Les brèves du PIF semaine 32...

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Les brèves du PIF semaine 32...




Alors qu’Orange et SFR ont publié leurs résultats du deuxième trimestre, quelques statistiques peuvent être intéressantes à suivre : celle du niveau du taux d’occupation des prises très haut débit, soit le nombre de clients par rapport au nombre de prises connectables. Il va de soi que c’est significatif pour les deux plus gros « fibreurs ». Bouygues loue des capacités principalement à SFR et Free n’étant pas vraiment dans la course.  

Depuis plusieurs trimestres, Orange multiplie les efforts afin de convertir ses clients au très haut débit et tente de grignoter son retard sur SFR qui est en pleine restructuration semble lever (un peu) le pied.    

Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le taux du nombre de clients/nombre de lignes connectables. A fin juin, ce taux d est de 18,1% pour SFR et de 16,7% pour Orange. A fin décembre 2014, il était de 17,1% pour SFR et 15,5% pour Orange. A fin décembre 2013, il était de 14,9% pour Numericable et 12,4% pour Orange.
L’objectif pour Orange est d’avoir une base de 60% clients sur fibre d'ici à 2018 et 1 million de client d’ici à la fin de l’année.

Lignes connectables
Chez SFR, le nombre de lignes connectables est de 9,210 millions contre 9,119 millions à fin mars et de 9,958 millions à fin juin 2014, soit une baisse de 7,5%. Pourquoi cette baisse ? Un nettoyage lié au rachat de SFR ?
Chez Orange, c’est 4,314 millions de ligne connectables, contre 3,932 millions à fin mars et 3,028 millions à fin juin 2014, soit une augmentation de 42,5 sur un an.

Gains de nouveaux clients ?
Dans la conquête de nouveaux clients, Orange fait mieux que SFR, mais cela reste à un niveau relativement moyen.
- Orange
A fin juin sur 82 000 nouveaux clients, 43 000 étaient des migrations de l’ADSL et 39 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 75 000 nouveaux clients, 38 000 étaient des migrations et 37 000 de nouveaux clients. Au total, depuis janvier 2014, Orange a gagné 396 000 clients sur le ftth,193 000 étaient de «nouveaux » clients, soit 48,7% (48% sur l’année 2014 et 47,7% sur 2015).
- SFR
A fin juin sur 70 000 nouveaux clients, 64 000 étaient des migrations et 6 000 de nouveaux clients. A fin mars sur 48 000 nouveaux clients, 22 000 étaient des migrations.  

Objectifs de développement
Lors de la présentation de son plan « essentiels 2020 », Orange a prévu le raccordement de 12 millions de foyers pour fin 2018 et 20 millions à fin 2022.

Chez SFR, un plan d’action prévoit de desservir 7,7 millions de prises en 2015 puis 12 millions en 2017 et 15 millions en 2020.

Bouygues prévoit 2 millions de prises ftth à fin 2015.

Free prévoyait (en 2006) 4 millions de prises pour 2012 et 750 000 abonnés (il vient juste de dépaser 100 000 clients ). Depuis, en 2011, Free s’est rapproché d’Orange dans 60 agglomérations et pourrait lancer une offre en ZMD et cela pourrait même  être "une des surprises de Free en 2015".

Hammett


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Les brèves du PIF semaine 32... :: Commentaires

Message le Mar 31 Mai 2016 - 6:35 par Hammett

Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2016, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur l’ensemble sur le segment des forfaits mobiles (avec M2M, et hors prépayés et mvno’s) pour les 4 opérateurs nationaux.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T1, Orange compte 24,581 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 38,7%, et une hausse de 2,169 000 cartes sim et de 9,7% de sa base client sur 12 mois. Les forfaits m2M lui permettent de maintenir une grosse cadence de recrutements.
- SFR a vendu Completel ce qui lui occasionne une grosse baisse sur le segment m2m. Cette vente avait été rendue obligatoire dans le cadre de l’avis donné par l’ADLC lors du rachat de SFR par Altice.
- Si Free veut atteindre son objectif de 25% de parts de marché, le m2M est un segment qu’il ne doit pas délaisser.
- Bouygues n'a pas donné de détails sur le nombre de cartes gratuites distribuées.

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Message le Mer 1 Juin 2016 - 7:39 par Hammett

Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2016, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (hors M2M, mvno’s et prépayés) pour les 4 opérateurs nationaux :



Sur les seuls forfaits vendus en propre, c’est-à-dire hors mvno’s, m2m et prépayé, il est intéressant de noter que Free avec 22% de parts de marché talonne SFR avec 23,3%. La différence n’est que 676 000 clients/cartes sim. Il va vraiment falloir que SFR reconquière des parts de marché, sinon le match risque d’être assez serré sur ce segment.
Bouygues est au-dessus de sa part de marché globale. Orange est lui un peu en dessous, mais reste loin devant.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T1, Orange compte 20,3056 millions de clients avec un forfait, ce qui représente une part de marché de 37,5% et une augmentation de 530 000 cartes sim et 3,0% de sa base client sur 12 mois.
- A noter que Bouygues Telecom a publié le détail de ses ventes, ce qui permet d’isoler les forfaits Grand Public de ceux du segment m2M.

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Message le Jeu 2 Juin 2016 - 6:29 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°174

Orange & l’Etat actionnaire
Le 25 mai dernier, Emmanuel Macron a été interrogé par la commission des Finances du Sénat sur d'éventuelles cessions de participations dans des entreprises dont l’Etat est au capital. A propos d’Orange, il a déclaré : "Nous n'avons pas vocation, de manière pérenne, à rester au capital".
Mais, ce n’est pas le moment industriellement : "Il y a aujourd'hui une politique d'aménagement rapide et de déploiement d'un investissement d'infrastructures qui fait que nous sommes aidés en tant qu'actionnaire d'Orange, donc ce n'est peut-être pas le meilleur moment".
Et ni le moment non plus financièrement : "quand on regarde la valorisation des opérateurs après l'agrément d'une quatrième licence, il y a eu plutôt une baisse (…) Dès que les conditions de marché sont plus propices, il faut savoir céder".
Le Ministre suivant héritera de la patate chaude !

Fréquences Télécom
Depuis quelques jours, il est théoriquement possible d’avoir une neutralité technologique pour les bandes de fréquences Télécoms. Pour avoir la possibilité de faire de la 4G sur une fréquence dévolue à la 2G un opérateur devra en faire la demande au régulateur.
En France le refarming existe pour le 1800 MHz pour faire de la 4G. Et depuis le 25 mai, il est en possession d’un bloc de 15 MHz dans cette bande, ce qui devrait lui permettre d’améliorer la qualité de sa 4G. (Lesechos, 25/05).

Le quotidien économique publie également une répartition des fréquences par opérateur en France


Wimax
Finalement ce ne sera pas un accident industriel ! L’ARCEP (Les Echos du 25/05) devrait lancer une consultation pour définir de nouveaux usages des fréquences Wimax et sa bande de fréquences 3,5 GHz. Free et Bolloré avait acquis des licences en 2006. La 4G pourrait être une reconversion possible pour Free. Mais Bolloré devrait finir par céder ces fréquences, finalement inutiles pour le groupe Vivendi.

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Message le Ven 3 Juin 2016 - 6:25 par Hammett

L'ARCEP vient de publier ses données provisoires "Observatoire trimestriel des marchés de DÉTAIL des communications électroniques (services fixes haut et très haut débit) en France – 1er trimestre 2016 - résultats provisoires - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.  
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement à internet (HD et THD) de l'ARCEP à fin mars 2016 et en retranchant le nombre de clients de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars 2016.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs, mais aussi La Poste Mobile.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,0% de parts de marché avec 10,830 millions de clients et a recruté 409 000 nouveaux clients entre le T1 2015 et le T1 2016, soit une augmentation de 3,9% de sa base clientèle.  

Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,4%, c’est globalement identique aux trimestres précédents. A noter que la croissance sur les douze derniers mois est de 900 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 208 000 nouveaux clients.  

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,5 millions, soit un recul de 254 000 sur un an trimestre et une baisse de 55 000 sur le trimestre.

Pour le FTTH, sur un an, c'est une augmentation de 547 000, pour un total de 1,585 000 abonnements. Pour les autres abonnements THD, sur un an, c’est une augmentation de 608 000 abonnement pour un débit est compris entre 30 et 100 Mbit/s.

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Message le Sam 4 Juin 2016 - 8:10 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 146

Accord Canal+ BeIN Sports
Selon le groupe BFM (03/05), le CSA serait très opposé à l'accord de distribution exclusif de BeIN Sports par Canal+. 5 raisons sont évoquées :
- Un risque d'entente illicite sur l'achat de droits
- Un impact négatif sur les concurrents. Orange et SFR seraient contre l’exclusivité et surtout contre le fait que Canal+ prenne en charge la gestion complète des abonnements de BeIn Sports.
- Canal Plus reste en position dominante : BeIN Sports est une chaine Premium et l'ADLC a interdit à Canal+ d'en distribuer en exclusivité. Pour le CSA, rien permet de dire que la concurrence (SFR, Netflix) va changer la donne. Selon le CSA : "En effet, entre 2012 et 2015, la filiale de Vivendi est passée de 82% à 77% du marché en valeur, et de 64% à 55% en volume". Avec BeIN Sports le risque de duopole serait très important.
- Netflix, la menace fantôme. Pour le CSA les offres de SVOD sont d'abord complémentaires. Selon un sondage de l'IFOP : "42% des abonnés à une offre de SVoD sont aussi abonnés à Canal Plus, et 31% à CanalSat".
- Un obstacle juridique. La levée de l'interdiction de distribuer une chaine Premium en exclusivité remettrait en cause l'équilibre de l'avis de l'ADLC de juin 2012.

L'Autorité De La Concurrence doit rendre un avis vers la mi-juin.

L'Orange Vélodrome
Orange va accoler son nom au Stade Vélodrome à Marseille pour 10 ans. Le montant de cette opération de naming pourrait être de 2 à 2,7 millions d'euros par an (Le Monde, 03/06). Orange va installer d'ici septembre une couverture Wi-fi en Haute Densité avec un millier de bornes offrant une capacité de 20.000 connexions simultanées pour partager photos et vidéos. Pour un dirigeant d'Orange cité par le quotidien : "Ce n’est pas nous qui faisons la mauvaise affaire".

L'Equipe (édition abonné du 03/06) récapitule les principales opérations de naming en France.

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Message le Lun 6 Juin 2016 - 6:25 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 147

Accord Canal+ BeIN Sports
L’Autorité De La concurrence devrait (Les Echos, 06/06) rendre un avis avec des conditions très strictes pour Canal+. Le groupe Canal+ demande à l’ADLC de lever une injonction concernant la distribution de chaînes premium comme BeIN Sports. Une mesure imposée au groupe Canal en 2012 parce qu'il n'avait pas respecté ses engagements de 2006 suite à la fusion entre son bouquet CanalSat et TPS.
Pour l’ADLC, comme pour le CSA, l’accord entre Canal+ et BeIN Sports aurait un impact pour les concurrents, car Canal+ prendrait en charge la gestion complète des abonnements de BeIn Sports. Ce qui empêcherait les opérateurs télécoms de faire jouer la concurrence.
Selon Les Echos, l’ADLC proposerait que Canal+ vende BeIN Sports à des prix de gros. L’ADLC ne verrait pas la situation de Canal+ de façon aussi noire que le répète Bolloré. BeIN Sports et Netflix n’apparaissant pas comme une menace "mortelle" de même que la montée en charge de SFR ne permettrait pas de rogner très sérieusement le poids de Canal+.
Enfin, comme les injonctions de l’ADLC envers Canal+ viennent à échéance dans un an, il n’est pas nécessaire de bouleverser le calendrier.
La réponse de l’ADLC pourrait être rendue cette semaine.

Canal+ : quelques chiffres, la crise ?
Lors de son audition devant les Députés (L’Express 02/06) – Dominique Saada Directeur Général de Canal+ - a déclaré que : "Canal+ a perdu plus 500.000 abonnés en 5 ans, passant de 4,42 millions en 2012 à 3,88 millions début 2016 (…) Depuis 2004, nous n’avons été positif qu’une seule fois » en nombre d’abonnés d’une année sur l’autre". CanalSat et CanalPlay compterait donc 1,66 million de clients

Pour rappel, les derniers chiffres publiés à fin mars.



Sur l’avenir et au-delà de l’exclusivité de distribution de BeIN Sports, il a réaffirmé que le modèle de Canal+ allait fortement évoluer : "Il est compliqué de ne proposer qu'une offre monobloc à 40 euros (…) Il est compliqué d'avoir des offres sans engagement quand on investit 1,6 milliard d'euros par an dans les programmes, mais nous ne pouvons pas ne pas bouger (…) On tentera une certain nombre de choses à la fin de l'année pour séduire des populations qui n'ont pas les moyens ou pas l'envie de dépenser 40 euros par mois pour Canal+".

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Message le Mar 7 Juin 2016 - 6:30 par Hammett

Récapitulatif des parts de marché sur le Ftth à fin mars 2016. L'ARCEP - qui vient de publier ses données - compte 1,585 million de clients sur ce segment.

Orange a (comme d’habitude) publié des chiffres. Free n’a rien publié, et François04 compte 194 000 clients détectés. Bouygues doit être à environ 71 200 clients. SFR/NC compile l’ensemble des technologies très haut débit, la rubrique « SFR + Autres » est calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’ARCEP, auquel on retranche les chiffres de Bouygues, Free, Orange.

Orange poursuit son avance, grâce à sa force de frappe alors que la concurrence qui affiche des objectifs élevés se contente toujours d'un train de sénateur. Dans l'année, Free devrait finir par dépasser SFR & Autres.

Orange compte 1,075k clients, soit 67,8% du total.
SFR + autres par déduction, compterait 245k clients, soit 15,4%.
Free compterait 194k clients, soit 12,2%.
Bouygues compte 71k clients, soit 4,5%.

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Message le Mer 8 Juin 2016 - 6:30 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 148

Accord Canal +/BeIN Sports
L’Autorité De La Concurrence doit rendre son verdict demain, mais Bolloré a beaucoup dramatisé : "Si elle n’autorise pas l’accord ou si elle l’assortit de conditions telles qu’il ne présente plus d’intérêt. Vivendi devra déterminer combien de temps il peut continuer à financer des chaines qui perdent entre 400 et 500 millions par an. En revanche, cela n’affecte pas la partie internationale, ni la distribution, ni les chaines gratuites, ni le studio du groupe Canal+" (Le Figaro, édition papier du 25/06).

Canal+ a perdu 264 millions d’euros en 2015. Le Directeur Général a été plus précis lors d’une audition au Sénat : "Si on ne redresse pas la situation, les pertes 2017 seront de l'ordre de 475 millions. Après 264 millions d'euros en 2015, Canal+ s'attend à des pertes de 408 millions en 2016".

Menaces réelles ou enfumage grossier pour faire passer son projet ?

Alors que Vivendi vient de passer un accord avec Mediaset (leader de la télévision gratuite et payante en Italie et en Espagne), et il semble clair que Bolloré cherche d’autres relais de croissance et notamment sur la tv payante à l’international, il est difficile d’imaginer que Vivendi se débarrasse du navire amiral du groupe.
A ce jour, Canal+ France représente 32,9% du chiffre d’affaire de Vivendi, contre 34,5% à fin mars 2015 et 31,4% à fin décembre 2015.
Canal+ International représente lui, 14% du chiffre d‘affaire de Vivendi à fin mars 2016, contre 13,6% à fin mars 2015 et 12,7% à fin décembre 2015.
Bref, même si l’international progresse, il n’est pas prêt de tirer la croissance de Vivendi. Canal+ France reste un élément prépondérant de Vivendi.

Coté abonnés et abonnements, ce n’est pas tout à fait le cas. Les abonnés Canal+ France représentent 50,6% à fin mars 2016, contre 55,0 % en mars 2015 et 51,2% en décembre 2015. La montée en charge de l’international est réelle, sauf qu’un abonné à l’international ne rapporte pas comme un abonne hexagonal.

Enfin, comment pourrait se justifier un relatif abandon de Canal+ France, alors que la trésorerie du groupe Vivendi est de 4,8 milliards à fin mars 2016. Accord ou pas accord pour une diffusion plus ou moins exclusive de BeIn Sports, Canal+ se dirige vers un changement de modèle et de sérieuses économies, afin que Canal+ France redevienne une usine à cash avec l’année 2018 pour réaliser cet objectif.

SFR Sport
SFR ne diffusera pas une grosse partie du tennis féminin en 2017, c’est BeIN Sports qui vient de se payer les 21 plus gros tournois de 2017 à 2021, mais il ne diffusera pas les principaux tournois organisés en France.
Sur la Pro D2 de Rugby, Altice/SFR avait déposé un recours devant l’Autorité de la Concurrence afin de contester l’attribution des droits tv de la Pro D2 de rugby. En avril 2015, les droits ont été attribué à Canal+ et à Eurosport pour 6 millions d’euros par saison jusqu’en 2019/2020. Le 23 mars 2016, L’ADLC a rejeté la demande de mesures conservatoires ainsi que la saisine sur le fond d’Altice.

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Message le Jeu 9 Juin 2016 - 6:30 par Hammett

Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le M2M (Machine to Machine). Le segment est en phase de développement astronomique.
A noter que le recul de SFR s’explique par la vente de Completel en décembre 2015 au consortium Kosc (composé de trois holdings : Cofip, Kapix, et Styx et d'OVH). SFR a de fait perdu sa place de leader sur le marché au profit d’Orange, qui lui grignotait des parts de marché depuis quelques trimestres. De plus Bouygues Telecom a (pour la première fois) publié des chiffres sur cette activité.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «nombre de cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d’équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). (…) Sont prises en compte les cartes SIM équipant les « machines », que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives».

Précisions
- Au T1 2016, Orange avec 4,277 millions de cartes SIM est à 37,8% de parts de marché et a progressé de 1,641 million cartes sur 12 mois, soit un gain de 62,3% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange au total de l'ARCEP.

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Message le Jeu 9 Juin 2016 - 12:52 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 149

Accord Canal +/BeIN Sports
Selon l'Opinion, l'Autorité De La Concurrence dirait "Niet!" au projet d'accord entre Canal+ et BeIN Sports.

A l'origine, Canal devait verser entre 300 et 400 milions d'euros à BeIN Sports sur 5 ans pour s'attacher une distribution exclusive. Devant l'opposition de nombreux acteurs (CSA, Orange, SFR) Canal+ avait revu ses ambitions à la baisse et insister pour montrer en que Canal+ perdait de nombreux abonnés et beaucoup d'argent.

Si le refus se confirme, ce ne sera que partie remise. En 2017, l'ADLC va revoir les contraintes imposées en 2012 groupe Canal+ parce qu'il n'avait pas respecté ses engagements de 2006 suite à la fusion entre son bouquet CanalSat et TPS. Parmi ces injoonctions figure l'interdiction de distribuer des chaînes premium comme BeIN Sports.

D'ici là, Canal+ va devoir son modèle tarifaire et pourra toujours proposer des offres couplées "promotionnelles" avec BeIN Sports. D'autre part, nul doute que la chasse aux économies vont se poursuivre également.

Accessoirement l'accord entre Canal+ et la LNR pour une distribution exclusive (contre 97 millions d'euros par an) du Top14 jusqu'en 2023 pourrait devenir caduque comme une clause du contrat le prévoyait.

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Message le Ven 10 Juin 2016 - 6:15 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 150

Accord Canal+/BeIn Sports
Comme annoncé par L'Opinion, l'Autorité De La Concurrence a dit "Niet!" au projet d'accord entre Canal+ et BeIN Sports.

L’ADLC considère que le marché des droits tv n’a pas assez bougé pour remettre en cause le poids de Canal+ et de BeIN Sports : "La structure de marché, proche d'un duopole entre GCP et beIN Sports, reste caractérisée par la dominance de GCP. L'acquisition des droits de la Premier League anglaise par le groupe Altice, reste à ce jour une expérience isolée et ne démontre donc pas l'émergence d'une concurrence suffisante et pérenne sur le marché. De la même manière, sur le marché aval de la distribution de services de télévision payante, GCP conserve une position dominante avec une part de marché comprise entre 70 et 80 %". L’ADLC : "va mener, au cours des douze prochains mois, un travail approfondi en concertation avec tous les acteurs, pour réexaminer l'ensemble des injonctions imposées en 2012 et définir un cadre clair et prévisible pour la période 2017-2022".

Canal+ a régit via un communiqué : "Le Groupe CANAL prend acte de la décision de l’Autorité de la Concurrence de ne pas autoriser la distribution exclusive des chaines beIN Sports au sein des offres du Groupe CANAL. Le Groupe devra donc travailler sur d’autres solutions pour faire cesser les pertesdes chaînes françaises CANAL+.". Quelles vont être ces autres solutions ? Et seront-elles brutales ?

BeIn Sports
Lors de la présentation de son dispositif pour l’Euro 2016, le Directeur de la Rédaction a précise que "BeIN Sports comptait 2,8 millions d’abonnés et que l’Euro va permettre de passer un nouveau cap". Lors de la Coupe du Monde 2014, BeIn Sports avait dépassé le cap des 2 millions d’abonnés.

Orange
Orange a présenté ses actions de sponsoring pour l’Euro 2016 de football. Orange est le sponsor de la compétition sportive et le fournisseur officiel des services télécoms. Cela a lui a permis de rappeler ses actions de sponsoring dans le foot dans ses différentes filiales.

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Message le Lun 13 Juin 2016 - 6:26 par Hammett

Deuxième récapitulatif sur le M2M : son impact par rapport aux forfaits.
A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés. “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”.
A noter que le recul de SFR s’explique par la vente de Completel en décembre 2015 au consortium Kosc qui composé de trois holdings (Cofip, Kapix, et Styx) et d'OVH.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP.
- Au T1 2016, Orange comptabilise 4,277 millions de forfaits M2M, soit 17,4% du total de ses forfaits. Comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment.

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Message le Mar 14 Juin 2016 - 6:30 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°175
Quelques semaines après l’échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange, trois acteurs se sont exprimés sur le sujet.

Orange
Lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Orange, Stéphane Richard a estimé que la consolidation du marché des télécoms en France semblait peu probable à court terme : "Est-ce que l'occasion peut se représenter ? Oui bien sûr. Je ne crois pas dans le court terme. Mais les raisons de fond qui peuvent conduire à une consolidation en France (...) demeurent (…) Cela dépendra essentiellement de la stratégie et de l'évolution des différents acteurs en cause, je dirais en dehors d'Orange".
Au niveau européen, là aussi rien de bien neuf, il a juste répété qu'Orange pourrait avoir "une belle carte à jouer" (Le Figaro, 07/06).
Pour Gervais Pellissier, PDG adjoint d’Orange, la consolidation européenne des télécoms est bloquée par Bruxelles. Selon lui, de nouvelles fusions-acquisitions d’opérateurs ne sont plus à l’ordre du jour en Europe (Silicon, 03/06).

SFR
Lors d’une audition devant la Commission Economique du Sénat, Patrick Drahi a déclaré : "Est-ce que le marché peut rester comme ça à quatre ? Oui bien sûr. Est-ce qu'il va rester à quatre pour les dix prochaines années cela m'étonnerait mais ce n'est pas moi qui vais m'activer sur ce dossier (...) La consolidation elle est plus indispensable pour ceux dont la France représente 100% du chiffre d'affaires dans le métier". Vise t-il Bouygues Telecom ? (Le Figaro, 08/06).

Bouygues Telecom
Olivier Roussat s’est exprimé devant la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale : "un marché à 4 opérateurs est parfaitement soutenable (...) Il y a eu dans les 4 acteurs un acteur en particulier qui a mis des conditions pas possibles" Vise t-il Free ?

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Message le Mer 15 Juin 2016 - 6:30 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 151

Accord Canal+/BeIN Sports
BeIN Sports a réagi au refus de l’ADLC d’autoriser l’accord avec Canal+ : "La chaîne ne partage pas l’analyse effectuée par l’Autorité, qui ne tient pas compte des enjeux de développement de beIN SPORTS, nouvel entrant sur le marché de la télévision payante en France. Cette décision contraint beIN Sports à envisager de nouvelles modalités pour sa commercialisation, afin de pouvoir pérenniser sa position de chaîne premium de sport et continuer à tenir sa promesse auprès de ses abonnés. Cette décision favorise de fait les distributeurs qui ont exprimé avec vigueur leur souhait de continuer à pouvoir distribuer la chaîne dans leurs propres offres. beIN SPORTS ne doute pas qu’ils donneront des preuves tangibles de leur intérêt pour la chaîne en assurant effectivement à celle-ci les moyens de continuer son développement, et qu’ils mettront en place une stratégie de distribution efficace".

Canal+ aurait pu verser entre 300 et 400 millions par an, ce qui aurait permis à la chaine d’éponger ses pertes. Son déficit annuel est estimé entre 200 et 250 millions d’euros. De fait, les distributeurs actuels vont pouvoir continuer à distribuer BeIN Sports, mais les contrats arrivent à échéance et les tarifs reversés ne seront plus forcément les mêmes.

Que va faire BeIn Sports ? Attendre les nouvelles injonctions de l’ADLC envers Canal+ et retourner voir ce dernier ? Ou se tourner vers un opérateur pour une diffusion exclusive ou un partenariat fort ? Les Echos du 10/06 (édition papier) évoque la possibilité pour BeIN Sports d’aller frapper à la porte d’Altice/SFR, mais il faudrait que ce dernier fasse un gros chèque…

Accord Canal+/BeIN Sports
Bruno Lasserre a donné une interview au quotidien Le Figaro (édition papier du 10/06), il revient sur le refus de l’accord entre Canal+ et BeIN Sports. Pour lui, cet accord n’aurait pas pu restaurer les marges de Canal+ et : "Il reste au groupe beaucoup d’options stratégiques pour réfléchir à un meilleur modèle économique et se diversifier afin de conquérir une clientèle plus jeune, habituée à des forfaits entre 15 et 30€".

L’ADLC va lancer d’ici à cet été une vaste consultation qui va remettre le système à plat concernant les obligations des chaines payantes et des détenteurs de droits, des diffuseurs et des opérateurs télécoms. Un avis doit être rendu au plus tard le 23 juin 2017. Mais si l’ensemble des acteurs arrivent à un compromis, l’avis pourrait être rendu plus rapidement. Le cadre sera ainsi défini jusqu’en 2022.

En attendant Canal+ va se rénover (un peu) avant la fin de l’année, c’est ce que confirme V.Bolloré au quotidien Le Monde du 11/06 : "On ne va pas baisser le prix de l’abonnement de Canal+ mais il faut être plus segmentant en termes d’offres, avec des options", ce sera combiné avec un plan d’économie de 200 millions.

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Message le Ven 17 Juin 2016 - 6:12 par Hammett

Toujours dans le cadre du match entre Free et Bouygues Telecom, un comparatif des résultats financiers entre Bouygues Telecom et Free depuis 2011.  
Traditionnellement Free ne publie pas de données sur sa rentabilité lors des trimestres impairs.

Premier récapitulatif : l’évolution du chiffre d'affaire sur la période 2011/T1-2016 : Free est repassé devant Bouygues Telecom.

Deuxième récapitulatif : résultat opérationnel courant. Celui-ci ne prend pas en compte : le résultat sur éléments exceptionnels, la participation des salariés aux résultats de l'entreprise, et les impôts sur les bénéfices. Pas de comparaison, car Free ne donne pas d’éléments financiers complets sur les trimestres impairs.
C'est exprimé en milliards d'euros pour le CA et en millions pour le ROC. A ce jour, c’est toujours dans le rouge pour Bouygues. Le T2 et le T3 avaient été positifs en 2015, bis repetita en 2016 ?



Et un rappel sur quelques éléments commerciaux

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Message le Lun 20 Juin 2016 - 6:21 par Hammett

Orange et Free ont annoncé la signature d’un accord en vue d’une fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer initialement en décembre 2017. L’accord doit être validé par l’ARCEP.

Dans un communiqué l’ARCEP : "salue la réactivité des quatre opérateurs, qui ont signé des avenants dans un calendrier ambitieux" et : "Ces avenants organisent l'extinction graduelle des prestations d'itinérance. Ils visent ainsi à conforter le modèle de déploiement de l'industrie mobile : la dynamique d'investissement dans les réseaux va se poursuivre, avec notamment un déploiement accéléré de la 4G hors des grandes villes dans les années à venir, qui devrait se réaliser à un rythme plus rapide que le rythme minimum prévu dans les autorisations des opérateurs. Le modèle de concurrence à l'œuvre dans l'industrie mobile permettra ainsi de remplir pleinement les objectifs d'investissement et de connectivité des territoires promus par les pouvoirs publics."

De son coté, Bouygues Télécom a annoncé – via un communiqué – qu’il : "a signé avec SFR un avenant à leur accord de partage de réseau, qui confirme la fin de l’itinérance 4G de SFR sur le réseau de Bouygues Telecom à fin 2018. ", mais : "Dans le même temps, Bouygues Telecom prend acte de l’extension de la durée du contrat d’itinérance 2G/3G entre Orange et Free jusqu’à fin 2020 au lieu de 2018. Cette prolongation, en totale contradiction avec l’avis émis par l’Autorité de la concurrence en mars 2013, ne permet pas de rétablir l’équité dans les conditions de la concurrence.".

Fin mai, Sebastien Soriano le président de l’ARCEP avait taper le poing sur la table et avait donné jusqu’au 15 juin aux opérateurs télécoms pour que des modifications soient apportées aux différents contrats de partage de réseaux existants afin de respecter les Lignes directrices émises en début d’année. L'ARCEP souhaitait que l'itinérance 3G de Free soit complètement éteinte entre fin 2018 et fin 2020, et entre 2020 et 2022 pour la 2G.
Parallèlement, L’ARCEP souhaitait également une sortie du contrat entre 2016 et 2018 sur d'itinérance 4G de SFR chez Bouygues Telecom entre 2016 et 2018.

Cette feuille de route de l’ARCEP fait suite à l’avis de l’Autorité de la Concurrence rendu en mars 2013 qui jetait les fondements (Communiqué de presse, l’avis) sur l'itinérance et la mutualisation en général et sur l’accord d’itinérance entre Free et Orange. L’ADLC avait donné quelques pistes, mais pas de méthode tout en poussant Free à déployer un réseau 3G et 4G, car en mars 2013, il y avait des craintes pour l’ADLC que Free joue la montre dans ses investissements. Depuis, Free est rentré dans les clous.

C’est donc une sortie « soft » qui va permettre à Free de poursuivre le déploiement de son réseau à un rythme soutenu mais réaliste et à Orange de continuer à toucher des revenus de location. En 3G, Free doit de toute façon être à 90% de couverture de la population en janvier 2018 et son contrat avec Orange se terminait en décembre 2017.

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Message le Mar 21 Juin 2016 - 6:33 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 152

Top14
Dur de diffuser du rugby : après BeIN Sports, SFR en fait également les frais ! A l’issue de l’attribution des futurs droits du Top14, SFR avait annoncé (Les Echos, 10/05) qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure". Cela va t-il aboutir, alors que l’ADLC a refusé l’accord entre Canal+ et BeIn Sports ? A suivre
Sur la Pro D2 de Rugby, Altice/SFR avait déposé un recours devant l’Autorité de la Concurrence afin de contester l’attribution des droits tv de la Pro D2 de rugby. En avril 2015, les droits ont été attribué à Canal+ et à Eurosport pour 6 millions d’euros par saison jusqu’en 2019/2020. Le 23 mars 2016, L’ADLC a rejeté la demande de mesures conservatoires ainsi que la saisine sur le fond d’Altice.

Les droits tv du sport
Le CSA vient de publier une étude sur le sport à la télévision. Le quotidien l'Equipe du 08/06 (édition papier) a synthétisé quelques éléments qui permettent de voir que la concurrence des chaines a fait exploser les droits et que le foot représente 79% de la valeur totale des droits. Le rugby représente 10% et le reste 11%.
Ces chiffres sont arrêtés à mars 2016. Mais la place du foot devrait augmentée, car ne sont pas pris en compte l’augmentation des droits pour la L1 et la L2 ainsi que ceux pour le championnat anglais.
A la date de l’étude, Canal+ et BeIN Sports se partagent 80% des droits en valeur.

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Message le Mer 22 Juin 2016 - 6:15 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°176

Orange et les zones rurales
A l’occasion de l’inauguration par François Hollande d'Orange Gardens le nouveau centre dédié à l'innovation en région parisienne, , Stéphane Richard a fait quelques annonces.
Une amélioration des débits internet pour 1 million de foyers en zones rurales d'ici à un an et pour 2,5 millions de foyers en 2019. Dans le cadre du programme «Orange territoires connectés», Orange va également étendre à 5 millions de foyers l'expérience qu'il a menée dans la 4G. lorsque le débit fixe est trop faible, la 4G peut venir le suppléer. Les consommateurs créent alors des réseaux Wifi en utilisant la connexion mobile. Stéphane Richard a aussi annoncé le lancement de la voix sur Wifi à la rentrée prochaine.
Mais pour financer ces investissements, Stéphane Richard demande un cadre fiscal stable. Le président de la République lui a répondu favorablement : "d'un côté, vous investissez pour le long terme et dans des territoires qui ne sont pas les plus favorisés de la République et, de l'autre côté, l'Etat doit vous assurer une sécurité, une stabilité législative, réglementaire et fiscale (…) Nous y veillerons".

Il n’y plus qu’à ! Le travail est immense et les efforts devront être poursuivis : par Orange, les collectivités locales et l’Etat.

Orange et l’Etat actionnaire
D’autre part François Hollande assure que l’Etat «est un des principaux actionnaires d’Orange et entend le rester. Nous considérons qu'il est nécessaire pour l'entreprise qu'il y ait cet actionnariat public, même s'il y a une diversité dans le capital».
Le 25 mai dernier, Emmanuel Macron avait été interrogé par la commission des Finances du Sénat sur d'éventuelles cessions de participations dans des entreprises dont l’Etat est au capital. A propos d’Orange, il avait déclaré : "Nous n'avons pas vocation, de manière pérenne, à rester au capital".
Mais, ce n’est pas le moment industriellement : "Il y a aujourd'hui une politique d'aménagement rapide et de déploiement d'un investissement d'infrastructures qui fait que nous sommes aidés en tant qu'actionnaire d'Orange, donc ce n'est peut-être pas le meilleur moment".
Et ni le moment non plus financièrement : "quand on regarde la valorisation des opérateurs après l'agrément d'une quatrième licence, il y a eu plutôt une baisse (…) Dès que les conditions de marché sont plus propices, il faut savoir céder".
Entre le niveau actuel de 23% et être un des principaux actionnaires, il y a de la marge…Cela pourrait évoluer après les élections présidentielles de 2017.

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Message le Jeu 23 Juin 2016 - 6:29 par Hammett

Lors d’une audition devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Stéphane Richard est revenu sur la consolidation européenne des télécoms : "Nous, Orange, nous nous voyons comme un acteur européen. S'il doit en rester un ou deux, des acteurs qui ont une vision européenne, on en fera partie (…) Cela peut nous amener à faire des mouvements sur la scène européenne pour augmenter notre emprise sur le territoire européen".
Depuis l’arrivée de Stéphane Richard, Orange a vendu en Suisse, en Autriche et en Grande Bretagne et a racheté en Espagne. Il est évoqué régulièrement un intérêt pour Telecom Italia, mais Vivendi étant propriétaire, il serait étonnant qu’Orange déclenche une guerre avec un acteur français. Il est de toute façon inconcevable de racheter un opérateur N°3 ou N°4 sur son marché, Orange ira forcément à la pêche au gros.

De temps en temps, ressort un rapprochement avec Deutsche Telekom. Sauf que les entreprises n’étant pas d’un poids égal, la fusion se ferait au détriment d’Orange. Une fusion des deux opérateurs créerait un mastodonte de plus de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Pourtant plutôt que de rechercher un rachat, il faudrait déjà que les opérateurs travaillent ensemble. C’est déjà le cas entre Orange et Deutsche Telekom.

Avec un accord de coopération (02/2011) dans le domaine du M2M et le partage du wifi, et le partage (03/2011) du réseau mobile en Pologne et enfin la création (04/2011) d’une société commune sur le achats d’équipement. La co-entreprise vise un montant annuel d’économies sur les achats de 1,3 milliard d’euros après trois ans d’activité. Les deux entités se sont également associés dans l’aide aux jeunes pousses (06/2014).

Il n’y a pas eu de communication publique sur la réalisation des objectifs annoncés. Mais plutôt qu’un grand soir européen des fusions, les opérateurs pourraient déjà commencer par travailler ensemble afin d’acquérir une culture commune et de dégager comme synergies.

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Message le Ven 24 Juin 2016 - 6:15 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°177

4G
Ce que laisse entrevoir les résultats trimestriels des opérateurs télécoms depuis quelques trimestres se vérifie à l’échelle européenne : la monétisation de la 4G a juste permis de limiter la baisse du chiffre d’affaire. Selon une note du broker Raymond James, les 50 premiers opérateurs ont affiché en moyenne une baisse de 0,5 % de leur chiffre d'affaires mobile au premier trimestre.
Pour le broker, cela reste décevant, car le taux de pénétration de la 4G est en augmentation constante. En France, trimestre après trimestre, sur fond de concurrence exacerbée, es opérateurs affichent des résultats en baisse, même si pour certains cela se rapproche du zéro. Sur le moyen terme, cela stabilisera les revenus. (Revue de presse de l’ARCEP du 06/06).

Orange Cash
Pour la fin de l’année 2016, le système de paiement sans contact Orange cash va devenir compatible avec celui d’Apple Apple Pay. Pour Orange : "Une fois l’application Orange Cash téléchargée sur un smartphone Apple compatible (iPhone 6, iPhone 6 Plus, iPhone SE et Apple Watch), les clients n’ont plus qu’à se laisser guider. Quelques clics suffisent pour créer son compte Orange Cash et activer, directement depuis l’application, le paiement mobile avec Apple Pay et ce, quelle que soit la banque du client".
Selon le communiqué d’Orange : "Orange Cash compte 200 000 utilisateurs et est disponible dans 400 000 points de vente en France".

Orange et Skyrock
Orange et Skyrock, c’est terminé. Orange aura investi 22,5 millions d'euros dans la radio. Fin 2014, Orange a déprécié à zéro l'intégralité de cet investissement. Pour rappel, à la demande du gouvernement, Orange était rentré au capital de la radio en 2011 pour 22,5 millions d’euros, alors qu’il souhaitait se désengager des contenus. Depuis Orange n’avait strictement rien fait de ce rachat.

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Message le Lun 27 Juin 2016 - 8:27 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°178

Stéphane Richard a donné une interview à La tribune ou il est revenu sur le déploiement de la Fibre Optique et des relations d’Orange avec Vivendi.

Fibre Optique
Il rappelle qu’Orange a investi 500 millions en 2015 et que ce sera entre 550 et 600 millions en 2016 et que le niveau d’investissements sera le même jusqu’en 2020 afin d’atteindre 20 millions de logements raccordables.
Ces investissements devant lui permettre de regagner des parts de marché et de faire augmenter l’ARPU de ses clients : "Nous estimons que la différence de revenus moyenne par abonné entre l'ADSL et la fibre est aujourd'hui d'environ 5 euros par mois. L'objectif de notre plan, c'est de monter ce différentiel à 7 euros par mois, mais pour plus de services.".
Mais pour tenir la distance, Orange demande : "une stabilité du cadre de régulation et du cadre fiscal. On ne peut pas demander à une entreprise de s'engager sur une période aussi longue et avec des moyens pareils si elle est à la merci d'un changement de régulation qui viendrait modifier son modèle économique.".

Pour lui : "Sur la zone très dense, c'est le jeu de la concurrence par les infrastructures. On n'est plus dans la situation où l'opérateur historique construit un réseau sur lequel tous les autres se greffent après-coup, moyennant un prix d'accès fixé par le régulateur. Ce temps-là est terminé. Nous sommes tous partis sur la même ligne de départ. Du coup, l'incitation à investir est plus forte, et c'est valable pour tous les opérateurs. Ce cadre concurrentiel nouveau a été décidé après des mois de débats avec tous les acteurs. Tout le monde le connaît. Et chaque opérateur a fait ses propres choix. Rien n'empêchait Bouygues Telecom de consacrer beaucoup d'argent au FTTH s'il le voulait. Rien n'empêchait Free ou SFR d'en faire plus.".

Pour Stéphane Richard, pas de problèmes d’unOrange trop puissant qui écrase la concurrence et il lance une pique à la concurrence : "ces opérateurs ne sont ni petits, ni pauvres. Messieurs Niel [propriétaire de Free], Bouygues et Drahi font partie des grandes fortunes mondiales. Ils ont régulièrement de grands projets d'acquisitions partout dans le monde. Qu'est-ce qui les empêche d'investir un ou deux milliards de dollars en France pour faire de la fibre ? Ils ont parfaitement les moyens de rivaliser avec Orange. Cela dit, on sait bien que le déploiement de la fibre va être une bagarre. Dès qu'on prendra un peu d'avance, ça va couiner. D'ailleurs, ça couine déjà !".

Sa crainte est de voir l’ARCEP imposer de nouvelles règles afin qu’Orange ne domine pas le marché du Ftth, alors que la concurrence ne joue pas le jeu en investissant. Ou plus simplement de faire monter les contreparties ?

Vivendi
Stéphane Richard a fait preuve d’amabilité envers Vivendi, en rappelant que Orange : "a plein de choses à échanger avec Vivendi parce qu'ils sont dans les contenus, et que nous, nous sommes des distributeurs". Et que : "Ceci dit, nos relations avec Vivendi peuvent-elles déboucher sur quelque chose de plus ambitieux? Il n'en est pas question pour l'instant. Mais il y a une forme d'intérêt réciproque à plutôt intensifier nos relations".
Preuve de sa bonne volonté : "Je mets totalement de côté le dossier Telecom Italia: c'est un projet de Vivendi dans lequel nous n'avons pas notre place. Nous n'avons aucune discussion à ce sujet".
Il y a quelques jours, lors d’une audition ay Sénat V .Bolloré avait déclaré : "En tant qu'actionnaire de référence, je pense qu'il n'est pas souhaitable de faire le téléphone et les contenus. Je pense que c'est très difficile et très coûteux et que c'est plus simple de faire ce qu'on fait nous".
Bref chacun chez soi et pas de guerre ouverte entre les deux groupes. Pour Orange : les tuyaux, pour Vivendi : les contenus.

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Message le Mar 28 Juin 2016 - 8:28 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 153

Droits des Bleus
L’UEFA a mis sur le marché les droits tv de l’Equipe de France de foot pour la période 2018-2022. A ce jour, TF1 et M6 ont candidaté (L’Equipe 11/06, édition papier) mais pour 3 millions par match. Un deuxième tour va être engagé qui devrait permettre de faire monter les enchères ! L’objectif de l’UEFA est d’obtenir 4 millions d’euros par match. Actuellement, TF1 est le diffuseur des rencontres de l’équipe de France jusqu’en 2018 (hors phases finales) et paye 3,5 millions d’euros par match.
Les autres matchs des équipes nationales européennes sont également sur le marché. Actuellement c’est Canal+ qui diffuse jusqu’à la fin des qualifications pour la Coupe du Monde 2018. Le prix est de 30 millions par an.
Les droits de la Ligue des Nations - qui est une nouvelle compétition - sont également sur le marché.

Canal+
La Commission de la Culture, de l'éducation et de la communication du Sénat a auditionne Vincent Bolloré. Quelques petites phrases à retenir.

A propos du deal avorté avec beIN : "Je ne suis pas responsable des injonctions décidées avant mon arrivée (…) Avec la volatilité des droits, on ne sait pas à quoi on doit d'abonner. L'idée, c'était d'avoir une vitrine. On devra faire plus de diète que prévu, on n'avait pas de plan B (…) sur les 8.000 personnes, il y en a peut-être 200 qui ne sont pas contentes chez Canal".

Vincent Bolloré ne semble pas convaincu par la stratégie de convergence entre "les tuyaux" et les contenus mis en œuvre par Patrick Drahi à SFR. "En tant qu'actionnaire de référence, je pense qu'il n'est pas souhaitable de faire le téléphone et les contenus. Je pense que c'est très difficile et très coûteux et que c'est plus simple de faire ce qu'on fait nous".

SFR Sport
Coup dur pour SFR. Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu un jugement en référé interdisant (sous peine d’amendes) à la société MCS de distribuer auprès des abonnés SFR les nouvelles chaines SFR Sport 2 et SFR Sport 3 qui ont remplacés début juin Ma Chaîne Sport et MCS Extrême.
Cette décision fait suite à une réclamation de Canal+ qui dispose d’un contrat d’exclusivité pour la distribution de ces chaines hors réseaux câblés jusqu’au 3 novembre 2016, conformément au contrat de commercialisation conclu entre les deux parties le 7 décembre 2011.
Cela va rendre plus difficile la commercialisation du bouquet SFR Sport hors réseaux cablés. Même si à ce jour, les concurrents de SFR n’ont pas annoncé de reprise du bouquet (Mediasportif, 22/06).

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Message le Mer 29 Juin 2016 - 9:08 par Hammett

Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°179

SFR
P.Drahi commence à parler de sureffectif chez SFR : "On a donné une garantie sur l'emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd'hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s'arrête dans un an. C'est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu'on est en sureffectifs" (Les Echos, 22/06).
SFR a perdu 500 personnes en quinze mois. Il est passé de 9 400 à 8 900 salariés. Sur l’ensemble du groupe, qui comprend aussi l’ex-Numericable et l’intégrateur de réseau Telindus, les effectifs ont maigri de 1 200 personnes, et sont tombés à 15 800 salariés.
Vu la taille de la dette de SFR, la diminution de la masse salariale ne sera qu’une goutte d’eau. SFR a d’abord perdu beaucoup de clients, pas sur que comparer les salariés de SFR à une garantie Darty soit une très bonne chose. Le coté Nanard des Guignols ne durera qu’un temps.

Fin du RTC chez Orange
Pour préparer l'arrêt du RTC en France à partir de 2018, Orange va tester la transition de la téléphonie fixe traditionnelle (RTC/RNIS) vers la téléphonie fixe IP (VoIP) dans 14 communes du Finistère.
La téléphonie passera donc par une box ou un boîtier DSL pour le service universel de téléphonie. Orange va donc tester ce changement sur 14 communese : Bénodet, Clohars-Fouesnant, Concarneau, Elliant, Ergué-Gabéric, Fouesnant, Gouesnach, La Forêt-Fouesnant, Melgven, Pleuven, Rosporden, Saint-Evarzec, Saint-Yvi et Tourch (Communiqué).

Brexit dans les Télécoms
La sortie de la Grande-Bretagne de l’UE va avoir des conséquences sur le roaming. Se dirige-t-on vers la signature d’un accord spécifique comme pour d’'autres pays, qui ne sont pas membres de l'UE, comme pour la Norvège, de l'Islande et du Liechtenstein, qui font partie de l'Espace Economique Européen. Il va donc falloir attendre avant que cela soit fixé.

De son coté, Orange qui a encore de l’activité en Grande-Bretagne et entend y garder ses bureaux, pour Orange : " Orange croit fermement aux bénéfices de l'Union européenne et à la possibilité de créer un véritable marché digital unique (…) Depuis la vente de EE - notre joint-venture avec DT (Deutsche Telekom - à BT, nous n'opérons plus sur le marché britannique en tant qu'opérateur B2C ("business to consumer"). Mais nous y avons plusieurs bureaux qui y emploient environ 900 personnes (innovation, technologie, communication ou B2B ("business to business") et nous prévoyons de les conserver" (Reuter, 24/06).

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Message le Jeu 30 Juin 2016 - 8:33 par Hammett

Brèves du sport business et des médias – n° 154

Rugby : Champion Cup
L’appel d’offre pour les droits tv des Coupes d’Europe de Rugby pour la période 2018-222 sera prêt fin 2016 pour une attribution prévue pour l’été 2017. A ce jour France TV et BeIn Sports payent 20 millions d’euros par saison. Les organisateurs pourraient vouloir un peu plus de diffusion en clair que pour le présent contrat.

Droits tv de La liga espagnole
Le lot pour la diffusion de certains matchs vers les chaines gratuites viennent d’être vendus pour 18,6 M€ par an pour la période 2016-2019. Jusqu’à présent ce lot était vendu 13,6 M€. Ces nouveaux droits s’ajoutent aux droits tv nationaux de 633 M€, les droits tv internationaux de 636 M€ et les droits collectifs dans les lieux publics comme les bars pour 100 M€, soit un total de près de 1,4 milliard (Ecofoot).

Ligue1 & Ligue2
Pour un montant de 10 millions d’euros, Canal+ et BeIN Sports vont pouvoir diffuser les matches de L1 et L2 dans des lieux collectifs, tels que bars, hôtels, cinémas, hôpitaux et établissements publics, pour la période 2016-2020 a annoncé la LFP. Cela complète le montant de 748,5 millions pour l’ensemble des droits tv pour la période 2016-2020.

BeIN Sports
BeIN Sports vient d’annoncer (L’Express, 24/06) qu’il avait atteint 3 millions d’abonnés. C’est un gain de 500 000 abonnés par rapport à septembre 2015 et de 200 000 par rapport à fin mai. Cette dernière augmentation étant lié à l’Euro 2016 que la chaine retransmet en intégralité et au lancement d’offres promotionnelles via CanalSat. Le Mondial 2014 avait rapporté 850 000 nouveaux clients dont beaucoup s’étaient désengagés ensuite.
Canal+ annonce un gain de 100 000 nouveaux clients (en brut, c’est à dire sans tenir compte des résiliations) pour le moi de juin (Bfm, 27/06), là aussi il doit y avoir un rapport avec les gains de BeIN Sports…

Reste à BeIN Sports à rebondir après le refus par l’Autorité De La Concurrence d’un accord avec Canal+. Canal+ aurait pu verser entre 300 et 400 millions par an, ce qui aurait permis à la chaine d’éponger ses pertes. Son déficit annuel est estimé entre 200 et 250 millions d’euros. De fait, les distributeurs actuels vont pouvoir continuer à distribuer BeIN Sports, mais les contrats arrivent à échéance et les tarifs reversés ne seront plus forcément les mêmes.

Que va faire BeIn Sports ? Attendre les nouvelles injonctions de l’ADLC envers Canal+ et retourner voir ce dernier ? Ou se tourner vers un opérateur pour une diffusion exclusive ou un partenariat fort ? Les Echos du 10/06 (édition papier) évoque la possibilité pour BeIN Sports d’aller frapper à la porte d’Altice/SFR, mais il faudrait que ce dernier fasse un gros chèque…

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Message le Ven 1 Juil 2016 - 8:41 par Hammett

L’ARCEP vient de mettre un terme aux longues discussions sur la fin de l’itinérance mobile : Partage de réseaux mobiles : l'Arcep salue les modifications des contrats qui confortent le modèle de déploiement de l'industrie mobile (…) L'Arcep a reçu des avenants relatifs à deux contrats de partage de réseaux mobiles :
- le contrat d'itinérance 2G/3G conclu entre Free Mobile et Orange ;
- le contrat de mutualisation 2G/3G/4G et d'itinérance 4G conclu entre Bouygues Telecom et SFR.
L'Arcep en a conclu qu'il n'apparaissait pas nécessaire de demander aux opérateurs de modifier à nouveau leurs contrats (…) L'Arcep souligne qu'elle sera très attentive à ce que les opérateurs informent clairement leurs clients quant à l'incidence de ces contrats sur la qualité du service qui leur est fourni.
"

Mi-juin, Orange et Free avait annoncé la signature d’un accord en vue d’une fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer initialement en décembre 2017.

Fin mai, Sébastien Soriano le président de l’ARCEP avait taper le poing sur la table et avait donné jusqu’au 15 juin aux opérateurs télécoms pour que des modifications soient apportées aux différents contrats de partage de réseaux existants afin de respecter les Lignes directrices émises en début d’année. L'ARCEP souhaitait que l'itinérance 3G de Free soit complètement éteinte entre fin 2018 et fin 2020, et entre 2020 et 2022 pour la 2G.
Parallèlement, L’ARCEP souhaitait également une sortie du contrat entre 2016 et 2018 sur d'itinérance 4G de SFR chez Bouygues Telecom entre 2016 et 2018.

Cette feuille de route de l’ARCEP fait suite à l’avis de l’Autorité de la Concurrence rendu en mars 2013 qui jetait les fondements (Communiqué de presse, l’avis) sur l'itinérance et la mutualisation en général et sur l’accord d’itinérance entre Free et Orange. L’ADLC avait donné quelques pistes, mais pas de méthode tout en poussant Free à déployer un réseau 3G et 4G, car en mars 2013, il y avait des craintes pour l’ADLC que Free joue la montre dans ses investissements. Depuis, Free est rentré dans les clous.

Voilà qui trace la feuille de route pour les opérateurs pour quelques années, qui va permettre à Free de poursuivre le déploiement de son réseau à un rythme soutenu mais réaliste et à Orange de continuer à toucher des revenus de location. De son coté, SFR va mettre en pratique ses nombreuses déclarations sur le fait de développer son réseau afin de devenir le numéro 1.
Il reste un recours de Bouygues Telecom devant le Conseil d’Etat. Bouygues juge que l’accord d’itinérance favorise Free et fausse la concurrence et qu’à partir de là, l’ARCEP aurait dû être plus contraignant pour modifier les contrats existants. L’ARCEP a préféré la méthode soft…

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