble des acteurs arrivent à un compromis, l’avis pourrait être rendu plus rapidement. Le cadre sera ainsi défini jusqu’en 2022.

En attendant Canal+ va se rénover (un peu) avant la fin de l’année, c’est ce que confirme V.Bolloré au quotidien Le Monde du 11/06 : "On ne va pas baisser le prix de l’abonnement de Canal+ mais il faut être plus segmentant en termes d’offres, avec des options", ce sera combiné avec un plan d’économie de 200 millions.
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le Ven 17 Juin 2016 - 6:12Hammett
Toujours dans le cadre du match entre Free et Bouygues Telecom, un comparatif des résultats financiers entre Bouygues Telecom et Free depuis 2011.  
Traditionnellement Free ne publie pas de données sur sa rentabilité lors des trimestres impairs.

Premier récapitulatif : l’évolution du chiffre d'affaire sur la période 2011/T1-2016 : Free est repassé devant Bouygues Telecom.

Deuxième récapitulatif : résultat opérationnel courant. Celui-ci ne prend pas en compte : le résultat sur éléments exceptionnels, la participation des salariés aux résultats de l'entreprise, et les impôts sur les bénéfices. Pas de comparaison, car Free ne donne pas d’éléments financiers complets sur les trimestres impairs.
C'est exprimé en milliards d'euros pour le CA et en millions pour le ROC. A ce jour, c’est toujours dans le rouge pour Bouygues. Le T2 et le T3 avaient été positifs en 2015, bis repetita en 2016 ?



Et un rappel sur quelques éléments commerciaux
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